Jour 18 : mardi 18/06
J’avais prévu un réveil à 5h00 ce matin pour aller déjeuner tôt et traverser
Hollywood Hill via les freeways avant que l’heure de pointe n’arrive.
Mais le réveil pour le Sunrise au
Grand Canyon 2 jours plus tôt a été le tournant de notre voyage.
J’avais oublié d’en parler sur la journée précédente.
Le réveil à 4h avait bien entamé le copain qui nous accompagnait. Il avait du mal à suivre notre rythme après ça et dormait en
voiture quand il ne conduisait pas.
Même pour moi la fatigue se faisait sentir à certains moments de la journée.
C’est pour ça qu’on a finalement planifié un réveil à 6h00, et d’aller déjeuner au Randy’s Donuts à côté de LAX qui était dans notre programme de la journée.
Comme d’habitude, mon frère met 1/2h à sortir du lit.
On est prêt vers 6h50.
Et voila l’instant humiliant du séjour (oui, bien plus que de se tromper de chambre ou de ne pas arriver à faire fonctionner une douche).
On ouvre la porte d’entrée, et alors impossible de déverrouiller la grille extérieure qui protégeait la porte d’entrée.
C’était moi qui avais verrouillé en dernier, et je ne me souvenais pas d’avoir fermé comme un malade.
On essaye de forcer pendant 10 minutes mais rien à faire, ça ne veut pas s’ouvrir. On tourne le loquet dans la position "fermée", puis on le retourne dans l'autre sens. Rien à faire.
On se retrouve enfermés comme des cons...
Et arrive le moment fatidique pour savoir si on doit appeler la propriétaire, qui utilise une autre partie de la maison…
Il était tout juste 7h00…
Je finis par composer le numéro qui est marqué sur ma fiche de réservation.
Le téléphone sonne, y compris le combiné présent dans l’appartement.
Je finis par atterrir sur un répondeur.
Je raccroche.
J’essaye d’appeler un téléphone portable, mais qui est éteint.
Je décide de recomposer le numéro de la maison.
La propriétaire, mal réveillée, finit enfin par décrocher.
Je lui explique que la grille est verrouillée. Elle me dit qu’elle arrive.
Ouf !
En fait elle n’avait pas très bien compris et arrive par l’extérieur, en robe de chambre et pantoufles. On lui montre qu’on n’arrive pas à ouvrir.
Elle repart à l’intérieur et passe par chez elle et arrive dans l’appartement par la porte de séparation.
Elle regarde la grille, puis tourne le loquet bien fort, et ouvre la grille.
Il y avait plusieurs crans de verrouillage et je n’avais pas réalisé la veille que je les avais tous tourné d’un coup.
La honte totale.
On se confond en excuse de l’avoir tirée du lit à cette heure si matinale.
Elle nous dit que ce n’est pas grave, qu’elle n’allait pas tarder à se lever.
Mais ça se voyait qu’elle nous maudissait intérieurement.
On part donc après avoir perdu bien 20 minutes.
J’avais prévu de retourner au point de vue de Mulholland Drive avant d’aller manger, pour voir le lever de soleil.
Sauf qu’il fait un temps bien grisâtre, voire même de la bruine.
Un vrai temps breton.
Je dis à mon frère de programmer le point de vue sur Mulholland pendant que je ferme l’appartement.
On se laisse guider par Waze qui nous évite les autoroutes.
Puis, au bout de 15 minutes, Waze nous dit qu’on est arrivé.
Pas de point de vue. C’était pas du tout le même coin que la veille au soir.
«
Mais qu’est ce que t’as rentré comme adresse ? »
« Ben, Mulholland Drive » me répond mon frère.
J’étais hors de moi. Mulholland Drive fait plusieurs dizaines de km de long !
Heureusement qu’il avait pas mit «
Route 66 » pour trouver Seligman !
On a roulé pendant près de 45 minutes sur Mulholland, sous la pluie, pour atteindre le point de vue…
Mon frère roulait comme un malade, bouillant intérieurement d’avoir fait une erreur aussi débile.
C’était d’autant plus rageant qu’au final on trouve un point de vue complètement bouché.
On prend ensuite la route de Randy’s Donuts dans une ambiance glaciale pendant les 20 premières minutes. Enfin, on a essayé d’y aller...
On a passé près d’une heure à l’atteindre, en évitant les autoroutes. Mais on a mis un temps fou à passer le secteur de
Hollywood.
Une fois sur place, environ 15 minutes d’attente.
Mais ça en valait la peine.
On en a pris 2 chacun, et on regrettait de ne pas en avoir pris plus.
Les meilleurs donuts qu’on ait mangés.
Et le fait de les manger dans la
voiture sur ce parking a été le meilleur moment de la journée…
La suite de notre planning était Union Station.
On prend la direction du Downtown en prenant les autoroutes XXL 105 puis 110.
On arrive, après quelques bouchons, dans la zone de la gare… dont l’entrée est absolument bordélique.
Des travaux partout.
On a laissé tomber devant le capharnaüm qu’il y avait.
On fait un crochet par la LA River (sans s’y arrêter cette fois-ci) puis nous prenons la direction de Pershing Square.
On savait que le Downtown entre les gratte-ciels et la River n’était pas top, mais on ne s’attendait pas à ça…
Tout était à peu près normal, puis Waze nous dit de tourner à gauche à une intersection, ce que nous faisons.
Et là, une scène surréaliste.
Des Homeless partout !
Mais quand je dis partout, c’était affalé sur les trottoirs ou déambulant façon The Walking Dead en plein milieu de la rue comme si les voitures n’existaient pas…
On a quand même dû slalomer et rouler en contre-sens pour les éviter.
Je conduisais à ce moment-là et j’ai annoncé aux autres que je ne m’arrêterais sous aucun prétexte dans cette rue. Heureusement le feu était vert à l’intersection suivante, parce que je l’aurais grillé s'il avait été au rouge.
C’était flippant…
On a eu doit à cette ambiance sur 2 blocs. Puis d’un coup, avant d’arriver à Pershing Square, plus rien.
On se gare au parking au sous-sol qui est bien rempli cette fois-ci. Le parking était gratuit pour la première demi-heure il y a deux ans… Mais ça c’était avant…
On est resté un petit 1/4h à l’extérieur. J’avais pensé qu’en semaine, on verrait du monde partout, mais il n’y avait pas grand monde non plus comme le we. C’est peut-être à la pause entre midi et 2 qu’il doit y avoir du monde.
Puis quand on s’apprêtait à repartir, on voit deux policiers sur le côté de la place, en train de surveiller un sdf étendu dans les bosquets. Raide mort.
Bon… On ne peut pas dire que le Downtown nous aura laissé de bons souvenirs…
Pour l’anecdote, on verra aux infos le lendemain soir un reportage sur le problème des sans-abris à
Los Angeles qui est en train de devenir endémique.
On a pris ensuite la direction du Griffith Observatory.
C’est là qu’on a eu un deuxième coup de gueule sur les places payantes.
Il y a deux ans, seules les places sur la route qui menait directement à l’observatoire, étaient payantes. On pouvait se garer le long de Western Canyon Road gratuitement.
Sauf qu’en deux ans, des parcmètres ont poussé partout sur la route.
8 $ par heure. Et pas d’espèces possibles, par carte uniquement (donc avec des frais).
Pas le choix, on paye. Même si on trouve le prix abusé alors que la chaussée n’a pas été changée.
Mais ce qui nous a ulcéré, c’est que le prix des places situées juste devant l’observatoire étaient au même tarif !
Alors qu’il nous fallait déjà 1/4h pour atteindre l’observatoire.
Le temps toujours grisâtre commençait à s’éclaircir sur la fin de notre heure.
Une des photos sur ma liste devenait possible.
Mais avant, on devait retourner à la
voiture afin de repayer une heure.
On descend, on paye, et on remonte.
Le ciel se dégage enfin.
Sauf que les nuages sont bien partis, mais le brouillard de pollution, sans un souffle de vent, reste lui bien présent.
Voilà la photo que je tenais absolument à faire (j’aurais adoré la faire de nuit).
Heureusement que mon logiciel a traité un peu tout ça, parce qu’en vrai, on ne voyait quasiment pas les gratte-ciels du downtown à cause du smog.
Voilà la photo originale non nettoyée…
On a pris ensuite la direction de la fameuse entrée des
Studios Paramount en continuant sur Western Canyon Road, où des parcmètres sont présents sur près de 3 kilomètres !
Ils abusent vraiment.
On se gare assez facilement pour atteindre l’entrée des Studios.
Puis on prend la direction de Rodeo Drive, en passant par
Hollywood Blvd, Sunset Blvd, et
Beverly Hills.

Là en revanche, le parking qui était gratuit pour les deux premières heures il y a deux ans appliquait toujours le même règlement.
Pas mal de références à GTA dans ce quartier.
On n’a pas autant apprécié que la dernière fois. Moins de voitures bling bling.
On est resté environ 1h30, avant de prendre Sunset Blvd jusqu’à l’océan afin de rejoindre
Santa Monica.
Plus on approchait de l'océan, plus le ciel était couvert… Il faisait frais avec l’air du large.
On n’a pas osé tourner pour aller se garer au parking de l’embarcadère, et on s’est retrouvé sur un parking énorme… qui devait être vidé à 20h pétante !
Bon… on surveillera notre montre.
On part le long de la promenade, pour atteindre les lieux mythiques comme Muscle Beach, et terminer aux canaux de
Venice.
Alors lors de notre voyage précédent, il y avait un grand soleil. On était le week-end et il y avait énormément de monde.
Là, il faisait tout gris, et il n’y avait pas grand monde… à part des sans-abris.
On les avait déjà vu il y a deux ans, mais on ne faisait pas trop attention à eux avec le monde qu’il y avait.
Sauf que là, ils étaient beaucoup plus nombreux, et s’invectivaient (très) violement pour un morceau de tente ou un bout de terrain.
Puis on est tombé à un moment sur un noir, torse nu, cagoulé (!), qui n’était pas tout seul dans sa tête, et qui sautait à proximité des passants, les collait, leur hurlait des trucs incompréhensibles.
Et bien sûr, on faisait partie des passants…
On se demandait quand même ou était la police locale…
Vous ne verrez pas beaucoup de photos de
Santa Monica car on a pris la décision de ranger appareils photos et
GoPro dans nos sacs pour ne pas les laisser en évidence.
On arrive à Muscle Beach, que le copain, grand fan de Schwarzenegger, attendait avec impatience.
On a vu une dalle de béton. Vide. Le site était en maintenance et devait rouvrir fin juillet.
On finit par atteindre les canaux de
Venice… qui sont à moitié à sec !

Là, on était vraiment énervés. Toute cette balade dans une ambiance des plus glauque, pour ça ?!
On a fait un arrêt au skate parc au retour, c’était bien la seule chose qui a tenu ses promesses.
20h approchant, on cherche un autre parking sur internet qu’on finit par trouver pas loin de l’embarcadère. Gratuit les 90 premières minutes.
On y va et on finit à pied à l’embarcadère.
Là, il y avait des touristes. Enfin ! Avec l’ambiance qui va avec.
On est resté environ une heure avant de repartir. On se demandait où manger.
Pas dans le quartier, on avait eu notre dose.
On décide de tenter un Denny’s dans la vallée, pas loin de l’endroit où on logeait.
On voulait essayer à quoi ça ressemblait hors petit-dej.
On repart donc en
voiture de nuit, et on atteint la célèbre I 405, réputée comme étant la plus embouteillée de
Los Angeles.
La circulation était fluide.
Mais à l’arrivée de l’échangeur avec l’US 101, c’était du grand n’importe quoi.
Faut croire que quelle que soient les grandes agglomérations dans le monde, les locaux attendent toujours le dernier moment pour se mettre dans leur file.
Ça doublait dans tous les sens dans des espaces réduits à une vitesse folle. Une dinguerie.
Je déciderais de tester le club sandwich au Denny’s.
C’est quand on me pose l’assiette que mon frère me dit «
t’avais pas essayé il y a deux ans ? ».
On a pensé exactement la même chose en même temps. Ça m’est revenu à cet instant.
Une famille d’asiatique regardait la carte et essayait de commander des petits-déjeuners, et la serveuse essayait tant bien que mal de leur faire comprendre que ce n’était pas possible à cette heure.
On était prêt à parier qu’ils débarquaient de l’aéroport et qu’ils n’étaient pas du tout à l’heure de la
Californie…
On finit par rentrer vers 22h30.
On ne tarde pas à se coucher car on se lève tôt pour notre tour au
Studios Warner le lendemain à la première heure.
Los Angeles a été pour nous tous le flop du voyage ; et cette journée a été, de très loin, la pire du voyage.
Quand on pense que manger des donuts dans une
voiture sur un parking près d’un aéroport a été le moment le plus agréable de notre journée, ça démontre bien notre ressenti.
Cette ville était l’une des choses qu’attendait le copain avec le plus d’impatience. Il était bien dégouté…