Jour 3 : Vendredi 23 août 2020
De Twentynine Palms (Californie) à Scottsdale (Arizona) en passant par Joshua Tree
(5h00 de route environ)
3 dolipranes et une dizaine d’heures plus tard, je me lève… Aïe aïe aïe ! Tu es malade Mélanie.
La veille je me suis couchée genre à 20h00… Peût-être même avant. La fatigue accumulée à cause du décalage horaire + mon état de santé moyen moyen ont eu raison de moi. Te trouves pas d’excuses Mélanie, t’es une grand-mère… même sans jet lag.
J’entends déjà tout haut ce que mon frère a dû se dire à ce moment-là… Punaise elle va se coucher avec les poules celle-ci. Super les soirées en vacances ! Je vais me faire chier comme un rat mort (je l’aime bien aussi celle-là et je l’emploie beaucoup en temps de confinement).
Bon bref… j’ai dormi c’est déjà ça, mais je me suis levée plusieurs fois pour prendre des médicaments. J’avais la tête brulante et un bon mal de gorge. Saloperie de clim !
En plus de ça, environ 2 mois avant de partir aux USA, je me suis chopée un drôle de truc. J’ai une de la toux, pendant des semaines. Je toussais tellement, que j’en avais attrapé un mal de « thorax, poumons, côtes » phénoménal. Je suis allée au médecin, j’ai passé une radio des poumons mais rien de visible. Je comprenais d’ailleurs pas qu’il n’y ait rien sur les radios tellement je souffrais.
J’avais l’impression qu’on m’avait défoncé les côtes. Pour vous dire, je ne parvenais même plus à me lever du lit. Du coup, j’étais obligé de rouler sur le côté… vous imaginez le truc ! Impossible d’utiliser la force de mes abdos (enfin abdos est un grand mot, ma gloutonnerie a eu raison d’eux).
Le médecin m’a donné des cachets mais ça ne passait pas… J’y suis retourné un peu avant le départ car j’avais pas envie d’avoir ce problème en vacances. A priori seul le temps ferait disparaître la douleur. Bon heureusement c’est parti avant qu’on s’en aille.
Donc revenons en
Californie… Nom d’une pipe en bois… la toux et le mal qui va avec est en train de revenir !!!!!! A petite dose pour le moment. C’est encore supportable.
Donc bref, on est aux USA et il faut que je retrouve la pêche.
Nous descendons déjeuner… Moi j’avale trois fois rien. J’ai pas faim. Pour l’instant cette phrase est sans conséquence mais d’ici quelques jours, j’aurai les yeux de Benji braqués sur moi comme des mitraillettes à chaque fois que je la prononcerai

Et je vais le dire souvent…
Allé on se prépare… Mon frère a l’air de dormir la nuit c’est cool… et ses problèmes de caca sont résolus. Il ne l’a pas dit mais on l’a senti… au sens premier du terme.
Joshua Tree n’est qu’à 5 minutes de notre
hôtel. Nous y arrivons donc très vite.
Je me sens mieux… sûrement l’euphorie d’entrer dans un National Park !
Nous entrons donc par l’entrée nord, et nous arrêtons au Visitor center. Nous achetons le
pass America the Beautiful pour 80 dollars (je crois que le prix n’a pas changé depuis notre premier roadtrip en 2014).
En passant la petite cagounette, il y a un mot collé sur la vitre… Key’s View est fermé car y’a trop de bees (abeilles) !!!!! Punaise…. C’est là que je voulais absolument aller. Rohh ça m’énerve mais pas le choix. On voulait voir la faille de San Andreas nous.
On oublie… d’ailleurs le parc nous le fait vite oublier. C’est trop beau ici.
Le ciel est bleu, le soleil brille… Il ne fait pas encore trop chaud… mais ça va pas durer !
On s’arrête au gré de ce que l’on voit… bon on s’aide un peu de la carte quand même.
Alors vous m’excuserez par avance (le service réclamation est fermé), mais je ne sais plus le nom des endroits où l’on s’est arrêté, ni le nom des petits trails que l’on a fait. Je ne me souviens que des anecdotes correspondantes.
Premier arrêt… Dieu que c’est beau et en plus on est seul. Je croiserai juste une touriste seule qui me demandera de la prendre en photo.
J’en prends pleins les mirettes
Deuxième arrêt… On s’avance sur un petit chemin. Au fur et à mesure, on se rend compte que ce petit chemin grimpe. On doit avoir une super vue de là-haut… mais comme des novices, on n’a pas pris d’eau… et moi j’ai pas pris de mouchoirs, chose qui commence à devenir indispensable pour moi. Ouais ça sent le moisi Mélanie.
Je ne me sens pas de retourner à la
voiture et refaire tout le chemin. Tanpis… on décide donc de faire demi-tour. Y’en aura d’autres.
On remonte en
voiture et on continue notre découverte du parc. Y’a vraiment pas grand monde et c’est très appréciable.
D’ailleurs, je fais une petite parenthèse pour vous dire que durant tout notre roadtrip, on aura souvent été seuls, ou presque seul sur les trails et dans pleins d’endroits. On est pourtant en août.
Le seul endroit bondé aura été sans surprise :
Horseshoe Bend.
Bon revenons à
Joshua Tree.
J’avais repéré une rando à faire, le Wall Street Mill Trail… je viens de retrouver le nom grâce à notre ami Google.
Nous nous garons et prenons tout ce qu’il faut (eau, crème solaire, casquettes). C’est parti…
Ce trail fait 3.9 kilomètres aller-retour, en plein soleil dur dur. Mon c’est très beau et on est absolument seuls.
Mon dieu qu’il fait chaud… ça aussi je vais le dire souvent !
Sur le chemin, moulin à vent et vieille carcasse de
voiture.
Arrivés au bout à l’aller, la chaleur me terrasse. Mon front est brûlant. Je n’ai pas de thermomètre, mais j’ai bien 40 de fièvre.
Il y a même un vieil équipement qui servait pour les mines. A ce moment-là, j’ai trouvé un tout petit arbuste. Je suis accroupie dessous pour avoir un semblant d’ombre. Du coup, je ne le prends même pas en photo.
Moment de vérité : A ce moment précis du trail, je commence à réaliser que ça va être compliqué pour moi sur les randos si je continue à être malade. Là, il me reste encore tout le retour à faire et je sais pas comment je vais faire avancer mes jambes. J’ai presque envie de pleurer. J’ai peur que ça m’handicape pour pleins d’autres trucs.
J’essaie quand même de rester positive et compte sur les cachetons pour faire disparaître ça au plus vite. C’est sans compter sur Benji qui n’y va pas de main morte pour me faire avancer plus vite.
Il a pas encore pris conscience que j’ai une fièvre d’enfer, et crois que je simule… Il dit que j’ai toujours mal quelque part ! Ah vous connaissez vous aussi ?
Du coup, il est pas tendre avec moi.
Je prends sur moi.
On s’arrêtera une nouvelle fois pour voir pleins pleins de Joshua Trees dans une petite randonnée.
C’est beau…
Benji admet enfin que ma tête bouillonne. On remonte dans la
voiture et on continue de rouler vers la sortie sud. On s’arrête en chemin pour manger. Les garçons meurent de faim. Il est déjà plus de 13h00. Bon y’a bien des endroits avec des tables de pique-nique, mais avec cette chaleur, hors de question de manger dehors. Et bien ça sera dans la
voiture avec la clim… ça nous arrivera souvent d’ailleurs.
Après ça, on décide de quitter le parc. Il nous reste 3h30 de route jusque
Scottsdale en
Arizona.
Vu que je ne conduis pas et que j’ai pris place à l’arrière (j’ai la place avant à mon frère), je me dis que je vais me reposer pendant le trajet, comme ça je serai peut-être en forme à l’arrivée.
Je commence à faire mon petit lit derrière et je m’allonge… et là, le commandant en chef (Benji) me dit

… Hors de question de s’allonger. Ta ceinture ne sera pas efficace en cas d’accident. Tu restes donc assise… Put* l’enfoi* il compatit même pas ! Vu que j’aime pas les conflits, je fais dodo assise.
3h30 plus tard nous arrivons à Scoottsdale… en descendant de la
voiture on se rend compte que la température n’a pas baissé. Mummm ce petit vent brûlant.
Nous prenons possession dans un petit
hôtel hyper charmant style année 50. J’y serai bien restée plus longtemps. Très bon rapport qualité prix d’ailleurs.
hôtel du jour :
En arrivant devant la porte de la chambre, la carte électronique ne fonctionne pas. Benji redescend au lobby, et Alex et moi on attend devant la porte. Il y a des chaises sur le petit balcon, on se pose. Mon frère allume une clope… Au début je fais pas gaffe. Et pis, il fout ses cendres dans des anciens cendriers reconvertis en pot de fleurs. Hannnn mais qu’est ce tu fais ??? On a pas le droit fumer ici. Et la bonne femme qui arrive avec benji pour régler le problème de carte. Mon frère a un bon coup de chaud, mais a le reflex de planquer sa cigarette dans le creux de sa main et de foutre le camp très vite.
Ah mon frère et la cigarette… C’est un des amours de sa vie (avec les bouteilles de rhum).
Comme on sait qu’il fume pas mal, et comme les distances en
voiture sont parfois longues, on lui a dit de ne pas hésiter à nous dire de nous arrêter quand il avait envie d’en griller une. Mais comme il est timide et qu’il n’ose pas nous le dire (et moi j’y pense pas toujours), ben des fois on roule des heures sans qu’il tire sur une clope… Alors dès qu’il descend de la caisse, il se rue sur son paquet.
Des fois il me faisait rire… Au bout d’un certain temps à rouler, je le voyais se tortiller dans tous les sens, genre il tenait plus en place. Du coup, je comprenais qu’il avait envie de nicotine. Mais bordel, dis le nom d’un chien !
On prend possession de la chambre, petite mais propre et sympa.
Le coin piscine est super et donne vraiment envie… On se tâte mais je préfère pas y aller avec la fièvre. J’ai peur de faire empirer.
Du coup on se reposera un petit peu avant d’aller faire un tour dans Old Town
Scottsdale.
Il fait encore tellement chaud dehors mais moi j’ai mis un pull car parfois je claque des dents.
On ira manger dans un japonais où mon frère découvre le poke bowl. Il adore, bon en même temps c’est trop bon. D’ailleurs comme je ne finirai pas le mien, il en profitera. Je lui dis que c’est pas une bonne idée car je suis malade et il risque de choper mes microbes. Il s’en fout, son ventre parle. C’est un bouffeur celui-ci… il est pourtant épais comme un fil de fer.
Resto que je recommande mais j’ai pas le nom

… Excellent rapport qualité prix. Par contre comme partout en intérieur il fait un froid glacial. Je serai contrainte de mettre une couverture sur moi.
On passera au centre commercial juste après pour acheter un UNO.
Ce sera encore une fois sans moi ce soir… extinction des feux très tôt pour moi. Je me dis demain ça ira mieux.