Cape Hatteras Light Station
Symbole incontesté des Outer Banks, le phare de Cape Hatteras est bien plus qu'une simple tour de briques : c'est une véritable icône de la côte de Caroline du Nord. Reconnaissable au premier coup d'œil grâce à ses célèbres spirales noires et blanches, il domine Hatteras Island du haut de ses 60 mètres, ce qui en fait le plus haut phare d'Amérique du Nord. Cette silhouette photogénique qui se détache entre les dunes et l'océan Atlantique est une étape incontournable de tout road trip dans la région.
Sa présence ici n'est pas un hasard, car il veille sur l'une des zones maritimes les plus dangereuses au monde, surnommée le "Cimetière de l'Atlantique". Au large, les bancs de sable des Diamond Shoals s'étirent sur près de 20 kilomètres, créant des conditions de navigation redoutables là où le Gulf Stream rencontre les courants froids. Depuis 1871, ce géant de lumière guide les marins pour leur éviter de s'échouer sur ces hauts-fonds invisibles qui ont causé la perte de nombreux navires au fil des siècles.
En visitant Cape Hatteras Light Station, vous découvrirez non seulement l'histoire fascinante de la construction du phare et de la vie de ses gardiens, mais aussi l'incroyable prouesse technique qui a permis de sauver l'édifice de l'érosion marine. Le site comprend, outre le phare lui-même, les anciens bâtiments des gardiens et un musée qui vous plongeront dans l'histoire maritime de la fin du 19ème siècle. Préparez-vous à découvrir un monument historique qui a su littéralement bouger pour survivre.

Situation
Cape Hatteras Light Station se trouve sur Hatteras Island, dans les Outer Banks, à proximité de la petite ville de Buxton, au sein de Cape Hatteras National Seashore. Voir le plan de situation de Cape Hatteras Light Station.
Le phare a été installé ici, à Cape Point, à la pointe Sud de Hatteras Island, afin de signaler des hauts-fonds particulièrement dangereux au large du cap, avec des bancs de sable qui s'étirent sur environ 20 kilomètres.
Pour rejoindre Cape Hatteras Light Station, empruntez la route NC12, l'axe principal qui traverse les Outer Banks du Nord au Sud, jusqu'à Buxton, sur Hatteras Island. Il faut ensuite prendre une petite route (35.265037,-75.525095) qui part en direction du Sud et qui mène à la pointe Sud-Est de l'île. Après un mile, on atteint Cape Hatteras Light Station (35.251658,-75.527876) et un grand parking situé au pied du phare.
Le site est géré par le National Park Service et dispose d'un grand Visitor Center, Hatteras Island Visitor Center, qui constitue le principal point d'information du site et de l'île. Ouvert tous les jours de 9h à 17h30 de mi-avril à fin septembre, ses horaires deviennent plus irréguliers d'octobre à mi-avril. Vous y trouverez des rangers prêts à répondre à vos questions, des cartes et brochures sur Cape Hatteras National Seashore et les Outer Banks, ainsi que des toilettes.

L'attraction principale de Cape Hatteras Light Station est bien évidemment son phare emblématique, Cape Hatteras Lighthouse, mais le site comprend deux bâtiments résidentiels autrefois dévolus au logement du personnel : Principal Keeper's Quarters et Double Keepers' Quarters.
Principal Keeper's Quarters, une maison construite en 1871 pour loger le gardien-chef et sa famille, est aujourd'hui une résidence privée réservée au personnel du National Park Service et ne se visite pas. En revanche, Double Keepers' Quarters, érigé la même année pour accueillir les deux gardiens assistants et leurs familles, est ouvert au public. Ce bâtiment à deux étages abrite désormais Museum of the Sea, qui propose des expositions retraçant l'histoire maritime des Outer Banks et du phare lui-même.
Cape Hatteras Light Station est accessible tous les jours de l'année et l'extérieur peut se visiter à toute heure, de jour comme de nuit. L'ascension du phare n'est possible que de fin avril à mi-octobre.
Il n'y a pas de droit d'entrée à payer pour visiter Cape Hatteras National Seashore, ni pour accéder à Cape Hatteras Light Station. En revanche, la montée au sommet du phare est payante (voir plus bas).
Temps de visite
Comptez une heure pour faire le tour de Cape Hatteras Light Station : cela laisse le temps de contempler la magnifique silhouette du phare et de visiter Museum of the Sea. Prévoyez plus de temps si vous envisagez l'ascension des 257 marches jusqu'au sommet du phare ou si vous voulez explorer un peu plus le secteur, et notamment vous rendre à Old Lighthouse Beach pour voir l'ancienne localisation du phare.
À voir, à faire
Visualisez l'ensemble des points d'intérêt présentés ci-dessous sur cette carte.
Cape Hatteras Light Station

Cape Hatteras Light Station est un site historique complet composé de plusieurs structures majeures : le célèbre phare, Cape Hatteras Lighthouse, l'ancienne maison du gardien-chef, Principal Keeper's Quarters, la maison des gardiens assistants, Double Keepers' Quarters qui abrite aujourd'hui un musée. Géré par le National Park Service, cet ensemble architectural cohérent permet aujourd'hui de découvrir le quotidien de ceux qui assuraient la sécurité maritime sur cette côte dangereuse.

L'attraction principale du site reste bien évidemment le phare, Cape Hatteras Lighthouse, qui s'élance vers le ciel du haut de ses 60 mètres. C'est le plus grand phare des États-Unis et l'un des plus hauts au monde. Il est immédiatement reconnaissable grâce à son motif unique : une spirale noire et blanche qui s'enroule autour de la tour, lui donnant des airs de sucre d'orge géant planté dans le sable. Sa silhouette emblématique en fait l'un des monuments les plus photographiés de la côte Est américaine.

Ce motif en spirale n'a pas été choisi pour l'esthétique, mais pour une raison très pratique appelée "daymark" (amer de jour). En 1873, le Lighthouse Board a attribué à chaque phare un motif de peinture distinctif afin de permettre aux marins de les identifier sans erreur possible durant la journée. Tandis que le phare de Bodie Island arbore des bandes horizontales et celui de Currituck reste en briques rouges brutes, le phare de Cape Hatteras a reçu cette spirale caractéristique pour se distinguer clairement sur l'horizon plat des Outer Banks.

D'un point de vue architectural, Cape Hatteras Lighthouse impressionne par ses dimensions monumentales conçues pour résister aux éléments. La tour repose sur une base octogonale en brique rouge et granit, qui s'élève à environ 6 mètres au-dessus du sol. Sur ce socle massif, la tour conique prend son essor avec un diamètre imposant de 14 mètres à sa base. Elle s'affine ensuite avec élégance tout au long de son élévation pour atteindre un diamètre de 5 mètres environ au niveau de la lanterne, conférant à l'édifice cette silhouette élancée caractéristique visible à des kilomètres.

La construction d'un phare à cet endroit de la côte était une nécessité vitale en raison de la configuration redoutable des fonds marins au large du cap Hatteras. Connue sous le nom de "Diamond Shoals", cette zone de hauts-fonds s'étend sur près de 20 kilomètres dans l'océan, créant un piège invisible là où deux puissants courants marins, le Gulf Stream (chaud) et le courant du Labrador (froid), s'affrontent violemment. Ces conditions génèrent des tempêtes soudaines et des mers déchaînées qui ont provoqué des centaines de naufrages, valant à la région son sinistre surnom de "Cimetière de l'Atlantique". Dès 1794, le Congrès américain a donc jugé indispensable d'ériger une tour lumineuse pour signaler ce danger mortel et permettre aux navires de contourner ces bancs de sable traîtres en toute sécurité.

Le phare que vous admirez aujourd'hui n'est pas le premier à avoir veillé sur ce cap dangereux. Il s'agit en réalité de la troisième version majeure de la signalisation sur ce site. Son histoire est marquée par une lutte constante contre les éléments et une adaptation permanente aux besoins de la navigation, le rendant d'autant plus précieux aux yeux des historiens.

Le tout premier phare a été allumée en octobre 1803. Construite en grès et haute de 27 mètres, elle s'est vite révélée inefficace. Trop basse pour signaler correctement les dangereux Diamond Shoals, sa lumière alimentée à l'huile de baleine ne portait pas assez loin, et sa couleur pierre brute la rendait invisible de jour.
Face aux critiques, l'administration décide en 1853 de rehausser la tour existante de 18 mètres, portant sa hauteur totale à 45 mètres. Pour la rendre plus visible, la partie supérieure est peinte en rouge sur une base blanche. Surtout, elle est équipée d'une lentille de Fresnel de premier ordre, beaucoup plus puissante.
Ce second phare, version améliorée de la tour originale de 1803, ne connaît cependant qu'une courte existence. Durant la guerre de Sécession, il subit de lourds dommages infligés par les troupes confédérées qui cherchent à entraver la navigation de l'Union, privant la tour de sa précieuse lentille de Fresnel. De plus, l'édifice cumule ces dégâts de guerre avec des problèmes structurels persistants, le rendant instable et dangereux. Face à ce constat, le Congrès américain décide en 1868 de ne plus investir dans des réparations coûteuses et vote les fonds pour la construction d'un tout nouveau phare, plus moderne et plus robuste, que vous pouvez admirer aujourd'hui.
La construction du phare qui se dresse devant vous a débuté en octobre 1868. Le chantier a duré un peu plus de deux ans pour aboutir à la première mise en service de la lanterne le 16 décembre 1870. À l'époque, le projet fût une véritable prouesse architecturale : la tour conique en brique reposait sur une base octogonale et une fondation "flottante" ingénieuse. Face à une nappe phréatique très haute, le chef de chantier Dexter Stetson a utilisé un grillage de madriers en pin jaune immergés dans l'eau, surmontés de blocs de granit, pour stabiliser l'édifice sur le sable mouvant.

La lanterne du phare était équipé d'une puissante lentille de Fresnel de premier ordre, alimentée au kérosène. Ce bijou optique, qui nécessitait d'être remonté manuellement chaque jour comme une horloge, permettait au faisceau d'être vu à environ 30 kilomètres à la ronde. La hauteur vertigineuse du phare, 60 mètres de la base au sommet de la lanterne, était indispensable pour étendre la portée du faisceau lumineux au-delà des dangereux Diamond Shoals.

L'un des faits les plus surprenants concernant Cape Hatteras Lighthouse est qu'il ne se dresse pas là où ses bâtisseurs l'avaient érigé en 1868. À l'origine, le phare se situait à près d'un kilomètre au Nord-Est de son emplacement actuel ! Cette révélation étonne souvent les visiteurs : comment imaginer qu'un colosse de brique de près de 5000 tonnes ait pu ainsi "voyager" à travers les dunes ? La réponse réside dans une opération de sauvetage spectaculaire, rendue nécessaire par l'avancée inexorable de l'océan qui menaçait d'engloutir l'édifice.
En effet, l'érosion continue de la côte au niveau de Cape Hatteras a commencé à menacer l'existence du phare. Jugé trop proche de l'eau à cause de l'érosion galopante de la plage, le phare a dû être désactivé en 1935. Pendant 15 ans, jusqu'en 1950, sa précieuse lanterne a cessé de briller au sommet de la tour de brique, transférée temporairement sur une structure métallique située plus en retrait dans les dunes, le temps que la plage se reforme naturellement.
Si le phare a pu être remis en service en 1950, ce répit fut de courte durée. Dans les années qui suivirent, l'océan Atlantique reprit son inexorable avancée, grignotant peu à peu la plage protectrice. Malgré diverses tentatives pour stabiliser le trait de côte, la mer se rapprochait dangereusement année après année. La situation devint critique en 1980 lorsqu'une violente tempête d'hiver emporta les vestiges de l'ancien phare de 1803 et entama sérieusement la dune qui servait de dernier rempart à la tour actuelle, ne laissant plus aucun doute sur l'urgence d'une solution radicale.
Pour sauver définitivement le phare qui risquait de tomber à l'eau, une opération spectaculaire a été menée en 1999. Après des années de débats et face à l'imminence du désastre, il a été décidé de déplacer le monument entier vers un lieu plus sûr, plus à l'intérieur des terres. Un nouvel emplacement a été choisi à environ 880 mètres au Sud-Ouest, permettant de replacer le phare à sa distance de sécurité originale de 450 mètres par rapport à l'océan.
Le défi technique était colossal. Après des années d'études et de débats passionnés, l'opération a débuté à l'été 1999. Le phare, pesant la bagatelle de 4830 tonnes, a été soulevé de sa fondation et posé sur un système de rails en acier. Poussé par des vérins hydrauliques millimètre par millimètre, le géant de brique a "voyagé" pendant 23 jours à travers la lande, sous les yeux du monde entier. Il n'était pas seul dans son périple : les deux maisons des gardiens et les autres dépendances historiques ont également été déplacées pour recréer la station telle qu'elle existait à l'origine, désormais à l'abri des vagues pour, espère-t-on, un autre siècle.

Aujourd'hui, bien que le phare soit un monument historique géré par le National Park Service, sa fonction de signalisation reste active et indispensable. La lentille de Fresnel de premier ordre installée en 1870, un bijou technologique composé de plus de 1000 prismes de verre, n'est malheureusement plus en place : elle a été endommagée par des vandales durant la période de fermeture du phare. Elle a dû être remplacée en 1950 par une aérobalise moderne, plus robuste. La lentille historique est désormais exposée au Graveyard of the Atlantic Museum à Hatteras Village, où l'on peut admirer la complexité de son assemblage.

Le système actuel est entièrement automatisé : deux projecteurs rotatifs montés dos à dos, équipés d'ampoules halogènes de 1000 watts et qui s'allument grâce à une cellule photoélectrique dès le coucher du Soleil. Ce dispositif moderne produit un flash blanc caractéristique toutes les 7.5 secondes. Sa portée officielle est désormais d'environ 44 kilomètres, perpétuant ainsi la mission de veille initiée il y a plus de deux siècles.
L'accès au site n'étant pas fermé par des barrières, il est possible de s'approcher du phare de jour comme de nuit. En fin de journée, le spectacle du faisceau qui commence à balayer le ciel est magique. Les amateurs de photographie nocturne apprécieront particulièrement ce spot : capturer la voie lactée ou le ciel étoilé avec la silhouette du phare illuminé au premier plan est une expérience inoubliable.

Le phare est entouré d'une élégante barrière blanche qui délimite la zone de sécurité tout en ajoutant une touche esthétique très "carte postale". Il est possible de faire le tour complet de l'édifice en longeant cette clôture. Cela permet d'admirer la structure sous tous les angles, d'apprécier la base massive en granit et brique, et de réaliser de superbes photos sans être gêné par la foule qui attend parfois pour monter.

À proximité du phare se trouve Principal Keeper's Quarters, une maison construite en 1871 pour loger le gardien-chef et sa famille. Cette bâtisse à l'architecture traditionnelle des Outer Banks est aujourd'hui utilisée comme résidence par le personnel du parc. Elle est fermée au public, mais son extérieur, parfaitement entretenu, participe au charme historique du site.

Juste à côté se dresse Double Keepers' Quarters, une maison plus vaste également bâtie en 1871 pour accueillir les familles des deux gardiens assistants. C'est elle qui abrite de nos jours Museum of the Sea. Vous pouvez y entrer pour découvrir des expositions sur l'histoire du phare, la guerre de Sécession dans la région et la vie quotidienne isolée des gardiens d'autrefois. L'architecture en bois sur pilotis est typique des constructions adaptées aux tempêtes locales.

Visite de Cape Hatteras Lighthouse

Monter au sommet de Cape Hatteras Lighthouse est l'expérience phare (excellent jeu de mots...) de toute visite dans les Outer Banks. C'est une opportunité unique de gravir l'intérieur de la plus haute tour en brique d'Amérique du Nord pour atteindre une plateforme d'observation offrant un panorama exceptionnel entre terre et mer.
Notez qu'à l'heure actuelle, l'accès au sommet du phare est fermé au public pour cause de grands travaux de restauration. Le chantier vise à réparer la maçonnerie, les fenêtres, la lanterne et à redonner son lustre d'antan à l'édifice. Aucune date officielle de réouverture n'est pour l'instant communiquée par le National Park Service.
La possibilité de grimper au sommet de Cape Hatteras Lighthouse existe depuis que le National Park Service a pris possession des lieux et créé Cape Hatteras National Seashore. Dès 1953, le public a ainsi pu commencer à gravir les marches de ce géant, même si l'histoire de la visite a été ponctuée de plusieurs fermetures, notamment lors du grand déménagement de 1999 ou pour des campagnes d'entretien.

L'ascension n'est possible qu'en saison, généralement de mi-avril à mi-octobre. Les visites se déroulent quotidiennement de 9h à 17h, offrant de nombreux créneaux tout au long de la journée pour tenter l'aventure.
L'accès au sommet est payant et nécessite une organisation rigoureuse. Il est impératif d'acheter vos billets en ligne sur le site recreation.gov. Attention à la règle du jeu : les billets sont mis en vente à partir de 7h le matin même de votre visite. Vous ne pouvez donc pas réserver plusieurs jours ou semaines à l'avance. Vous devez choisir un créneau horaire précis pour votre montée. Il est absolument inutile de vous présenter au pied du phare sans avoir votre précieux sésame numérique en poche, car aucun ticket n'est vendu sur place.
La demande est extrêmement forte et le nombre de places est limité. En haute saison, les billets s'arrachent littéralement en quelques minutes. Il est donc conseillé de créer votre compte sur recreation.gov à l'avance et d'être connecté et prêt à réserver dès 7h pile le jour J pour espérer décrocher une place.
Le coût de l'ascension est fixé à 10$ par adulte et 5$ pour les enfants de moins de 12 ans. Les départs sont organisés toutes les 10 minutes. Afin de garantir la sécurité et la fluidité dans l'escalier, chaque groupe est limité à 30 personnes maximum.
Sachez que la météo a le dernier mot : en cas d'orage, de vents violents ou de chaleur excessive, les ascensions peuvent être suspendues ou annulées par les rangers pour votre sécurité. Dans ce cas, les billets sont remboursés.

Le jour J, présentez-vous au pied du phare environ 5 minutes avant l'horaire indiqué sur votre billet. Un ranger vous accueillera pour vérifier votre réservation et vous donnera les consignes de sécurité essentielles avant de vous laisser entrer dans la tour. Voyagez léger : les sacs à dos volumineux, les trépieds photo et les glacières sont interdits à l'intérieur. Seuls les petits sacs ou les bouteilles d'eau sont tolérés.
L'ascension se fait via un escalier en fonte en forme de spirale comptant 257 marches, équivalent à la montée d'un immeuble de 12 étages. L'escalier est curieusement assez large pour se croiser, et heureusement, il existe des paliers de repos (anciennes zones de stockage) à chaque "étage", permettant de reprendre son souffle et de laisser passer ceux qui descendent.

La montée est relativement rapide pour une personne en bonne condition physique ; on peut atteindre le sommet en 5 minutes. Cependant, il n'y a pas d'air conditionné dans le phare : en été, la température peut grimper rapidement et l'atmosphère devenir étouffante. Pensez absolument à emporter une petite bouteille d'eau.
Ne vous pressez pas : si vous êtes essoufflé, prenez votre temps. Vous n'êtes pas limité par le temps pour réaliser la visite du phare. Vous pouvez gérer votre effort et votre temps de visite comme vous le souhaitez, que ce soit pour la montée, l'observation au sommet ou la descente.
Après l'effort, vous débouchez sur la plateforme extérieure, à environ 50 mètres au-dessus du sol. Une galerie circulaire fait le tour de la lanterne, protégée par une balustrade métallique. Si la vue est époustouflante, l'expérience peut être impressionnante pour les personnes sujettes au vertige, d'autant que le vent souffle souvent fort à cette hauteur.

Le panorama à 360° est tout simplement grandiose. Vers l'Est, l'immensité de l'océan Atlantique s'étend à perte de vue, permettant parfois d'apercevoir des bancs de poissons ou des dauphins. Au Sud, le regard porte vers la pointe de Cape Hatteras elle-même, là où les vagues s'affrontent sur les Diamond Shoals.

Vers l'Ouest, vous embrassez toute la largeur de Hatteras Island, avec ses forêts maritimes, ses marais et Pamlico Sound scintillant au loin. C'est le meilleur point de vue pour comprendre la géographie si particulière de ces îles-barrières, simples rubans de sable posés sur l'eau.

Enfin, vers le Nord, la vue sur Buxton est saisissante. En observant attentivement le paysage, vous pourrez distinguer l'ancien emplacement du phare, plus proche de la mer, et surtout la fameuse "cicatrice" dans la végétation : le chemin défriché à travers la forêt qui a servi au déplacement spectaculaire du phare en 1999, encore visible comme une trace historique indélébile.

Contrairement à d'autres phares comme celui de Bodie Island, vous ne pourrez pas voir de près le mécanisme de la lanterne, l'accès à celle-ci étant restreint.
Une fois au sommet du phare, profitez-en ! Vous pouvez rester autant de temps que vous le voulez pour admirer le paysage, prendre des photos et profiter de cet observatoire unique. Quand vous serez rassasié de vues imprenables, il vous suffira de redescendre par le même escalier, en faisant attention à ceux qui montent.
Museum of the Sea

Museum of the Sea est installé dans l'historique Double Keepers' Quarters, une vaste bâtisse en bois construite en 1871 pour loger les familles des deux gardiens assistants. Situé à une cetaine de mètres au Nord-Ouest du phare, ce bâtiment a été déplacé en même temps que la tour en 1999, conservant ainsi sa place au cœur de la station. L'architecture intérieure et extérieure a été préservée, offrant un cadre authentique pour plonger dans le passé maritime de la région.

À l'intérieur, les expositions retracent l'histoire fascinante de Cape Hatteras et des Outer Banks. Vous y découvrirez comment le phare a été construit, les défis techniques de son entretien et le récit épique de son déplacement à la fin du 20ème siècle pour le sauver des eaux. Une large place est également faite au mode de vie des gardiens et de leurs familles, isolés sur ce banc de sable, ainsi qu'à l'histoire de la Guerre de Sécession qui a marqué ces côtes.

Le musée abrite également une petite librairie gérée par l'association Eastern National, où vous trouverez des ouvrages spécialisés, des souvenirs et des cartes. C'est une étape incontournable et complémentaire à la visite du phare, permettant de comprendre, à travers des objets d'époque et des panneaux explicatifs, pourquoi cette "sentinelle de l'Atlantique" est devenue un symbole si important pour la Caroline du Nord.

Buxton Woods Nature Trail
(0.8 mile (1.3 km) (boucle) | 20 minutes | Facile)
Au Nord de Cape Hatteras Light Station, de l'autre côté de la route, Buxton Woods Nature Trail vous emmène dans un paysage étonnant pour une île-barrière : une véritable forêt maritime, juste derrière les dunes, où l'on passe rapidement des sables de l'Atlantique à une ambiance de sous-bois avec pins, chênes verts et zones humides. Le sentier est une courte boucle, globalement assez plate, qui démarre le long de la route, sillonne la forêt puis revient à son point de départ. En chemin, vous observerez de près les différents milieux qui cohabitent ici, entre crêtes sableuses, petits étangs d'eau douce et zones plus marécageuses.

C'est aussi une balade intéressante pour prendre le temps d'écouter et d'observer : le couvert forestier abrite une biodiversité peu courante dans les Outer Banks, grâce à la présence conjointe de zones d'eau salée et d'eau douce. Avec un peu de patience, il est possible d'apercevoir ou de repérer des traces de mammifères comme le renard, le raton laveur, la loutre de rivière, le vison, le cerf ou encore des écureuils. Le secteur attire également de nombreux oiseaux, y compris des espèces typiques des forêts ou des marais, ce qui en fait un bon endroit pour tendre l'oreille et s'exercer à reconnaître les chants.

Enfin, gardez en tête que la faune est bien présente au sol : plusieurs reptiles et amphibiens peuvent traverser le chemin rapidement, souvent juste devant vous, ce qui fait partie du charme du site. Pour profiter pleinement de la boucle, l'idéal est de marcher tranquillement, de faire des pauses près des zones humides, et de garder les yeux ouverts pour repérer les détails du paysage autant que les animaux.
Old Lighthouse Beach

Juste au Nord du site actuel du phare se trouve Old Lighthouse Beach, une magnifique étendue de sable qui correspond à l'emplacement historique où se dressait le phare avant son déménagement en 1999. Facilement accessible, cette plage dispose d'un grand parking à proximité immédiate, ce qui en fait l'un des spots de baignade et de surf les plus prisés de la région, réputé pour ses vagues régulières (et parfois puissantes) qui attirent les surfeurs du monde entier.

Le lieu est chargé d'histoire : en vous promenant sur le sable, vous marchez littéralement sur les traces du passé. C'est ici, face à l'océan, que la tour a bravé les éléments pendant plus d'un siècle. À marée basse ou lorsque le sable se déplace après une tempête, il est parfois possible d'apercevoir quelques vestiges des anciennes fondations du phare ou des blocs de pierre qui témoignent de la lutte acharnée menée autrefois pour protéger l'édifice contre l'érosion marine.

Au-delà de son intérêt historique, Old Lighthouse Beach offre un cadre naturel spectaculaire. C'est une plage sauvage typique des Outer Banks, large et bordée de dunes, idéale pour le farniente ou pour observer les rouleaux de l'Atlantique. En regardant vers l'intérieur des terres, vous profitez d'une vue imprenable sur le phare dans sa nouvelle position, une perspective qui permet de mesurer le chemin parcouru lors de son sauvetage.

Photos
Hébergements
Hôtels
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Campings
Sur les Outer Banks, vous trouverez une offre de campings variée, avec des terrains gérés par le National Park Service et d'autres exploités par des opérateurs privés. Pour loger au plus près de Cape Hatteras Lighthouse, le camping le plus pratique est Cape Point Campground, qui constitue l'option la plus proche du phare.
| Nom | Emplacements | Type | Branchements | Prix/nuit | Réservation |
|---|---|---|---|---|---|
| Cape Point Campground | 202 | camping-cars et tentes | non | 20$ | oui |
Consultez la base de données de RoadTrippin.fr pour trouver un camping près de Cape Hatteras Lighthouse.
Météo
Altitude moyenne : 2 mètres
| Donnée | Année | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température moyenne (°C) | 17 | 8 | 8 | 11 | 15 | 20 | 24 | 26 | 26 | 24 | 19 | 14 | 10 |
| Nombre de jours avec T° max > 32°C | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Nombre de jours avec T° min < 0°C | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Nombre de jours avec pluie | 121 | 11 | 10 | 11 | 9 | 10 | 9 | 12 | 11 | 10 | 9 | 9 | 11 |
Cartes
Carte interactive de Cape Hatteras Lighthouse
Liens
National Park Service - Cape Hatteras National Seashore
Aux alentours
L'archipel des Outer Banks offre bien plus qu'une simple escale balnéaire : c'est une véritable immersion dans un environnement naturel brut et préservé. Ce chapelet d'îles-barrières, sculpté par les vents et les marées, dévoile des paysages changeants où les dunes de sable doré côtoient des zones humides riches en biodiversité. C'est le lieu rêvé pour ceux qui cherchent à renouer avec la nature, que ce soit en arpentant des plages immenses sans fin, en s'essayant à la pêche dans les rouleaux ou simplement en profitant du spectacle quotidien du Soleil se levant sur l'Atlantique.
En remontant vers le Nord, à environ 40 miles de Cape Hatteras Light Station, vous pourrez découvrir Bodie Island Light Station. Souvent considéré comme le "petit frère" du phare d'Hatteras, il se distingue par ses rayures horizontales noires et blanches et son cadre naturel préservé au milieu des marais.
En continuant votre route vers le Nord, vous atteindrez Wright Brothers National Memorial à Kill Devil Hills. Ce site historique majeur commémore le lieu exact où les frères Orville et Wilbur Wright ont réussi le premier vol motorisé contrôlé de l'histoire en 1903, changeant le monde à jamais.
Sur l'île voisine de Roanoke, Fort Raleigh National Historic Site vous plonge dans les mystères des premiers colons anglais en Amérique. C'est ici que fut établie la célèbre "colonie perdue" (The Lost Colony) à la fin du 16ème siècle, dont la disparition soudaine reste l'une des plus grandes énigmes de l'histoire américaine.
Enfin, si vous poursuivez votre exploration vers le Sud en prenant le ferry gratuit pour Ocracoke Island, vous découvrirez un village au charme unique et le petit phare d'Ocracoke, le plus ancien phare en activité de Caroline du Nord, niché au cœur d'une communauté insulaire pittoresque.
Par dommm063
Mis à jour le 14 janvier 2026




