Ce matin, on ne se lève pas trop tard car j’ai pris des billets coupe-file pour le Real Alcazar à 9h (et vu la file d’attente lorsqu’on est passé hier, j’ai bien fait). On a 15/20 minutes de marche.
La nuit a été bonne et le réveil pas trop difficile pour les enfants.
La visite de l’Alcazar débute par différents patios et les salles intérieures dont la décoration est très semblable au palais Nasrides de l’Alhambra. Les photos ne rendent pas super bien, je mettrai plutôt des photos des jardins.




C’est vraiment lorsqu’on arrive dans les jardins qu’on en prend plein les yeux, c’est vraiment magnifique, luxuriant, ombragé, rafraichissant…


Pour les fans de Game of Thrones, vous reconnaîtrez le décor de Dorme.



Nous passons toute la matinée à l’Alcazar et en sortant, nous découvrons une très belle vue sur la Giralda.

Il est midi mais on s’est définitivement mis à l’heure espagnole pour les repas. On traverse la ville en direction des « champignons ».
C’est dimanche, nous croisons beaucoup de famille qui sortent. Tout le monde est bien habillé. C’est aussi jour de communion, nous voyons beaucoup d’enfants habillés pour l’évènement : les petites filles ont de véritables robes de mariées et les garçons des costumes. Ca semble être une journée très importante pour les espagnols.
Nous passons dans une rue très commerçante : robes de flamenco, éventails faits à la main… Ma petite est fascinée et rêve de trouver des chaussures de flamenco à sa taille.


Nous arrivons au metropol parasol sur les habitants surnomment « las setas » c’est-à-dire les champignons. C’est moderne et plutôt harmonieux. Il y a un musée en dessous que nous ne visiterons pas mais nous décidons de monter sur la structure. Une boisson est offerte en haut et la vue à 360° est très chouette. Ca vaut le coût, surtout que ça ne coute que 2 ou 3€ par personne. On prend l’apéro sur la terrasse.


Il est enfin l’heure de manger et encore une fois, certaines adresses du routard sont fermées. On s’éloigne un peu du quartier touristique, on a retenu la leçon de la veille ! Et on arrive vers un resto fréquenté par les sévillans. Le routard mentionne que pour les tapas, il faut rester au bar mais je tente ma chance et on nous installe dans la salle principale juste derrière une grande table d’une réunion familiale.
On prend des spécialités : salmorejo, ajoblanco (soupe froide d’amande), rabo de toro, burger à la viande de taureau… C’est délicieux.

Nous repartons en direction du Guadalquivir et trouvons enfin les chaussures de flamenco tant convoitées dans une boutique de souvenir !
Nous passons devant les arènes puis longeons les quais en face du quartier de Triana. On se prend un peu la tête pour savoir si on traverse ici ou plus bas : il fait chaud, c’est l’heure de la sieste, les enfants ralent parce que je sors la crème solaire… La petite crise familiale est vite passée. On a l’habitude, à 5, ce n’est pas toujours facile de contenter tout le monde.

On marche finalement jusqu’à la Torre del oro puis nous traversons pour aller dans Triana. On longe les murs à la recherche de l’ombre tellement il fait chaud. Heureusement, on arrive sur une petite place animée où on s’arrête manger des glaces. Cette pause fait du bien. Là aussi il y a une grande réunion familiale avec des enfants qui courent de partout ! Le bar commence à ranger sa terrasse à 17h, la sieste se fait tard le dimanche !


On repart en forme et on décide d’aller voir les pavillons des pays de l’exposition ibéro-américaine de 1929 mais finalement vu la chaleur, on préfère bifurquer dans la parc Maria-Luisa. Chouette, la place d’Espagne est à coté, on va pouvoir y retourner.
Le parc est plein de communiants accompagnés de photographe professionnel prenants différentes pauses. On voit bien que la religion est importante ici.
On trouve une aire de jeux : mon fils et ma plus jeune fille s’éclatent pendant que je retourne prendre des photos sur la place d’Espagne car plus ensoleillée qu’hier.



Sur le chemin du retour, on s’arrete au supermarché car la petite échoppe d’hier n’offrait guère de choix. On fait quelques provisions pour la suite du voyage. L’alimentation n’est pas chère ici.
On arrive à l’appartement à presque 19h, tout le monde s’écroule encore une fois. Je suis fière des enfants qui ont très bien marché depuis le début du voyage. On est content d’enlever les baskets car on a eu chaud et ma petite s’empresse de mettre ses nouvelles chaussures.
Mais la journée n’est pas encore terminée !
Ce soir, c’est spectacle de flamenco. Suzanna nous a conseillé un bar dans le quartier de Santa Cruz avec des spectacles gratuits. On mange et on repart vers 21h. Il fait encore très bon dehors, les gens commencent à sortir, c’est très agréable.
Le bar est une sorte de « guinguette » au fond d’une cour : grandes tables en bois sous un toit de tôle. Service au bar, c’est très convivial et les boissons ne sont pas chères. Les enfants sont contents de sortir comme des grands.
Les artistes qui se produisent sont des amateurs mais ça nous ira bien, on n’avait pas envie de payer un spectacle de professionnels.
Les guitaristes commencent à jouer, un chanteur les accompagnent et la danseuse fait son entrée. Elle est magnifique : les enfants se faufilent au devant pour mieux voir. Nous sommes tous envoutés. L’expression de son visage est grave, sa danse très rythmée.
Lorsque c’est terminé, un petit garçon d’à peine 3 ans (son fils) arrive sur scène et danse. Il est exceptionnel et a la faveur du public.
Nous attendrons le 2ème spectacle même s’il est tard. Ma grande fille a même eu droit à une photo avec la danseuse.

Il est temps d’aller dormir car demain, nous avons beaucoup de route à faire et il ne faut pas démarrer trop tard. Ces 2 journées à Séville ont été bien remplies et nous n’en sommes qu’à la moitié de notre voyage.



























