Jour 4 : 02/07/2018
La Mauricie c'est ma rivière
Comme la Seine est la tienne
Mais il n'y a que mon père
Maintenant qui s'en souvienne
Quelquefois…
(D’après celle qui suite à une panne d’essence avait un problème : Qu’est ce qui fait pleurer les filles ?)
C’est que j’entends au fond de mon lit ce matin, alors que la nature s’éveille

… Meggie est sur le pont à nous confectionner le petit déjeuner. Qui sait, on va peut-être danser le sirtaki après

!
Non je déconne

, c’est le doux chant mélodieux des oiseaux qui me fait émerger, encore une fois à 5H en pleine forme. Je candycruche un peu, je picrosse un peu, je candymaniate un peu… je m’ennuie beaucoup

.
Ah l’homme ouvre un œil, génial je vais avoir un copain avec qui discuter

! Enfin, pas avant son café, pfff

.
Dans la chambre voisine, ça bouge, ça rigole et …ça se dispute

. Ok tout le monde est debout.
Le petit déjeuner nous attend : croques messieurs, fruits frais, croissant, pain, yaourt, confiture, Nutella, sirop d’érable…on est gâté et c’est délicieux

.
Un papa belge est là avec sa fille, on papote un peu. Il est épaté par notre roadbook, lui tous les soirs, il regarde où dormir le lendemain, pas d’itinéraires, rien

. L’aventure, c’est l’aventure hein

!
La veille au soir, notre hôtesse avait pris du temps avec nous pour nous proposer la journée parfaite au parc de la Mauricie. Nous étions partis pleins d’ambitions (avec une petite balade rando-
Kayak de 6H

) mais au regard de la chaleur et du taux d’humidité, il est nécessaire de revoir tout ça à la baisse.
Elle nous conseille un arrêt à 2 points de vue, une petite balade culturelle faune et flore et puis la détente dans les cascades. Vu les températures à 8H du mat, cela nous paraît très judicieux.
Nous partons donc direction le Parc de la Mauricie (qui est fermé à moitié pour réfection de la route).
Premier arrêt au Visitor Centre pour récupération des carnets Explorateurs.
On demande si la randonnée des Cascades suivie de celle des Falaises est faisable…et bien non, une ourse et son Bouba ont été aperçus et donc le sentier est fermé jusqu’à nouvel ordre

. Décidément, le destin voulait que nous nous baignassions seulement

.
En
voiture Simone, direction le point de vue le plus loin du chemin (après la route est fermée) : le Passage (on dirait le titre d’un roman SF (attention pour les plus presbyte d’entre nous j’ai écrit SF pas SM hein

!)
puis petit arrêt au lac Wapizagonze, détour au lac Carbet pour observer une petite miss météo (une grenouille quoi !)
et enfin the randonnée of the day : La Tourbière.
Distance 300 m, durée …10 minutes

sous une chaleur humide sur un petit pont de bois qui ne tenait plus guère que par un grand
Mystère (oui je sais elle est facile

), quelques plantes carnivores et une orchidée…
Attention, intermède culturel : Cypripède rose (sabot-de-la-vierge) en photo ci-dessous
Conciliabule familial : vite aux Cascades qu’on se baigne !
On n’est pas seul (et c’est pas du sable) mais on a les yeux, euh les pieds dans l’eau et plus si affinités et c’est fort agréable

. On pique-nique, on se baigne. L’Homme décide d’éprouver sa fameuse montre qui lui dit tout : rythme cardiaque, pas, altitude, heure, jour et température : p*** 29°C

l’eau de source qui descend de la montagne (à cheval, ok c’est nul) !
On y passe l’après-midi. On lève le camp vers 16H car nous sommes attendus chez Hydravion Aventure pour une balade d’une heure (idée honteusement piochée chez Emmanuelle

).
Nous y voilà. Petite photo souvenir avant le départ et nous sommes prêts à embarquer.
P** c’est quoi cette odeur d’essence

? Bon le pilote en faisant le plein, a bavé et a mis de l’essence dans le cockpit. L’Homme, sensible aux odeurs, est à 2 doigts de rendre le pique-nique

.
B. est sur le siège du fond, A. et moi-même derrière le pilote et l’Homme copilote blanquinasse.

Jusque là tout va bien
Nous tentons le décollage, oui je dis tentons car c’est assez périlleux, c’est pas un
avion de ligne, ça tangue, ça cahote…

bref tout ça pour le bonheur de mon fils qui commence à marmonner (en bon ado qui se respecte) « Mais qu’allait-il donc faire dans cette galère », « D’abord j’voulais pas v’nir, on va jamais y arriver, franchement pourquoi vous avez toujours des idées à la con comme ça ! » , tout en me pétrissant amoureusement la main (la vache, il a de la force

). Un vrai boulet, je me demande de qui il tient parce que c’est pas notre style du côté de la famille. Ça doit venir de son père…
Ca y est nous survolons les hauteurs, c’est superbe ces lacs.
Ô temps ! suspend ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
Oui ben y’en a une autre qui voudrait suspendre le vol, c’est B., notre championne en mal des transports… le tangage et elle sont pas copains et je la vois se ratatiner au fond de son siège, livide et fermer les yeux

. Bon, celle-là est définitivement perdue, qu’en est-il de l’autre ? Ah il va mieux, il m’a lâché la main (vérification rapide de toutes les fonctionnalités de celles-ci, tout marche, rien de cassé

).
C’est magique, des lacs en cœur, en goutte…
La pluie et l’orage nous poursuivent tout au long sans jamais nous rattraper. J’ai adoré ce moment

et l’Homme aussi.
Retour à la terre ferme, juste avant l’atterrissage, B. attrape le sac vomitoire…fausse alerte, elle sait se tenir…
Sur le plancher des vaches, tous reprennent leurs couleurs d’origine

et c’est sous une pluie battante que nous regagnons notre logis.
Le repas du soir se fera au P’tit Canot et on demandera même au patron de manger sur la terrasse trempée (au début il voulait pas mais j’ai bien des atouts dans ma poche (le premier qui dit et ailleurs aussi attention

)).
Extinction des feux à 22H, le rythme est repris.
Pas : 8000
Demain est un autre jour…
Direction la Pourvoirie