tu crois pas si bien dire mon Bison....ça va être sublime.
…quand tout à coup c’est le drame disais-je.
Alors que l’ambiance était pour le moment feutrée, sereine, classieuse….l’élégance à la française quoi (bon à part quelques belges qui mangeaient avec les doigts…), voilà que débarquent Cessie et Roxinette suivies de leurs mâles de compagnie. N’ayant pas senti le coup venir, je m’étais assis à côté de Chewie, véritable aimant à bimbos sudistes (la preuve, Jo ne l’a pas lâché d’une semelle de sandales en cuir depuis l’aéroport). Les donzelles attachent leurs hommes en bout de table et viennent se joindre à nous. Bon faut dire aussi que j’étais en pleine conversation métaphysique avec le sosie de Denis Quaid sur l’importance de la climatologie dans les échanges introspectifs du bassin Aquitain au 19e siècle. Forcément, ce genre de conversation ça attire le chaland.
Par charité toute chrétienne, me voilà donc à sortir deux ou trois âneries en compagnie de Francky (qui me confirmera qu’il a bien été à Hollywood) et de « Je » qui en fait s’appelle Groot alors que c’est Valérie et Chewie qui ont la garde des tornades. Le niveau sonore de la soirée a quand même pris 80 dB (aucun rapport avec des chars d’assaut Groot) et le patron de l’hôtel vient nous prévenir que l’aéroport de Bordeaux vient de l’appeler pour nous demander de baisser d’un ton, on n’entend plus les avions atterrir. Bref, on passe une bonne soirée même si la fatigue aidant (la route toussa toussa), je n’aurai que peux l’occasion d’aller faire plus ample connaissance avec le reste de l’assistance.Straw bête me direz vous mais je sais qu’il me reste 2 jours alors pô de panique.
Chewie n’étant toujours pas en mode Mute, il me propose de le retrouver dans sa chambre pour me faire visiter son
Je ne m’étendrai pas sur le samedi matin ou on a principalement visité une grande pièce pleine de fenêtre qui ressemblait vaguement à une église (mais en plus catholique) et une brasserie qui ressemblait vaguement à une salle de séminaire pour roadtrippeurs.
Je ne ferai pas plus l’éloge de la visite extrêmement bien menée par Flo et pendant laquelle j’ai évité de raconter trop de conneries (et c’est pas facile) vu que c’était quand même vinement intéressant (vachement intéressant c’est quand on visite une ferme, là c’était un vignoble). Je me permettrai juste de signaler que y’avait même pas une bière à boire à la dégustation….ça la fout un peu mal quand même mais bon….il paraît que les belges sont sur l’affaire pour rétablir cette injustice.
N’attendez pas non plus de rapport circonstancié sur l’excellente soirée qui s’en suivie admirablement orchestré par la Team bordelaise. Tout a été dit, et c’est encore en dessous de la vérité. J’en profiterai simplement pour redire que ce fût un chouette moment propice à l’échange avec pas mal de monde et ça c’était cool (même si là encore, pas pu faire le tour de toutes les bobines…).
Non, le véritable point d’orgue de cette aventure fût à n’en pas douter l’expédition menée par George dit Bison pour ramener une partie du troupeau à l’hôtel. La dite partie du troupeau égaré (comprendre qui a bien profité du buffet) étant composé de Roxinette, de son Francky (vas-y), de David Spiielberg et de moi-même (presque Agen, franchement en poussant par l’A62 on y était en une petite heure). Alors que Francky, en position de co-pilote, branchait son GPS, comprenant tardivement que Beau-Papa ne jouait pas avec sa Nintendo switch mais avec le GPS intégré à sa Dacia, je compris assez vite pourquoi le pseudo de Georges n’était pas Aigle ou Lynx….le pauvre George n’y voyait rien. Littéralement collé à son pare-brise, le malheureux devait lutter à la fois contre la pluie, les appels de phares casi systématique des véhicules que l’on croisait (on était chargé à l’arrière, trois passager dont une emplie de honte, un emplie de stress et le dernier emplie de vapeurs d’alcool et de vannes légère….ça pèse), et les quolibets, qui tombaient averses aussi, de certains des passagers (en l’occurrence sa propre fille et ma tronche de breton ayant trop gouté le bordeaux local).
Pendant ce temps, David, entre deux prises, alternait période d’angoisse modérément catastrophiste (« on est au milieu de la route George !! ») et phase de catatonie active (« où est le tobogan d’évacuation ? Par où tombe le masque à oxygène ? »). Francky les bons tuyaux, conservait lui son flegme tout britannique pour indiquer à George le meilleur itinéraire qui consistait globalement à rejoindre le point B situé à l’autre extrémité du point A sur une ligne droite d’environ 20 kilomètres. Bref, c’était toujours tout droit en évitant juste les voitures en face.
Arrivant sur une zone extrêmement dangereuse (comprendre un rond point), nous proposâmes Roxinette et moi-même de descendre pour pousser vu qu’on serait sans doute arrivés plus vite en rentrant à pieds. Et comme en plus on était pas idiot, on avait pris soin de confier le rôle d’éclaireur à Bison en tête de cortège. Heureusement que les gendarmes n’étaient pas dans le coin, on aurait pu se faire chopper pour vitesse insuffisante.
Alors que David tentait d’envoyer des SMS à ses enfants pour leur dire qu’il les aimait quand même, que Roxinette négociait un retour sur le testament de papa et que je luttais pour ne pas mourir de rire, nous arrivâmes à l’hôtel. Ou plutôt devant la grille fermée du parking de l’hôtel…. Même pas fins pour deux ronds, j’ai quand même une bonne mémoire alors j’indique le code à Bison mais celui-ci préfère essayer avec le code de sa carte bleue, puis le code de son abonnement à Chèvres et Tabourets (un magazine number one en Auvergne il paraît) et enfin avec les chiffres qu’on lui indique mais en les mettant dans le désordre (il a son petit caractère….).
Au bout d’un moment, la barrière finit par s’ouvrir sans doute manœuvrée par le vigile qui n’en pouvait plus d’entendre des bips dans son interphone mais nous on a réussi à faire croire à Bison que c’était bien lui qui avait cracké le code…
Je retrouvai alors le chemin de ma chambre où Chewie dormait déjà et où il me fallut toute la concentration du monde pour réussir à me laver les dents sans m’étouffer vu que je me marrais encore comme un gosse en repensant à notre voyage retour (les nerfs se relâchent après avoir frôlé la mort il paraît). C’est ainsi le cœur léger que je pu me consacrer à l’écriture de ma thèse intitulée « Un homme aphone ronfle-t-il aussi en silence ? ».
Je ne vous raconterais pas mon dimanche, bien morne puisque consistant principalement à faire le chemin retour vers ma contrée mais j’en profite pour redire que ce WE fût un chouette moment de rencontres, d’échanges, de rires…. De bonheur, tout simplement. Un grand merci à tout ceux qui l’ont rendu possible une fois encore.





