Jour 18
De Needles à Los Angeles
Un café mythique, mais pas très clean, un diner de légende, le roi de la bouteille, nos derniers kilomètres dans le désert et une arrivée sur LA
Départ de Needles
Contrairement à l’an dernier, le départ de
Needles est moins euphorique et moins émotionnel.
Car, ami lecteur, je te rappelle que je relate un road trip qui s’est déroulé en juillet 2019…
Et que c’est un matin de juillet 2018, qu’à
Needles que nous avons assisté au sacre de bleus lors du Mondial qui avait lieu en Russie.
Cette bourgade perdue au milieu de rien et écrasé par la chaleur restera à jamais dans ma mémoire et aura toujours une place particulière dans mon cœur de footballeur !
C'est assis à ce comptoir, que j'ai assisté au 2e sacre mondial des bleus en juillet 2018
Un petit-déjeuner gargantuesque !
Il fait toujours aussi chaud …
Il faut (encore) faire le plein, c’est que Glouton est gourmand, pas loin de 20 L/100…
La station en face de l’
hôtel affiche des tarifs astronomiques ! Et oui, nous sommes en
Californie et l’essence y est fortement taxée.
Nous traversons le Colorado, passons en
Arizona, on trouve une station et retrouvons des tarifs du galon divisé par deux !
Traversée du colorado
On prend l’I40 jusqu’à Ludlow ou l’on rejoint la
Route 66 qui longe sur de nombreux kilomètres cette Interstate que l’on vient de quitter, mais on préfère rouler sur cette route mythique.
Route 66
Arrêt obligatoire à Newberry Springs au Bagdad Café
Ici, pas d’américain, en effet, lieux sont fréquentés à 80% par des français et des allemands (ainsi que quelques japonais).
Mais c’est parce qu’avant d’être une attraction de la Mother Road, le Bagdad Cafe est surtout un site de pèlerinage cinématographique, le lieu de tournage d’un film devenu culte en France et en Allemagne mais totalement ignoré aux USA…
C’est ici dans le désert de Mojave, qu’entre mars et avril 1987, le cinéaste allemand Percy Adlon a tourné son film Bagdad Café (Out of Rosenheinm), contant l’amitié improbable entre deux femmes, une touriste allemande ayant tout perdu à l’exception de son âme généreuse et une propriétaire de café afro-américaine désabusée par les aspérités de la vie.
Le film a reçu le César du meilleur film étranger et a été « oscarisé » pour sa fameuse musique : Calling You. En 1989, l’œuvre devient vite culte, surtout en France et en Allemagne.
Pour être tout à fait honnête, l’an dernier, nous avions trouvé l’intérieur du café tellement crade, que cette année, on n’y a pas mis un pied !
La célèbre caravane qu’occupe Rudi Cox dans le film
L’emplacement du motel (ou plutôt, de ce qu’il en reste)
Après cette pause culte, on commence à avoir un peu faim et ça tombe bien, on a prévu de retourner au Déjeuner au Peggy Sue’s 50’ Diner !
Peggy Sue’s 50’ Diner
Le restaurant original date de 1954, les propriétaires y vendaient des tartes.
Peggy Sue et Champ Gabler l’ont acheté en 1987 pour lui donner sa forme actuelle.
Mais connaissez-vous le fabuleux destin de Peggy Sue ?
Avant d’être propriétaire de ce célèbre diner et au-delà d’être la muse de Buddy Holly, elle a fait et a été beaucoup de « choses » dans sa vie,
Née en 1940 au Texas, elle a rencontré Buddy à l’école (il lui est rentré dedans avec sa guitare et lui a dit qu’elle était jolie). Elle a ensuite rejoint la famille des « Crickets« , son groupe, après s’être mariée à un autre membre, Jerry Allison. Elle a fait le tour du monde avec eux (même après la mort de Buddy dans un accident d’
avion).
Après son divorce, Peggy, retombée dans l’anonymat, a été assistante dentaire, s’est remariée et a eu des enfants.
Tandis qu’un film « sur » elle sortait en 1986 (« Peggy Sue got married« (Peggy s’est mariée), réalisé par Francis Ford Coppola et adapté d’une autre chanson d’Holly), Peggy devenait la première femme plombier de
Californie, dans un business lancé par son nouveau mari ! Elle a fait (et fait encore) de la radio, de la télévision…
Grand-mère, veuve et catlover (elle a plusieurs chats), est porte-parole contre les violences domestiques…
Une vraie célébrité aux Etats-Unis. Sa vie est retracée par des coupures de journaux.
Reconstitution avec des mannequins, typique de la Route 66
On peut même manger au comptoir
Nous reprenons la route, nous faisons un petit arrêt aux Outlets de
Barstow. Les soldes post 4 july permettent de faire encore quelques belles affaires. Je commence à m’inquiéter du poids que vous faire les valises …
Nous ne prenons toujours pas l’Interstate 40, nous faisons durer le plaisir en continuant sur la
Route 66 en direction de Victorville, car nous avons rendez-vous avec un vieil homme au riche passé.
Nous roulons jusqu’au Elmer's Bottle Tree Ranch.
35 minutes plus tard, nous arrivons à destination, et là, stupeur, un panneau indique qu’Elmer est décédé au mois de juin ! on ne le connaissait pas, mais ça nous rend triste d’apprendre cette triste nouvelle.
Elmer's Bottle Tree Ranch
Qui était Elmer Long ?
Source d’inspiration pour de nombreux artistes, Elmer Long était apprécié pour sa gentillesse, son bon cœur et son infaillible et son sens de l’amitié.
Ancien Marine, père de trois enfants, il laissera dans l’esprit de tous ceux qui ont eu la chance de découvrir “The Bottle Tree Ranch” un souvenir impérissable.
C’est en l’an 2000 qu’Elmer Long commença la création de son ranch et des expositions de bouteilles de toutes couleurs mais également d’objets hétéroclites (vieilles jantes de roues, machines à écrire sans âge, outils rouillés, poupées déglinguées, casseroles cabossées etc.), formants ainsi des “arbres” improbables qui attirèrent les médias internationaux.
Avec la brise, l’ensemble produisait des sons venus d’un autre monde, comme dans un conte de fées… Les descendants d’Elmer devraient reprendre le flambeau et le “Bottle Tree Ranch” ré ouvrir sa vieille grille toute rouillée, pour le plus grand plaisir des amateurs d’art décalé… !
Source :All ways on Wheels
Depuis son décès en juin 2019, et après de longues hésitations, ses fils ont repris le flambeau et le ranch est à nouveau ouvert pour le plus grand plaisir des visiteurs.
C’est la dernière curiosité que nous voyons sur la route, prochain arrêt :
Los Angeles
Nous restons sur la
Route 66 et profitons des derniers kilomètres dans le désert
On the road (entre Bagdad Café et Victorville)
Notre glouton !
Toutes les bonnes choses ont une fin… Et c’est à Victorville que nous quittons définitivement la
Route 66 pour prendre l’interstate 15 en direction de
Los Angeles.
Le silence est pesant dans la
voiture, en quittant le désert, c’est un peu comme si le road trip se terminait.
Durant de longues minutes, une grosse de nostalgie s’empare de nous. Mais très vite, en voyant les panneaux
Los Angeles, nous reprenons le dessus et maintenant, place à un mini city Trip !
Installation à l’
hôtel.
Comme l’an dernier, nous descendons au L
oews Hollywood et comme l’an dernier, nous avons droit à une chambre en étage élevé.
Et petit tour de Los Angeles by night
Pas de doute, nous sommes bien à LA !
Notre hôtel préféré (le Coral Sand motel), ou ce qu’il en reste…
Diner dans au Thai Patio dans le quartier de Thai Town
On s’est régalé !
Centre commercial Hollywood Higland
Encore une belle journée qui se termine, le road trip dans sa forme « on the road », se termine, ça nous a mis un petit coup au moral, mais si
Los Angeles préfigurent nos derniers jours sur le sol américain, ils seront bien remplis !
Flop
Apprendre le décès d’Elmer Long
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Nos derniers kilomètres sur la Mother Road
Peggy Sue Diner
Elmer's Bottle Tree Ranch
Los Angeles by night
L’
hôtel à LA le Loews
Hollywood
To be continued ...