
Laurence.
KKK, trois lettres ne s’abreuvant que de la nuit,
Profonde, sans fond, étroite comme un puit,
La peur qu’elles suscitent t’attrape, t’engloutit,
Trois lettres qui ne sont qu’ignominie.
Les voilà, réunis pour leur grand-messe,
Torche à la main, vociférant des incantations,
Sur ton front, coule la sueur de ta détresse,
La croix flambe, ce n’est que le début des exactions.
Et toi, pauvre hère à la couleur sombre,
Tu le sais, pour eux tu n’es qu’une ombre,
La pitié ? Jamais, seule la haine les porte,
Le courage ? Ils le cachent sous leur capirote.
A la liberté gagnée, la clarté de l’avenir,
Mais au nouveau joug imposé, se laisser mourir,
Alors fuit, destination sans retour,
Ne pense pas à la meute effrénée, cours,
KKK, trois lettres qui maudissent le jour.
Bon week,
A+
Jean-luc.