Précisions avant de commencer :
- les textes en noirs (mais pas en italique) sont de Nicole
- ce qui est en italique est issu de sources externes (Wikipédia, …)
- ce qui est en rouge sont mes petites remarques (les NDLR)
22 juin 2017
Jour anniversaire de notre
mariage, un jour heureux comme beaucoup d’autres. C’est aussi le jour du départ pour un autre grand voyage outre-Atlantique.
L’histoire commence ainsi :
Dans les années 70, j’ai une vingtaine d’années et suis une adepte des documentaires « Connaissances du Monde » diffusés dans les salles de cinéma, avec bien sûr comme commentateur le réalisateur de ces belles aventures terrestres. Il était donc possible de lui poser des questions à l’issue de la conférence. L’Asie, l’Afrique, l’Amérique, je les ai presque tous vus.
Ce soir là, à l’affiche dans la petite salle de cinéma de Nyons : « Le
Yellowstone ».
Je suis subjuguée par ces reliefs sortis des entrailles de la Terre. Toute mon attention est retenue par le besoin insatiable de respiration de notre planète. Elle a déboutonné son manteau à cet endroit sauvage des Etats Unis, pour laisser sortir par salves ses jets d’eau acide et fumerolles, qui l’oppressent. Quoi de plus normal que de libérer le bouchon de la soupape !
Le monde me fascine, me séduit, ainsi au fil des séances nait en moi un formidable désir d’évasions, de rencontres, de curiosités.
Peut-être qu’un jour … on ne sait jamais, au hasard des rencontres, la vie m’offrira de belles opportunités …
- Un jour, j’irai là bas, c’est sûr !
Les années 70 marquent un virage dans le tourisme, les lointaines destinations se démocratisent et deviennent accessibles.
Les décennies passent … Mais en 2016 …
- Chéri, puisque tu veux retourner aux Etats-Unis, je te propose que nous allions dans une région qui me fait rêver depuis longtemps, le
Yellowstone … d’accord ?
- D’accord pour le
Wyoming, mais dans ce cas, je vais allonger le séjour, parce qu’il y a plein de sites géologiques que nous n’avons pas vu en 2014
- Oh là là ! Tu m’inquiètes ! Attention ! Pas de séjour au-delà de 2 semaines
Comme j’aurai dû m’en douter, la liste des sites s’allonge de jour en jour. Fin 2016, nous en sommes à 33 jours, vols compris. Hum ! Ca va être dur pour moi. Tant pis, nous verrons bien ! Allons-y ! …
Au programme :
Californie,
Arizona, Nouveau Mexique,
Utah,
Nevada,
Wyoming, un pied dans le Montana, Dakota du Sud et Colorado.
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Sinard 17h.
J’ai veillé à une
réduction maximale du contenu de nos valises afin d’obtenir un encombrement minimal (
ce qui ne veut pas dire qu'on part légers ! On ne sait pas le faire 
). Elles sont soigneusement rangées dans le coffre de la
voiture. Nous sommes prêts !
Marche arrière toute. Par sécurité, nous attendons que le portail du jardin se referme automatiquement, ce qu’il refuse obstinément. Pourquoi ce refus d’obtempérer ? Hubert sort la clé à molette, démonte le système, se penche, se courbe, se tord, se détord pour essayer de comprendre. Curieusement, il garde son calme. Je n’en reviens pas, bon début ! La réparation ne sera que provisoire …
Départ pour l’aéroport de Saint Exupéry où nous devrions passer la nuit dans l’attente d’un départ matinal le lendemain matin. La
voiture sera fidèlement gardée dans un parking en périphérie de l’aéroport.
Nous prenons possession de notre chambre à l’
hôtel NH. Alors que la canicule sévit à l’extérieur, nous nous congelons à l’intérieur. Quelques pas dans les vertes allées de ce complexe hôtelier et à proximité de l’aéroport « l’Oculus lyonnais » le cousin de l’Oculus New Yorkais.
Le vol Lyon / Francfort se fait sur un tapis d’épais nuages que je prends plaisir à photographier, tant ils sont extraordinaires. De moutonneux massifs émergent au dessus de cette chape d’un blanc immaculé.
Arrivée à 9h à Francfort, départ à 10h15.
- dépêchons-nous, 1h15 pour rejoindre l’
avion, c’est peu
Nous nous plions aux « ixes » contrôles, lorsque tout se complique. Un vulgaire boitier métallique de fard à paupière sera à l’origine d’un déchainement passionné des agents de sécurité.
La valise cabine sera entièrement vidée de son contenu. Mise en fonction obligatoire des tablettes, appareils photo et ordinateur …
La contrôleuse cherche le bouton « marche » du disque dur de sauvegarde des photos ! « C’est quoi ce truc là ? » Rires sous cape !...
Quatre agents pour nous deux, c’est beaucoup trop ; je les soupçonne de faire un excès de zèle.
Mais enfin ! Avons-nous des têtes de terroristes ? Les minutes défilent, l’inquiétude de louper l’
avion pour
Los Angeles nous taraude.
Bien que chargé d’un sac à dos de 8kg, Hubert court comme un jeune loup sur ce tapis roulant sans fin. « Vite, vite, on va arriver trop tard, j’en suis sûr ! »
Essoufflés, nous prenons place. Les deux fauteuils de droite dans la partie arrière de l’A380 conviennent parfaitement. A droite le hublot, à gauche l’allée.
Durant ces 11h de vol, j’ai prévu un livre, une revue et la tablette. Le temps est long, d’autant que le Stewart nous oblige à baisser les stores. De plus, lors de timides ouvertures, le ciel n’aura qu’une immense mer de nuages à nous offrir.
Les micro-sommeils seront entrecoupés d’exercices dans l’escalier : 40 flexions jambe droite, autant de la gauche, quelques étirements et retour auprès de mon mari somnolant.
Deux heures nous séparent de l’aéroport de
Los Angeles. Mon doudou brame faim « aurons-nous un deuxième repas ? » Oui, une odeur de cuisine emplit le compartiment. Repas décevant, la qualité n’y est plus, c’est ainsi !
La mer de nuages s’est effacée, au profit de très belles vues sur les sommets enneigés des Rocky Montain. Les langues de sel se faufilent en fond de vallées, le spectacle est désertiquement lunaire.
- il fait frisquet, gémit Hubert
Maladroitement et en de grandes envolées, il saisit la couverture, la déplie, et hop ! Le verre d’eau se déverse entièrement au creux de son entrejambe. « Ha ha ! C’est froid ! »
La couverture et le pantalon ont absorbé cette petite rivière d’eau limpide
- J’ai l’entrejambe tout mouillé
- Attend que ça sèche !
Je ris, sans me moquer, bien sûr !
Plus bas,
Las Vegas s’étale. Med Lake est d’un bleu azur incomparable.
Tiens, une curiosité qui ne semble pas appartenir à notre Terre, mais plutôt à un autre astre ; il s’agit d’un grand champ de panneaux solaires, assortis de trois cônes qui semblent être des récepteurs d’énergie.
Alors ! Trump, qu’as-tu fait des accords de Paris sur le climat ? Heureusement, la
Californie et bien d’autres Etats passent outre et font fi de ton incompétence à gérer un sujet aussi majeur qu’est le réchauffement climatique. Tu devrais aller voir le dernier documentaire sur le travail considérable qu’a fait Al gore « Une suite qui dérange, le temps de l’action ». On peut s’instruire à tout âge !
La suite arrive demain, sans faute
