J 17 Mercredi 19 août – Murano et Burano
Notre projet était de visiter Venise de manière « cool », sous un aspect Dolce Vita plutôt que de vouloir visiter les principaux sites et musées. D’abord parce qu’en fin de vacances, nous n’avons plus l’énergie de faire de longues visites, et d’autre part, mon mari et mois avons déjà pu visiter les principaux sites et enfin, les enfants ne sont pas vraiment fans de visites de musées de peintures ou d’églises.
Donc, une journée et demi de visite de Venise même, et les deux jours suivants orientés sur les îles.
C’est la raison pour laquelle ce matin nous prenons un pass de deux jours pour voyager de manière illimitée par bateau. Le bateau pour Murano se prend à Fondamente Nove, qui n’est pas très loin à pied de notre maison, dans le quartier de Cannaregio mais nous prenons le bateau tout près de la maison, à Sant’Alvise : l’avantage est que c’est la même ligne que celle qui va à Murano de sorte que nous trouvons facilement des places assises, l’essentiel des passages montant à Fondamente Nove.
Le bateau s’éloigne ensuite de Venise en direction de l’ile de San Michele, qui abrite en fait le cimetière de Venise, juste en face. Cela doit être joli à voir
Puis 10 minutes plus tard nous accostons à Murano, notre première escale.
L’ile de Murano est connue bien sûr pour ces verriers célèbres dans le monde entier. L’ile n’est pas très grande : il s’agit plutôt d’un petit archipel d’iles reliées par des ponts, ou d’une ile coupée en morceaux principaux par des canaux. Le bateau nous débarque vers une extrémité de l’ile d’où part un grand canal le long duquel se suivent verriers et magasins de souvenirs. Tout au bout, un grand canal perpendiculaire coupe l’ile en deux. Outre les verriers, il est possible de visiter un musée du verre de Murano et des églises.
Nous nous contenterons de la première « moitié » de l’ile de Murano, et il y a déjà fort à voir car ce sont des dizaines de verriers qui exposent leurs œuvres. Il y a d’ailleurs des qualités très différentes d’objets ou verres en Murano… et de tous les prix !
Nous visitons d’abord quelques salles d’exposition proposant statues et lustres magnifiques, de plusieurs milliers d’euros.
Après plusieurs magasins de babioles, nous trouvons notre bonheur chez un maître verrier : Cesare Toffolo, au 37 de la Fondamenta Vitrai, le quai principal.
Nous y achetons des verres magnifiques avec des dessins à la feuille d’or et l’artisan nous fait une
réduction de 10%. C’est déjà ça vu le prix…
Je m’achète également un bracelet et des boucles d’oreilles et Louise les mêmes boucles d’oreille mais en vert alors que les miennes sont bleues.
Bien chargés (les verres sont emballés dans du papier bulle mais sans carton !) mais le portefeuille bien allégé, nous convenons qu’il est temps de quitter Murano puisque le projet est de visiter ensuite Burano mais également Torcello que nous n’avons pas vu en 2017.
Le départ vers Burano se trouve sur un autre quai, sur une autre ligne et en s’approchant nous constatons qu’il semble y avoir beaucoup de monde sur cette partie de l’île. Nous réalisons cependant qu’il y a beaucoup de monde parce que la foule fait la queue pour le bateau vers Burano !
Et vu le nombre de personnes dans la file et la taille des bateaux, nous ne sommes pas près de monter à bord. Il est déjà l’heure du déjeuner et certains ont commandé des pizzas à emporter qu’ils mangent en faisant la queue.
C’est interminable. Nous attendons plus d’une heure avant de pouvoir embarquer…
Trente minutes plus tard, arrivée à Burano, que je préfère très nettement à Murano.
Il est largement l’heure de manger et nous constatons que les restaurants dans la rue principale sont déjà pleins. J’ai repéré une adresse sur mon guide d’un petit restaurant à l’écart, au bout de l’ile. On décide de tenter notre chance. Le restaurant se situe au bord d’un canal isolé des magasins et autres restaurants et c’est bien agréable. Nous commandons pates et salades, plats bons mais un peu chers, on paie manifestement le fait d’être à Burano. Cela fait cependant du bien de pouvoir déjeuner à l’ombre et au calme après ces quelques heures dans la foule.
Dès que l’on s’éloigne des premières rues de l’ile, la foule disparait. Nous nous baladons dans les ruelles et profitons du charme incomparable de ces maisonnettes colorées au bord de l’eau.
Tellement plus joli que Murano !
Vu le monde à l’approche des quais, nous renonçons à visiter Torcello : il va déjà falloir attendre longtemps pour avoir un bateau de retour vers Venise.
Nous refaisons donc la queue en plein soleil et après 45 minutes, nous pouvons embarquer vers Venise.
Nous descendons à Fondamenta Nove de manière à pouvoir nous balader au retour dans Cannaregio.
Nous revenons enchantés de cette journée dans les îles.
Demain, nous retournons dans les iles, vers le Lido.