Journée un peu plus chargée que les deux précédentes aujourd’hui, donc un lever plus matinal à 7h00.
On prend le petit dej dans un resto routier au sud de Farmington, avant de tracer jusqu’à Santa Fe au bout de 3h30 de route où on arrivera vers midi.
On se gare sur un parking à proximité de la cathédrale.








Ça faisait des années que je n’avais pas vu de Hummer H2, qui était le symbole des énormes 4x4 polluants dans les années 2000, alors qu’il fait nain aujourd’hui comparé aux picks-up ou SUV récents.

On passe devant la cathédrale et le musée d’arts contemporains pour aller à Santa Fe Plaza, et devant Palace of the Governors.







On passe ensuite devant le magnifique bâtiment du new Mexico Museum of Art.







Le rendu est encore plus magnifié par les arbres en fleurs en plein printemps.



On traverse ensuite Burro Alley.


On se balade dans les différentes rues.
Pour les commerces, c’est pas bien compliqué à décrire, il n’y a QUE des galeries d’art.
On tombe sur une vitrine avec des gâteaux très alléchants. C’était en réalité des savons très esthétiques. Heureusement qu'on n'a pas cédé à la tentation, on aurait été surpris !


C’est pas une œuvre d’art, mais ça nous a bien rire.



On passe devant un hôtel impressionnant, tout en style local.


On arrive ensuite à Barrio de Analco District où se trouvent San Miguel Mission et The Oldest House datée de 1646.







On continu notre tour.


On passe devant un dragon.
Là, on atteint mes limites à la compréhension et la logique que je trouve à l’art…

On repasse par nos trois premiers lieux visités pour finir notre boucle.




La cathédrale est également en fleurs.



On quitte Santa Fe au bout de 2 heures de visite.
Honnêtement, à moins de faire les musées (qui ne nous attiraient pas vraiment), 2 heures nous ont amplement suffit.
On ne savait pas trop comment apprécier cette visite.
Pour la simple raison qu’avec tous ces bâtiments dans ce style si particulier, on n’arrivait pas à faire la différence entre les bâtiments vraiment historiques, et ceux plus récents sans grand intérêt.
Ne pas les différencier est surement le but recherché par cette architecture unique…
Et ça rend bien. On trouvait ça joli.
Mais c’était assez perturbant.
On arrive à Albuquerque moins d’une heure plus tard.


Notre premier arrêt à Albuquerque est inattendu : un stand de tir.
Mais pourquoi un stand de tir ?
Parce qu’on avait envie d’en faire un, et on l’avait inclus au planning.
Mais pourquoi à Albuquerque ?
Tout simplement pour une question de choix, et surtout de prix. On en avait déjà fait à Las Vegas qui étaient vraiment conçus pour les touristes.
En passant de nombreux soirs à en chercher sur notre parcours, j’en trouvais un paquet, mais qui proposaient rarement des armes à la location. Ils ne fournissaient que les cartouches et il fallait venir avec son arme.
J’en avais trouvé quelques-uns avec des bons choix sur Dallas ou Phoenix, mais les prix étaient absolument délirants, où on devait même payer la location des lunettes de protection et les casques anti-bruit, et même payer les cibles en papier !
J’avais fini par trouver un stand de tir à Albuquerque, avec des packs à un prix raisonnable.
Et en plus à deux pas de notre motel.
On arrive sur place à 15h00.
Alors on le voyait d’emblée une fois au comptoir, on n’était pas à Las Vegas. Ça devait être la première fois que les employés avaient à gérer des touristes étrangers.
On nous fait remplir à chacun un formulaire en ligne après avoir scanné un qr code.
On a attendu 15 minutes le temps que celui qui nous prenait en charge aille remplir les chargeurs, cartouche par cartouche.
En attendant, on se balade…


S’ensuit un moment d’incompréhension. On voulait tous prendre le même pack avec 4 armes différentes (un pistolet, deux fusils automatiques et le fusil de précision pris en photo juste avant).
Avant de rentrer dans le stand, on lui demande si on paye à la sortie.
"Ah ? Je ne vous ai pas fait payer ?"
Zut, on aurait dû se taire.
On paye en tout… 150 $...
On ne comprend pas vraiment.
Une fois à l’intérieur, on se retrouve avec 3 armes différentes et… 2 chargeurs par arme.
Euh… Je crois qu’on ne s’est pas compris…
Bon, on va continuer comme ça…


Un type s’installe dans le couloir juste à côté de nous. Il sort de son étui son propre fusil d’assaut.
Il s’installe sur une chaise, ajuste son tir et se met à tirer.
Il avait au bout de son arme un silencieux ou quelque chose comme ça. Sauf que l’objet en question était mal fixé au canon.
On ne l’a même pas vu partir, mais le truc a volé à l’autre bout du stand de tir.
Le voisin interpelle notre encadrant et lui explique en 10 secondes.
L’encadrant sort un instant de la salle pour appuyer sur un bouton. Une sirène retentit alors.
Sans un mot, tout le monde a posé son arme et a reculé.
L’employé s’est alors avancé et a traversé tout le stand de tir. On l’aperçoit en train de chercher un instant au sol contre le mur du fond, et finit par trouver l’objet projeté jusque-là.
On a pu reprendre ensuite.


On a tous moyennement aimé la séance.
Déjà pour moi, mon arme s’est enrayée sans arrêt.
Même si notre encadrant était assez sympa, il n’était pas du tout à l’aise pour encadrer des novices.
Et surtout parce qu’on s’était retrouvé avec quelque chose de complètement différent de ce qu’on pensait avoir.
On ne sait pas qui s’est le plus fait avoir ce jour-là. Nous qui avons eu une prestation moindre qu’attendue avec juste 2 chargeurs par personne ? Ou eux avec un employé légèrement dépassé par le fait de devoir encadrer des touristes étrangers, et qui auraient pu encaisser quasiment le triple avec un pack par personne ?
Bref, pas un très bon souvenir pour tous les trois. Les stands de tirs de Vegas étaient bien mieux.
On va faire le check-in de notre motel qui se situe à deux pas.
Alors je ne m’attendais pas à grand-chose. Un motel 6 situé en bordure de l’Interstate 40, à 500m de l’énorme échangeur avec la I-25. C’était l’hébergement le moins cher de la ville que j’avais trouvé. Et en plus en prenant 2 chambres !
Et bien on aurait dû payer un peu plus pour trouver un meilleur coin.
Le quartier était assez glauque, et le motel allait très bien avec le quartier.
L’ensemble verrou et poignée de ma chambre avait semble-t-il été tenté d’être forcé au pied de biche. Les fenêtres étaient scellées, et il n’y avait aucun conduit de ventilation à part une pauvre vmc dans la salle de bain quand on allumait la lumière (et j’avais de la chance, les autres avaient leur vmc hors-service). Et allumer la clim dont le dernier entretien devait remonter au siècle dernier laissant entrer de l’air vicié n’était guère mieux. Un tas de poudre blanche traine dans un coin à l’extérieur des chambres. Le tout avec le bruit constant de l’autoroute à côté…
Et le type à la réception n’a pas voulu me facturer les deux chambres d’un coup et j’ai dû me taper deux paiements, chacun avec ses frais bancaires.
Seul point positif, contrairement à Cortez, les draps étaient propres.
La route entre le motel et le Old Town est du même style que le quartier précédent. On a l’impression d’être de retour dans l’est du downtown de Los Angeles…
Des homeless et des toxicos présents un peu partout dans les rues…



On arrive au Old Town à 17h15.

Problème, tous les magasins ont fermé à 17h00 et le quartier est quasi désert.
Il y a bien un petit orchestre au milieu de Old Town Plaza, mais en dehors de quelques touristes, beaucoup de sans-abris dormant sur les bancs ou déambulant autour de la place.


On fait le tour de la place en s’arrêtant devant l’église San Felipe de Neri.









On déambule ensuite dans la partie nord du Old Town en faisant le tour des petites rues.






On rentre dans les petites allées où se trouvent les galeries d’arts, qui sont très jolies.












Il y a quand même une référence à la LA série culte tournée à Albuquerque.


On finit le tour du quartier par La Jornada.




Contrairement à ce que j’écrivais juste avant et par rapport aux photos, notre ressenti à chaud du quartier n’était à ce moment-là pas vraiment positif.
Je crois qu’on est resté en tout 45 minutes sur place
On va diner au 66 Diner. Car Albuquerque est la première étape de notre périple sur la remontée de la Route 66 jusqu’à l’Oklahoma.







La déco est kitsch, les burgers pas mauvais, les milkshakes énormes.
On a adoré.






On prend la route de Central Avenue pour voir l’arche sur la Route 66 de nuit.
On s’arrête en chemin au Dog House Drive In, qu’on voit dans la série Better Call Saul.

Je suis au milieu du parking pour prendre ma photo quand une vendeuse qui apportait une commande à un automobiliste garé me regarde, et me demande si je veux qu’elle allume l’enseigne.
Super sympa !

Quand on reprend la direction de l’arche, le ciel tout pourri qu’on avait depuis notre arrivée à Albuquerque se met à s’embraser face à nous (et on n’a pas pu prendre de photos des meilleurs moments).


Les quartiers traversés sont beaucoup plus sympas que ceux rencontrés jusqu’à présent. Albuquerque remontait un peu dans notre estime.
On arrive à l’arche pile à la nuit tombée.




On retournera ensuite à notre super motel.
J’avais laissé la clim tourner durant mon absence à cause du renfermé qu’il y avait à l’intérieur.
En fait, laisser cette clim dégueulasse tourner pendant des heures était encore pire que de ne rien faire.
Bref, un deuxième jour d’affilé où on n’a pas trop apprécié le programme.
C’était exactement le même ressenti lors de nos précédents roadtrips.
Le retour à la civilisation après des jours passés dans les parcs passe mal lors de la 1ère journée consacrée aux visites de villes.
Santa Fe était sympa, mais en ayant du mal à distinguer l’authentique du récent, notre ressenti était un peu étrange.
On aurait surement plus apprécié si notre visite avait été faite avant les parcs.
Pour Albuquerque, déjà, on aurait dû inverser la visite du Old Town avec le stand de tir pour voir un quartier plus vivant.
Mais on n’a pas trop apprécié sur le moment dans le Old Town. Le ciel était tout voilé, tout était fermé et il y avait pas mal de misère dans le coin.
Mais les ruelles du Old Town sont très jolies.
A froid, mon impression est meilleure qu’à chaud.
Demain, journée Route 66 au programme jusqu’à Amarillo.



