Jour 4 : Samedi 24 août 2019
De Scottsdale (Arizona) à Sedona (Arizona)
2 heures de route environ
Bon c’est qu’est bien avec la fièvre, c’est que je parviens à dormir jusqu’au moins 5h00 du matin.
Comme tous les matins, dès que je me lève, je me dis c’est bon, je crois que je vais mieux… Ce n’est qu’un leurre.
Une fois tout le monde réveillé, on descend au petit-déjeuner… Une fois devant tous ces aliments, j’ai un énorme dégoût qui me traverse… Ouh la la j’ai pas faim du tout. J’ai même envie de gerber (ah tiens un nouveau symptôme).
J’essaie de pas trop me plaindre pour pas que mon papa Benji me force à manger mais quand il voit que je m’assois avec rien, il est pas content content.

Bon d’accord je vais chercher un yaourt !
Vous savez les yaourts pot XXL 3 fois plus gros que chez nous. Bien évidemment, je ferai mon cinéma parce que je parviens pas à le manger… je tourne ma cuillère en rond dans le pot avec les yeux dans le vague mais ça suffit pas pour l’attendrir.
Putain ça me gave d’être malade…
Allé on remballe tout et on quitte ce petit endroit charmant… J’ai même pas pu profiter de la piscine.
Avant de quitter
Scottsdale, j’ai prévu la visite du Papago Park.
Pour info :
Papago Park est un parc naturel en cœur de ville qui fut déclarée patrimoine national grâce à la présence considérable de saguaros au début des années 1990. Au total, la Parc compte 607 ha de dunes, de ruisseaux et de lagunes favorisant la pratique d’une foule d’activités récréatives mais aussi pour y admirer la faune, la flore et les formations rocheuses sculptées par l'érosion. Le Parc étant immense, outre les balades à pieds, il est conseillé d'utiliser la
voiture pour se rendre d'un point d'intérêt à un autre.
Nous y sommes en moins de 10 minutes. C’est tout près de l’
hôtel.
L’entrée est gratuite… Seul le jardin botanique est payant (18 dollars par personne), mais nous n’irons pas.
J’avais repéré « Hole in the rock » autrement dit « le trou de la roche » mais ça le fait moins…
C’est le premier truc qui se présente en entrant, on s’y arrête donc.
En descendant de l’auto comme dirait ma grand-mère… et les belges (pardon les copains

), Benji et moi on s’asperge de crème solaire. Le soleil tape dur, et moi je veux pas de cancer… en même temps qui en veut un !
Mon frère n'est pas habitué à la crème solaire parce qu'il est pas habitué à prendre le soleil… Encore une anecdote. Mon frère, quand il part marcher (parfois 20 kilomètres), il marche en jean et en mocassins ! Il a de ces idées.
Impossible de lui faire porter un jogging et surtout pas une paire de baskets. Il est très vieux jeu et très propret sur lui. Il a toujours un mouchoir en tissu dans la poche pour s’essuyer les mains au cas où… Si si il a 25 ans
Du coup, à force de lui rabâcher dans les oreilles avant de partir, il a fini par acheter 2 shorts et une paire de chaussures de rando.
Tu crois tout de même pas que tu vas me gâcher les vacances en glissant en mocassins au bord d’une falaise ?????
Bref… du coup, ça fait 2 jours qu’il porte un short… Incroyable ! Sur la fin du roadtrip, il finira quand même par remettre son jean qui lui manquait tant.
Donc revenons à notre bonne vieille crème solaire… J’en passe à Alexis qui a la peau très très blanche.
Le Hole in the rock n’est pas très loin… il y a tout de même une petite grimpette, qui sous la chaleur devient quelque peu… fatigante.
L’arrivée dans le trou est assez impressionnante… il y a une certaine sensation de vertige.
La vue y est très très belle… c’est tout ce que j’aime.
On aperçoit
Phoenix… et ses avions qui décollent.
Nous restons quelques instants pour contempler puis regagnons la
voiture.
Le trou vu du parking :
Nous décidons de continuer notre visite… mais ça ne se passe pas comme prévu. La route pour monter est barrée. Il y a une sorte de petit visitor center. Je vais voir pour me renseigner mais c’est fermé. On prend une autre route pour aller à un autre endroit dans le parc. Il y a un petit chemin qui monte et où il y a la tombe de je sais plus trop qui en haut… on fait quelques photos puis on redescend. Il fait si chaud.
On retente de reprendre la route qui était barré… toujours barrée. Après avoir fait plusieurs tours et ratours, et de n’avoir rien compris à ce parc soit disant immense mais finalement inaccessible, on décide d’abandonner et de rejoindre
Sedona.
Deux heures de route nous en séparent… la route est splendide. Des milliers de cactus nous entourent.
Alors où est-ce qu’on a mangé le midi ???? Cette question reste une énigme. Même avec les photos, je ne parviens pas à retracer le lieu de notre déjeuner.
On arrive à
Sedona et on est de suite…. bluffé

Même mon frère qui ne montre aucune émotion d’habitude, et bah là il est sur le cul. Cet endroit est époustouflant. Y’a comme un silence dans la
voiture.
Il est encore tôt pour se rendre à l’
hôtel, on décide donc… non je décide donc car c’est moi qui tient le programme, d’aller directement faire le Wilson Canyon trail.
Nous traversons la ville de
Sedona pour y arriver. Le parking est plutôt petit et bien bien plein. Nous patientons et trouvons une sorte de place tant bien que mal. C’est le bin’s ici.
Et encore une fois, quelle chaleur, mais quelle chaleur !
Il y a beaucoup de monde car d’ici, il est possible d’admirer le pont Midgley et il y a une belle vue sur Oak Creek Canyon.
Le sentier du trail est juste à côté… En route. Il fait 4.5 kilomètres aller/retour et 90 mètres de dénivelé. Je me sens mieux mais j’ai pas beaucoup de force car je ne mange quasiment rien.
Contente d’être là, dans ce joli décor… Le trail se fait en partie dans la fôret, ce qui nous permet d’avoir de l’ombre… malgré tout on étouffe.
Je ne ferai pas la montée à la fin… je suis HS ! J’attends les garçons qui continuent sans moi.
Je patiente seule sur une pauvre pierre… Je suis rouge écarlate. D’ailleurs Benji m’appellera Red Girl pendant tout le voyage.
Mélanie rouge comme une tomate :
Je sais pas pourquoi, mais je ne transpire jamais

… je me touche le dessous des bras, c’est sec comme le vent du nord alors que je marche des kilomètres sous 40 degrés !!! Par contre je suis comme une cocotte minute… J’ai trouvé un truc qui me soulage un moment. Je me verse des bouteilles d’eau sur la tête… ça fait un bien fout. Malheureusement je sèche vite.
Un groupe de touristes est en train de redescendre et me demande si tout est ok vu que je suis là comme une pauvre malheureuse. Ils sont sympas les gens. Ça sera les seuls que l’on croisera sur toute la randonnée.
Les garçons reviennent… Bon j’ai bien fait de pas monter, y’a rien à voir là-haut.
Allé faut faire le retour maintenant. La rando était tout de même sympa.
Nous nous rendons ensuite à notre
hôtel… enfin nous nous trompons d’
hôtel plutôt.
Le nôtre s’appelle Villas at Poco Diablo, et nous on se rend au Poco Diablo Resort.
Les réceptionnistes sont toutes les 2 hyper sympas, on discute un peu et je leurs dis qu’elles vivent dans un endroit magnifique. Elles nous expliquent que notre établissement est juste derrière. En fait c’est plus ou moins le même truc mais là nous sommes à l’
hôtel et nous on a réservé un genre de petit appart.
En arrivant, on voit que la réception est fermée car en travaux… Aïe, j’aime pas beaucoup ça.
Il y a un mot à la réception qui dit de se rendre à un numéro de chambre. En attendant, ils ont transformé un studio en lobby… sauf qu’il est fermé aussi.
Il y a une indication qui dit qu’il faut appeler avec le téléphone accroché au mur et que quelqu’un nous dira quoi faire. Saperlipopette c’est pas possible c’est sur moi que ça tombe.
Bien évidemment Benji ne veut pas téléphoner. Je m’y colle…
Je commence l’appel, quelqu’un décroche et parle anglais… Normal Mélanie on est aux ETATS UNIS.
Mummm je me sens comme une conne. Pas le choix faut que je dise quelque chose… J’essaie baragouiner 2 ou 3 trucs mais à priori je balbutie trop pour ma correspondante qui me raccroche au nez. Punaise la pétasse.

Je suis pas la seule touriste quand même ! J’essaie une deuxième fois…
Je parviens plus ou moins à comprendre ce qu’elle me dit. Elle veut me donner un code pour ouvrir la boîte où je pourrai prendre ma clé. Ok… jusque-là tout va bien. Sauf que ce putain de code il a 500 chiffres. Je le tape… ça marche pas. Je lui répète, elle me dit ok mais ça marche toujours pas.
Put* y’a un truc que je comprends pas ou quoi. Je raccroche et demande à Benji de téléphoner. Peut-être que lui il comprendra ce que je ne comprends pas.
Et bien vous savez quoi ???? Il a jamais voulu le passer ce coup de fil. Rohh la couille molle….
Disons qu’on se prend un peu la tête sur le parvis. Et si je veux pas qu’on passe la nuit dehors, j’ai plutôt intérêt à rappeler. La dame me dit qu’elle nous envoie quelqu’un dans 10 minutes. Ouf.
Le monsieur arrive… Putain de bordel de merde, il me manquait l’étoile. A la fin du code il fallait taper * et je n’ai pas compris le mot STAR. Oh my god… bon tanpis, au moins moi je suis courageuse.
Et je suis quand même contente de moi car avant j’aurais jamais pu tenir une conversation par téléphone. Oui oui Mélanie t’auras un bonbon.
On prend possession de notre studio qui est super sympa… et la vue derrière est top.
Notre hébergement pour 3 nuits :
On se pose un peu puis on décide d’aller faire des courses au Whole Food Market. Il y a 2 barbecues à disposition et on compte en profiter. C'était sans compter sur ma formidable prestation dans la supermarché... D'un coup me prend une envie de vomir. Je me suis ruée sur les sacs pour mettre les légumes et j'en ai ouvert un en vitesse. Tout le monde me regarde... grand moment de solitude. J'ai attendu plusieurs minutes... et ça a fini par passer, je n'ai pas vomi. J'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaarre !
Une fois à notre chambre, je meurs de faim…

On s'est pris 3 énormes faux filet qui s’avèrent être délicieux ! On se régale. Moi je sens pas grand-chose, j’ai le nez bouché.
On passe un très bon moment pour le dîner.
