Jour 1 : samedi 30/07
On monte la veille chacun de notre côté à Paris en TGV. On se retrouve en milieu d’après-midi Gare de Lyon pour aller ensemble à notre
hôtel à Roissy dans un RER B surchauffé.
On espérait faire l’enregistrement en ligne dans la journée, mais on ne reçoit un mail d’
Air France que vers 21h.
Mais pas moyen d’y parvenir. Le fait d’être sur un vol de Delta rend la finalisation de l’enregistrement impossible.
Tant pis.
Notre
avion décolle à 10h20 et nous voulons arriver 4h à l’avance pour être sûrs d’éviter toute pagaille à la sécurité.
On a rempli nos sacs à dos de sous-vêtements et de t-shirts.
La pensée que nos bagages ne suivent pas est la chose qui me fait stresser à mort depuis le début de semaine, et les reportages à la télé n’arrangeaient rien. Je m’étais préparé mentalement à ce que nos bagages ne quittent pas Roissy…
Après une nuit sans encombre, le réveil sonne à 5h45.
Je sors le téléphone du mode
avion, qui se met à sonner immédiatement.
Un mail de Delta.
1h30 de retard annoncé.
Cela flanque déjà à la poubelle notre programme de l’après-midi.
On devait atterrir pour midi heure locale et on devait aller visiter le Museum of Flight avant de partir pour le Mt Rainier en fin d’après-midi.
Déception pour nous car on avait vraiment envie de découvrir le musée.
Étant déjà réveillés, on prend tranquillement le chemin du Terminal 2.
L’enregistrement se passe plutôt bien. En fait, comme d’habitude.
On prend ensuite la direction des contrôles de sécurité, et on a pris un peu peur en découvrant la file…
En fait, plus de peur que de mal. Enfin, pour les ressortissants de l’UE.
Notre file part sur la gauche et va en ligne droite jusqu’aux douaniers. On est passé en moins de 20 min. Pour les ressortissants extra-européens, l’attente a en revanche dû être longue…
Une anecdote qui nous a un peu fait rire. A aucun moment notre statut vaccinal n’a été vérifié.
On signe une feuille, même pas à jour, attestant sur l’honneur qu’on est bien vaccinés, demandant quel type de test on a fait la veille

. C’est tout.
Une autre anecdote qui ne nous a pas fait rire du tout sur le moment : le nombre de passagers avec des valises cabine !
Plus de la moitié des passagers en avaient une. Tout le monde avait peur que son bagage en soûte se perde.
On s’est dépêché de prendre place dans la file pour monter dans l’
avion afin de pouvoir être à nos places et de placer nos sacs à dos au-dessus de nos têtes. On n’avait aucune envie de voir une hôtesse nous dire de mettre nos sacs à nos pieds pendant 10h pour mettre une valise à leurs places.
Heureusement, personne ne les a bougés.
On décolle à l’heure « prévue » avec un plan de vol curieux. On est parti direction nord-est jusqu’à Amsterdam avant de contourner la Grande Bretagne par le nord. On était plusieurs à ne pas comprendre pourquoi on ne survolait pas le RU car on avait l’impression que ce détour nous avait bien fait perdre 1h…
Le vol se passe sans encombre. Au-dessus des nuages où on ne distinguait pas le sol jusqu’à la Colombie Britannique.
Leur bibliothèque de films est pas mal du tout.
Par contre les plateaux-repas de Delta, à l’aller comme au retour, sont immondes.
On a alterné vent de face et vent de dos durant tout le vol, ce qui nous à peine permis de grignoter une petite demi-heure sur notre retard.
Mais on a repris du retard à cause de l’organisation de l’aéroport de
Seattle. On doit récupérer les bagages avant de se coltiner la file d’attente de l’immigration. C’est la première fois qu’on voyait ça.
On a attendu plus d’1/2h devant les tapis. Au bout d’un moment, on regarde le nom de la ville d’origine sur l’écran au-dessus du tapis, et ce n’était plus Paris mais Francfort qui était marqué dessus. CDG était soudain marqué deux tapis plus loin sur l’écran.
Tout le monde était perdu. Je vais à l’autre tapis tandis que mon frère reste devant le premier.
Je discute avec les autres passagers du curieux détour vers Amsterdam.
Soudain, mon frère me fait de grands signes. Les bagages sont bien arrivés sur le tapis initial en provenance de Francfort. Tout le monde suit ? Non ? Nous non plus.
Mais nos bagages sont là !
Je le dis aux autres, tout le monde revient au premier tapis.
Que de temps perdu. On aurait eu le temps de passer les contrôles 3x pendant ce temps-là.
Le passage à la douane se passe sans encombre, à une petite exception près que je ne remarque pas ce jour-là. Le douanier a oublié de tamponner nos passeports.
A peine sortis, on saute dans la navette pour aller chez Avis. Il fait chaud. Un peu au-dessus de 30°C.
Près de 30 minutes d’attente également. Non pas qu’il y ait énormément de monde devant nous, mais très peu de personnes aux guichets. Qui partaient en pause chacun leur tour provocant l’impatience de plusieurs personnes.
Quand c’est enfin notre tour, on tombe sur une personne d’origine asiatique, avec un accent à couper au couteau, qui porte deux masques en tissus l’un sur l’autre. On ne comprenait rien de ce qu’elle disait et on lui demandait de répéter à chaque fois.
Je n’avais pas fait attention sur ma réservation que, contrairement aux autres fois, le conducteur additionnel n’était pas compris dans le prix chez
Rentalcars.
Pour m’indiquer le terminal de la carte bancaire, la dame était en revanche bien compréhensible avec le geste accompagnant la parole.
On prévient bien qu’on ira au Canada durant une semaine avec la
voiture, on avait l’impression qu’elle n’avait rien rentré dans l’ordinateur…
On finit par avoir la clé, pas le choix du véhicule cette fois-ci.
On se retrouve avec une Nissan Altima. J’aurais préféré une marque américaine qu’on n’a pas en Europe, mais tant pis.
C’était une bonne
voiture. Son gros problème est qu’elle était en sous-régime permanent. C’était rarissime qu’on tape les 2000 tours/min.
On quitte le parking à 15h00.
On prend la route de Redmond, où se situe le siège de Microsoft.
En chemin, on décide quand même d’aller humer un peu l’air devant le Museum of Flight. Histoire de se dire qu’on l’a vu.
Les bâtiments de Boeing sont partout. Le parking est juste à côté des avions en attente de livraison.
Des avions militaires. Il y avait un
avion ravitailleur et un awacs parqués juste à côté. Avec le Mt Rainier en toile de fond. Ça met dans l’ambiance.

L'
avion ravitailleur avec la perche sous la queue, et l'awacs.

On prend la route du Downtown pour rejoindre la I90.
On reprend nos marques. Ça double dans tous les sens et on a l’impression d’être les seuls à respecter la limitation de vitesse.
Mais à l’approche du centre, ça freine d’un coup. Au bout de 2 min de file en accordéon, un beau carambolage qui venait de se produire il y a tout juste 5 min impliquant plusieurs véhicules pile dans notre file. Un policier était déjà là pour les faire passer sur la bande d’arrêt d’urgence. Mais il y avait des morceaux de pare-chocs sur plusieurs voies.
La route jusqu’à Redmond se fait sans encombre.
Étant samedi, tout est fermé. Mais il y a quand même quelques touristes pour faire la photo devant l’entrée.
On prend ensuite la route du sud.
Une dernière étape avant le Paradise Inn, un arrêt obligatoire à Walmart à Spanaway.
On ne prendra pas de petit déjeuner le lendemain, donc on achète des barres énergétiques et des bouteilles d’eau pour le séjour. On essaye de trouver un spray contre les ours, mais ils n’en vendaient pas dans cet hypermarché.
On arrive à Paradise vers 19h45. Le cadre est assez sympa. Et on trouve une place de parking devant l’
hôtel assez facilement.
Une fois le check-in fait, on demande où on peut manger. On nous indique la salle à manger et le restaurant juste à côté, mais on nous dit de nous dépêcher car ils n’acceptent plus personne à 20h00.
C’est un truc qui nous a assez surpris durant l’ensemble de notre séjour. Tous les restaurants arrêtent leur service à 20h00. On a refusé de nous accepter sur place dans un fast-food à 21h30 quelques jours plus tard.
Je ne sais pas si ce sont les nouvelles conditions de travail pour éviter que les gens démissionnent ou si c’est le mode de fonctionnement dans le nord du pays, mais je me rappelle que les années précédentes en
Californie,
Utah ou
Arizona, on pouvait manger bien plus tard…
On a failli se lever et partir quand on a vu les prix sur la carte !
Sauf qu’on avait nulle part où aller…

25 $ un burger ! Hors taxes ! Du délire.
On a mangé juste une petite salade en entrée à 8 $ (au verso de la carte) avec deux moitiés de tomate cerise qui se battaient en duel.
La chambre était minuscule et surchauffée. Un ventilateur avait été placé en désespoir de cause devant la fenêtre pour essayer de faire rentrer de l’air, mais c’était un peu inutile.
Et ces génies mettent de grosses couettes comme couvre-lits.
Moi qui me disais qu’on allait être bien en altitude, à passer une bonne nuit au frais… On a sué à grosses gouttes.
Les vagues de chaleur étant de plus en plus importantes dans le nord-ouest, il faudra bien qu’ils se décident un jour à installer la clim dans les chambres…
On dormait dans une chambre avec douches et toilettes communes.
Pour le prix qu’on payait, on trouvait que l’hygiène laissait à désirer. Les toilettes étaient dans le même état que la veille quand on y est allé le lendemain matin, et le côté pratique des douches n’était pas génial.
Seul point positif, un peignoir pour se déplacer et des savons assez gros que j’ai bien pris soin d’embarquer quand on a quitté l’
hôtel.
Et, surprise, il y avait de la 4G.
On se couche en laissant la fenêtre et les rideaux grand ouverts.
Fatigués par le décalage horaire, on s’est endormis assez facilement…