Jour 17 : lundi 17/06
Réveil un peu plus tardif ce matin pour récupérer des réveils matinaux précédents.
On lève le camp vers 9h pour aller déjeuner après un petit arrêt au panneau Welcome… sous une chaleur éprouvante et un monde fou.
On ne voulait pas prendre le petit déjeuner dans notre
hôtel où nous avions trouvé les prix largement abusés deux ans auparavant.
On rentre sur la I 15 South passé 10h00, direction la Cité des Anges.
La circulation est assez dense.
Le SWAT rentre chez lui
On a croisé une énorme centrale solaire sur la droite qui nous saute vraiment aux yeux. Très éblouissante.
On arrivera à un énorme péage / checkpoint à la frontière
Nevada/
Californie qui scannait les plaques.
La circulation était encore plus dense après ce péage. Ça a roulé en accordéon jusqu’à
Barstow.
Il faisait des va et viens au dessus de l'autoroute, mais s'il espérait flasher des gens, c'était pas le bon jour
C’était encore plus dense après
Barstow, mais au moins ça avançait… jusqu’à la descente sur l’agglomération de
Los Angeles, où on est resté bloqués plus d’une fois.
Mais le plus marquant dans cette descente, c’était la gigantesque nappe de pollution qu’on voyait au loin, et qu’on plongeait dedans au fur et à mesure en entrant dans la mégalopole.
Notre programme du jour était le
Hollywood Blvd et le panneau
Hollywood.
Mais on voulait d’abord récupérer les clés de notre Airbnb (situé à Sherman Oaks, de l’autre côté de la
Hollywood Hill) et on préférait y aller de jour plutôt que découvrir le tout plus tard dans la nuit.
On quitte la I 15 pour l’autoroute 210. Alors pour nous, cette traversée de l’agglomération sur cette freeway a été le symbole des excès de vitesses sur les autoroutes urbaines américaines.
La vitesse était limitée à 65 mph. On s’était mis sur la Carpool Lane car la circulation était assez dense. On roulait à environ 68, et on se faisait pousser au cul.
Dès qu’on pouvait, on se rabattait pour laisser passer la dizaine de voitures qui nous dépassait à tombeau ouvert, puis on se remettait dans notre voie.
Sauf que ce manège recommençait de plus belle 2 minutes plus tard, et même les voitures situées sur les autres files nous doublaient.
On décide donc d’accélérer.
On a fini, comme toutes les autres voitures, à 80 mph au lieu de 65 !
Et pas pendant 5 minutes…
Jamais on ne pourrait rouler une vingtaine de km/h au-dessus de la limite de vitesse en France sur des kilomètres sans avoir quelques points en moins et une belle amende.
Je n’aurais pas été surpris qu’
Alamo me fasse suivre un PV après notre retour, mais je n’ai rien reçu…
On arrive un peu avant 15h à notre Airbnb qu’on trouvera assez facilement.
Mais on était bien content de découvrir le fonctionnement des cadenas et serrures de jour.
Après avoir déposé les valises, on se rend à Canyon Lake Drive, « au pied » du panneau
Hollywood.
Il y avait une bonne vue
Hollywood Reservoir.

Grands fans du jeu GTA, on s’est amusés durant ce séjour à comparer la réalité au jeu dans la plupart des lieux.
On se rend ensuite au
Hollywood Blvd.
On y avait été il y a deux ans et ça avait été notre flop de la ville. On avait commencé le voyage par LA, et on était arrivé à 7h30 (réveil tôt à cause du décalage horaire oblige), sous un ciel gris, avec un boulevard absolument vide hormis par des sans-abris qui finissaient leur nuit.
On voulait donc lui redonner une chance, même si ce n’était pas la chose que j’attendais le plus de cette ville.
On se gare au parking souterrain du Dolby Theatre.
Cette fois-ci, il y a du monde.
Mais comme il y a deux ans, aucun de nous n’a vraiment accroché. Une ambiance un peu Times Square avec des personnes déguisées en super-héros, des musiciens de rue qui faisaient un vacarme assourdissant, et des gens qui passent leur temps à regarder le sol et à prendre des photos.
Bref, pas extra. C'était pas notre dada.
On n’est pas resté longtemps pour pas que le parking nous coute trop cher… Mais on s’est retrouvé derrière une famille au distributeur pour le ticket, qui s’acharnait à vouloir payer avec leur carte qui était systématiquement refusée, et ne comprenait pas qu’on pouvait payer en cash.
Ce cirque a duré une dizaine de minutes avant qu’ils nous laissent enfin passé, et qu’on s’en tire en 30 secondes sous leurs yeux ébahis…
On a pris ensuite le chemin du parking pour faire la randonnée du panneau
Hollywood dans une circulation d’enfer.
Ça aussi c’était nouveau pour nous. On avait visité LA un dimanche lors de notre précédente venue, et on n’avait pas rencontré un seul bouchon sauf à
Santa Monica.
On arrive à l’entrée du parking et je vois sur la grille du parking un panneau d’information disant que les grilles sont fermées à la tombée de la nuit.
Ça, je ne l’avais pas du tout prévu. Surtout qu’il était déjà 18h00.
On regarde sur Google Maps combien de temps il nous fallait pour arriver au bout, et à quelle heure le soleil se couchait.
Il se couchait à 21h00.
C’était limite…
On part donc sans perdre un instant. On regarde vite fait un grand panneau d’information avec un plan général. Un homme, une fin de cinquantaine, nous demande si on connait le chemin pour le panneau
Hollywood. On lui montre le chemin sur le plan et on lui dit qu’on s’y rendait justement.
Il demande s’il peut venir avec nous, ce qu’on accepte.
Il était sud-américain (argentin ou chilien si je dis pas de bêtise), et il connaissait quelques mots de français, était fan du groupe Indochine qu’il avait vu à des concerts en Amérique du Sud, que sa fille habitait à Genève et allait bientôt le rejoindre à LA, que…
Il n’arrêtait pas de jacasser et il était loin de la vitesse de Yohann Diniz à la marche.
Et en moins de 10 minutes, il était déjà à sa première pause fraicheur.
Ça allait pas le faire…
On se jette un regard avec le copain, et on décide d’accélérer le pas et naturellement, on laisse notre nouveau de compagnon de route sur place… Sauf que mon frère avec sa super politesse refuse d’avancer et reste poliment avec lui à l’écouter raconter sa vie.
On a passé les 10 minutes suivantes à se retourner en lui faisant comprendre qu’il fallait le lâcher, chose qu’il a fini par faire à la pause fraicheur suivante.
Oui c’est méchant, mais on y serait encore si on était restés avec lui.

On avance à une allure assez élevée. La rando est sympa, mais les panneaux indicateurs vont nous mettre dans le flou.
«
Hollywood Sign 1.7 mile » disait le panneau.
20 minutes plus tard un nouveau panneau «
Hollywood Sign 1.7 mile »
Heu…
Le pire c’est qu’on voyait notre objectif, qui grossissait progressivement, mais on n’avait pas l’impression d’avancer.
On retrouve enfin par retrouver du goudron, derrière ligne droite avant notre objectif.
La fin était assez raide.
Mais on arrive enfin sur les coups de 20h au sommet.
Magnifique.
Une des photos que je tenais absolument à faire durant le séjour.
La photo vous a plu ?
A moi aussi.
C’est la seule (bonne) que j’ai fait.
On n’est même pas resté 5 minutes au sommet avant de repartir pour ne pas se retrouver bloqués.
C’était très frustrant sur le moment, et ça l’est encore aujourd’hui.
On est redescendus assez rapidement.
La descente nous a semblé plus longue que la montée.
Pour l’anecdote, on n’a jamais croisé notre sud-américain de l’aller.
On arrive au parking un peu avant 21h, dans une demi-obscurité. Il ne reste que deux voitures sur le parking, dont la nôtre.
Le portail est toujours ouvert. Ouf !
On décide de diner à Carney’s, le wagon situé sur Sunset Blvd.
On était une quinzaine à l’intérieur.
On était environ 10 francophones.
C’était pas mauvais du tout.
On reprend la
voiture, direction le point de vue sur Mulholland Drive qui domine la ville pour faire des photos de nuit.
Sauf qu’une fois arrivé devant le parking, la grille est fermée.
Tous les sites ferment à la tombée de la nuit.
On repart donc bredouille en direction de notre Airbnb qu’on rejoindra sans trop de soucis.
On verrouille la grille et la porte d’entrée (on n’est jamais trop prudents).
Demain, réveil 6h00 pour une journée marathon dans LA.