Jour 13 : mercredi 13/06
Le réveil sonne donc à 7h00.
Mon frère se précipite sur l’ordinateur (lui à qui il faut d’habitude 30 minutes pour se lever

).
Il a reçu une réponse de sa conseillère qui lui dit qu’ils n’ont jamais reçu l’option internationale signée de sa main pour le voyage aux USA alors qu’il l’avait signée en agence et laissé à la réception.
Apparemment, quelqu’un n’avait pas fait son travail…
Ils lui renvoient le même questionnaire, à imprimer, signer, scanner et à leur renvoyer par mail.
Mais bien sûr ! Tout le monde part en vacances avec son imprimante avec soi.
Mon frère tente de les appeler par téléphone, et coup de chance, réussit à les avoir du premier coup.
Il leur explique qu’il est à 9000 km de la France, au milieu de l’
Utah, qu’il n’a pas les moyens d’imprimer leur fichu papier et leur demande d’activer son option International immédiatement.
Après une vérification, ils finissent par accepter.
Ceci étant fait, on sort déjeuner.
On ne se rappelait plus combien il faisait frais les matins dans le coin avec l’altitude. Quand on repense au congélo qu’était la maison la veille quand nous sommes arrivés, mais pourquoi diable ont-ils des clims ???
Aérez les nuits et fermez à partir de 8h30, c’est écolo, moins onéreux et le résultat final est le même.
On déjeune en ville au
Kanab Creek Bakery trouvé sur internet. Pas donné (5.5$ HT le jus d’orange) mais très bon.
J’ai même osé braver un interdit, manger un croissant. Très bon. En revanche le prix faisait très mal (dans les 6$)…
On finit par prendre la route de
Zion.
On avait volontairement zappé ce parc il y a deux ans car j’y avais été 10 ans auparavant lors d’une journée éclair avec mes parents (départ de
Las Vegas,
Zion et finir à
Bryce le soir) et on avait absolument pas accroché. On était resté dans la vallée sans faire de balade.
Je voulais donc lui donner une autre chance avec une journée complète passée là-bas.

On traverse la très jolie Route 9 et on arrive au parking du Visitor Center vers 9h passés.
Et là, impossible de trouver une place.
On a tourné en rond pendant 15 minutes, mais rien à faire. On est arrivés trop tard.
On continue donc en direction de
Springdale, et c’est là que le scandale du jour arrive. Tout est payant, qu’on se gare en bord de route où sur les parkings flambants neufs.
Ce n’est pas que ce soit payant qui nous ulcérait, mais que le prix était fixe.
20$ jusqu’à 23h59.
Qu’on se gare au parking à 0h01 ou 23h58, c’était ce prix et rien d’autre.
Et surtout, c’était ce prix qu’on se gare au premier parking extérieur à côté de l’entrée ou au parking à fort fort lointain.
On se gare au 2ème parking quand on réalise que les prix sont identiques.
On va à pied jusqu’à l’arrêt des shuttles, après avoir fourré sous le nez d’un ranger le pass pour notre véhicule qu’on avait pensé à prendre après qu’il ait essayé de nous faire payer une entrée par personne.
On a attendu 3 navettes avant que ce soit notre tour, ce qui n'était pas un problème. Leur système était bien rodé. Bien mieux qu'au
Yosemite.

On doit avouer qu’ils avaient une sacrée bonne façon de prévenir les gens d’arrêter de nourrir les animaux.
On descend à l’arrêt The Grotto, et on s’élance vers Angels Landing.
Je n’ai fait aucune photo lors de la montée. L’appareil photo était dans mon sac et j’étais concentré à fond sur notre ascension.
La montée a été très dure. Il faisait sacrément chaud. Sur le moment, je regrettais de ne pas avoir inversé en faisant
Bryce ce jour-là qui était moins dur et nous aurait acclimaté un peu à la chaleur locale.
Faire cette rando alors qu’on était encore en Idaho 24h auparavant n’était pas l’idée du siècle…
On finit par s’arrêter au premier coin d’ombre au milieu de l’ascension.
Et mon frère lâche alors une phrase qui m’a mis hors de moi :
« Merde, quelle chaleur, on aurait dû commencer plus tôt »
A ton avis ******, pourquoi j’avais dit réveil 5h00 ?!
C’était pas seulement pour avoir une place de parking gratuite !
Le 2ème tiers du trail se fait à l’ombre, jusqu’aux lacets de Walter’s Wiggles où le soleil réapparaissait sur la fin.

On ne s’attendait pas, chacun montait à son rythme.
Une fois arrivés à Scout Lookout, après avoir repris notre souffle 10 minutes, on essaye de continuer.
Je dis bien essaye, car mon frère a le vertige et n’est pas allé plus loin. Je n’ai pas le vertige mais je n’étais pas trop rassuré et je n’ai donc pas voulu tenter le diable et me suis donc arrêté assez rapidement. C'est surtout le fait de devoir attendre dans des positions inconfortables que les gens arrivant dans l'autre sens passent qui ne me plaisait pas du tout...

Le copain tenait absolument à aller au bout. Mais au bout d’1/2h, il est revenu en disant qu’il y avait un embouteillage de malade, que les gens piqueniquaient en plein milieu du trail, gênant les personnes qui voulaient passer.
Bref, il y en avait pour un (très) long moment avant d'arriver au bout et il a préféré abandonner.
Tiens, les protagonistes de la pub dans la navette
Le lieu est magnifique mais la fourmilière humaine ruine absolument tout.
On est redescendus tranquillement. En croisant des personnes exténuées dans les Walter’s Wiggles qui étaient à 100% en plein soleil.
C’est d’ailleurs un coup de gueule que j’ai contre les parcs nationaux, et pas forcément
Zion, c’est que je trouve que les informations ne sont pas assez claires sur la dangerosité des trails en plein cagnard.
Ça nous avait choqué à Delicate Arch deux ans auparavant, et on revoyait les mêmes scènes en redescendant d’Angels Landing.
Le fait de voir des familles avec des gamins de moins de 10 ans, sans chapeau ni casquette, et avec une seule bouteille d’eau de 50cl pour toute la famille, grimper à une heure où les températures sont les plus chaudes de la journée, nous choquait.
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi des rangers ne sont pas positionnés à l’entrée des trails pour interdire (et pas prévenir) à ces inconscients de faire les randos aussi mal préparées.
Et je ne comprends pas également, dans le cas de
Zion, qu’il n’y ait pas un ou deux rangers dans la dernière portion d’Angels Landing pour faire la circulation dans cet endroit si escarpé à la manière des travaux sur les routes où il y a deux personnes avec des talkies pour faire une circulation alternée.
On se précipite sur les robinets une fois arrivés en bas pour remplir nos bouteilles qui étaient presque vides.
On monte ensuite dans la navette pour aller au dernier arrêt pour marcher un peu le long de la rivière jusqu’au panneau interdisant d’aller plus loin. Curieux parce qu’on ne trouve pas le courant si fort que ça, et que bon nombre de personnes se baignent en aval 200m plus loin…

Même lui arrive à tenir dans l'eau !

La même avec un filtre pour essayer d'avoir la rivière en mouvement.
Nous allons ensuite à Weeping Rock qui est assez sympa avec cette eau qui dégouline des sommets.
Il doit être presque 17h et on décide de retourner à la
voiture, surchaufée
Pas moyen de s’arrêter au parking de Canyon Overlook à la sortie du tunnel.
Le ressenti sur le parc est simple : pour nous trois,
Zion a été le flop du voyage au niveau des parcs.
Les additions du parking sous-dimensionné du parc, des parkings hors de prix à l’extérieur, de la foule, de la chaleur et de l’inaccessibilité des Narrows ont donnés comme résultat l’impression qu’on a fait que subir ce parc au fur et à mesure de la journée.
Et c’est un peu un crève-cœur car je trouve le parc magnifique sur les photos. Mais on était tous déçus dans la
voiture.
C'était un peu la même sensation que nous avions eu à
San Francisco 10 jours plus tôt. La différence c'est qu'on arrivait à ressortir des choses positives de
San Francisco, même durant le voyage.
Mais pour
Zion, même les photos n'arrivent pas à me faire sortir l'idée de la tête que c'est la deuxième fois en deux voyage, et à 10 ans d'intervalle, que je perd une journée de mon voyage dans ce parc et qui aurait pu être consacrée à autre chose (comme rester une journée de plus au
Yellowstone).
Une fois rentré à
Kanab, on essaye comme la veille de diner au restaurant mexicain local extrêmement réputé, mais il y a près d’une heure de queue à l’extérieur.
On dine alors au Iron Horse, dont le
Routard parlait de leur déco très Western mais les massacrait au niveau de la nourriture… Ils feraient bien d’y retourner. On y a mangé les meilleurs burgers du séjour.
Déjà, quand tu passes commande et qu’on te demande la cuisson du steak pour un burger, tu sais que tu vas te régaler avant même que ton plat soit servi.
Un chanteur à guitare assure le show, et on regarde en même temps la 1ère MT du match 6 des finales
NBA.

Tout mon objectif n°2 du voyage réuni sur une seule photo, dans la cour du restaurant.
On quitte le restaurant à la mi-temps et on se précipite de rentrer pour regarder la fin, et la victoire de Toronto sur
Golden State !

Je me couche sur une note positive.
Demain,
Bryce ! On a hâte !