Tout commence par une vérification de la météo
Pour l’instant ça se maintient, gris mais pas pluvieux. L’Homme a quand même pris les parapluies car comme disait le taulier : Ça ne change pas un homme, un homme ça vieillit.
Les valises sont prêtes, les papiers aussi. J’ai un classeur sur moi, vive la démat !!
On a briefé l’ado : C’est toi qui va conduire pour l’aéroport
Moi : Punaise on prend 4H de marge alors ?
L’Homme : Non 3 ça ira.
Bref t’as un vol à 18H mais tu pars à 14H (mais moi contrairement à Laetitia, j’ai un mari bien plus anxieux que moi …).
Nous voilà donc tous les 4 à nous installer dans la magnifique Saxo Bic bordeaux (oui oui Bic, elle a les ceintures de sécurité de la couleur des 4 couleurs de bic, et il y a le piti bonhomme partout partout
PNC aux portes, armement des toboggans. Un tour de clé et…eh bien rien ma brave dame, un pout pout pout mais pas de vroum vroum. Essai numéro 2 même constat.
Me voilà donc transformée en Usain
Transfert des bagages (et on en a pas perdu nous, c’est pas comme les avions) et démarrage, l’ado est relégué à l’arrière, l’Homme est aux commandes (je crois que gérer la conduite accompagnée après ce bordel c’était au-dessus de nos forces
Evidemment, comme d’habitude, quand t’es super en avance, tu roules bien et donc on arrive 3 heures avant l’embarquement.
On entre histoire de prendre la température…et là WTF
Oui parce que maintenant, tu paies pour tes bagages en cabines sinon tu mets en soute (oui oui tout l’inverse d’avant) donc il faut enregistrer le bagage (1 seul guichet évidemment pour toutes les compagnies
Bref joyeux bordel. Pendant que la troupe fait la queue, je m’esbigne fumer ma dernière cigarette sur le sol marseillais.
Enfin au bout d’1H30, nous sommes dans la partie embarquement. J’achète mes lectures intellectuelles pour le trajet.
On s’approche de la porte d’embarquement, il est noté : Marrakech
Je finis par demander à la voisine de queue où qu’elle va parce que bon moi Marrakech, pas de soucis mais par contre niveau valise j’ai un petit souci de vêtements
Bon, il s’avère que l’hôtesse n’arrive pas à changer la destination donc un coup on voit des gens en jean et doudoune s’interroger, un autre des jeunes en shorts et tongs s’insérer dans la queue (non mais on est sympa on leur a dit qu’ils n’étaient pas au bon endroit
Enfin on embarque. Deux ans et demi qu’on n’avait plus foulé le tarmac
Installation à bord, on reprend nos habitudes, les 3 ensembles et moi seule (parait que je suis pénible
Mais j’ai ma lecture
Yes, Ireland, here we come.
L’Homme (pour qui le plus important, au cas où vous n’auriez pas suivi c’est le parapluie et le transport
Nous voici donc devant l’arrêt pas de Montcuq mais du bus destination
Bon pour les billets, on avait pas pris onelaïne parce que c’était pas clair pour les horaires.
Le bus arrive, pas de masque dans les transports, on prend les tchiquets (un peu d’accent pour vous rappeler qui nous sommes). Il nous dépose à 10 minutes à pied de l’hôtel, et nous voilà partis en courses de valises (moi j’adore le bruit des roulettes sur le bitume
Bref, l’hôtel est super bien situé en bordure du centre touristique (5 minutes à pied) mais suffisamment loin pour être au calme, il est tout neuf (je crois qu’il date de 2019). Check in et tutti quanti et nous voilà dans notre suite 2 pièces.
Je fais une vidéo pour montrer aux 2 gourdasses restées en France la suite (bon j’ai failli être dénoncée aux services sociaux à cause de Miss Monde qui hurlait « Je vais mourir j’ai mal » (tout dans la nuance cet enfant) et moi qui lui réponds : « oui d’accord » (réponse classique d’un parent quoi))
Alors je sais pas si c’est l’excitation du voyage, la fatigue du boulot ou autre chose mais on est tous crevé.
Comme je suis une organisatrice hors pair, j’avais noté tous les lieux de vente à emporter autour de l’hôtel.
Réunion du concile : verdict ce sera Mexicain chez Pablo Picante. On décide d’y rester manger et dehors. Oui madame, en plein mois d’avril à Dublin nous avons mangé dehors le soir. Amazing !
Et on a même pas mis les doudounes.
Retour au bercail en passant par des petites rues, c’est animé, on est un samedi soir sur la Terre et au dodo.



