J1 (18 juillet) : Maman j'ai failli rater l'avion !
Après avoir passé une mauvaise nuit bien agitée pendant laquelle mon cerveau malade m'a fait revoir tout le planning des vacances (un classique), le réveil sonne à 4H30. Ca pique
Heureusement, tout est prêt depuis la veille, il ne reste plus qu'à fermer les valises, et à truffer l'appartement de tapettes à souris pour accueillir comme il se doit d'éventuels cambrioleurs
L'un de nos amis s'est dévoué pour nous emmener à l'aéroport d'Aulnat. Il est à l'heure, nous aussi, tout va pour le mieux. Sachez cependant qu'une Clio Baccara n'est pas un véhicule idéal pour transporter 3 personnes, 3 valises et 2 bagages à main. Et qui c'est qui se retrouve enseveli sous les valises ? C'est bibi
Quel bonheur de ne pas avoir à affronter les bouchons et les conducteurs déments du périph' parisien pour atteindre l'aéroport
Mais pourquoi un tel titre alors ? J'y arrive.
"-Bonjour nous avons réservé 2 places sur le vol à destination de Paris CDG.
-Ah non, je suis désolé c'est impossible, l'enregistrement est fermé, le vol est sur le point de partir. Vous ne pouvez pas prendre cet avion.
-KOUAH ? COMMENT ?
-Vous êtes en retard, l'embarquement est clôturé depuis 5H40. L'avion part à 6H.
-Mais... Je... KOUAH ? "
Nous tentons désespérément de lui faire comprendre qu'elle se trompe, en lui montrant les horaires inscrits sur nos billets électroniques estampillés Havas voyages.
"-Mais ces horaires sont faux !" ,nous dit-elle. "Ce sont ceux du vol pour Orly, pas pour Roissy ! Par quelle agence êtes vous passés ? C'est un scandale !"
Bon, là, très franchement, c'est la panique. Des mois de préparation fichus en l'air, les vacances sont foutues
Comprenant bien que nous n'y sommes pour rien (ou presque
"-Capitaine (ou commandant, ou peut-être mon général, je sais plus), nous avons les deux passagers manquants. Ce n'est pas de leur faute, c'est les co
Miracle, il accepte ! L'hôtesse nous fait bien comprendre que nous avons une chance inouïe. A 2 minutes près, la réponse n'aurait certainement pas été la même.
Nous jetons littéralement nos affaires sur les rails et passons la sécurité en trombe, avant de courir comme des dératés sur la piste. Ca aurait fait un teaser parfait pour le dernier Mission Impossible;
Ouf ! On est installés. Inutile de préciser que tout le monde nous regarde comme si nous venions de massacrer tout le village

Moralité : il faut toujours arriver en avance, même dans un petit aéroport !
Bon, pour être tout à fait honnêtes, ce n'est pas uniquement la faute d'Havas, nous avons aussi notre part de responsabilité, puisque l'heure d'embarquement était inscrite sur les cartes d'embarquement que nous avions imprimé à la maison. Mais dans le stress du départ, aucun de nous 2 n'a pensé à vérifier
L'escale à CDG ne sera pas de trop pour nous remettre de nos émotions. Cette fois, pas de blague, nous sommes au taquet sur les horaires !
Nous prenons place dans l'avion. Plutôt bien installés, puisque nous n'avons pas de sièges devant nous. Nous remarquons un couple d'américains avec enfants, qui nous regarde avec insistance.
La biche me dit : "tu vas voir qu'ils vont nous demander nos sièges ceux-là". Bingo ! 2 minutes plus tard, le steward débarque et nous demande si ce serait possible d'échanger nos sièges avec eux, parce que nous sommes assis sur une des seules rangées où il est possible d'installer des couffins.
Nous refusons poliment, en répondant que nous avons spécifiquement réservé ces sièges car nous sommes tous les 2 plutôt grands, et que 15cm supplémentaires pour étendre nos grands segments pendant un voyage de plus de 10H, ce n'est pas négligeable. D'ailleurs, la personne à côté de nous ne bouge pas non plus. En plus, il y a plusieurs autres enfants en bas âge dans l'avion, et la plupart n'ont pas la possibilité d'être dans un couffin.
Bref, on ne bougera pas. Bien sûr, ça ne plait pas à la mère de famille, qui nous maudit sur 3 générations en passant à côté de nous pour rejoindre sa place. Elle n'en reste pas là, puisqu'au bout d'1H de vol, elle s'approche et nous prend en photo.
Bon, là ça suffit. Si elle les veut tant que ça ces places, on va lui donner, pas envie qu'elle nous harcèle pendant tout le vol
Presque, puisque la biche se retrouve avec le couffin de la voisine sur les genoux, et un écran qui ne fonctionne pas, malgré l'ingéniosité du steward, véritable MacGyver des airs, qui tentera de le réparer avec un couteau de cuisine, lequel finira par être éjecté, manquant de peu l'enfant dans le couffin
Ajoutez à cela un vol qui sera rallongé d'1H15 (d'attente sur le tarmac), car 2 "VIP" se joignent à nous. Oui, sachez que les VIP n'arrivent pas à l'heure, et que nous autres, pauvres gueux, devons les attendre
12H plus tard, l'atterrissage met fin à notre calvaire, et c'est avec une joie non dissimulée et des valises sous les yeux que nous sortons ENFIN de l'avion. Los Angeles nous voilà !

C'est l'heure du chemin de croix traditionnel pour chaque arrivée aux USA : machine à selfie, passage devant les agents de l'immigration, récupération des bagages, passage devant les agents des douanes, avec des files d'attente monstrueuses, mais relativement fluides.
Nous sortons de l'aéroport, et trouvons sans difficulté la navette Thrifty.
Nous commençons à avoir de l'expérience avec les loueurs
Bon, j'avoue, il a failli m'avoir
Peu après, nous voilà donc au volant d'une rutilante Kia Sportage rouge ("a cute little car" nous dira plus tard une américaine, alors que chez nous, ça rentre dans la catégorie des grosses voitures
Moi qui avait prévu une petite excursion sur le Walk of Fame, ça me parait bien compromis pour ce soir. D'autant plus que le GPS nous fait faire un détour WTF par Downtown, en pleine heure de pointe, pour nous faire goûter aux joies des bouchons de Los Angeles. Quelle charmante attention !
Ce premier aperçu de Los Angeles est quand même très agréable : palmiers, puits de pétrole en pleine ville (

Repentez vous, on vous dit !

Downtown Los Angeles

Nous arrivons finalement au motel aux alentours de 19H. Vu de l'extérieur, le Coral Sands motel ne paye pas de mine, mais nous y avons passé un super séjour, bien que nous n'ayons pas eu le temps de profiter de la piscine ou du jacuzzi. Il est également très bien situé, juste à côté d'une grande surface, de plusieurs restaurants, et d'une station essence.
L'hôtel vu de l'intérieur, avec son petit jardin super sympa.

Vu notre état de fatigue, la soirée sera tranquille, et nous sortirons seulement pour acheter des sandwichs chez Jersey Mike's (dont un délicieux Reuben
La vraie découverte de la ville commence demain



