J13, mardi 26 juillet, Santorin - Mykonos
Aujourd’hui on va prendre le ferry pour rejoindre Mykonos. J’avais envie d’emprunter au moins une fois ce mode de transport, et comme le temps nécessaire pour relier ces deux iles est de 2h, je trouvais que ma fille et moi pouvions gérer cela, car nous n’avons pas le pied marin

. De plus, si on avait voulu prendre l’
avion, il aurait fallu passer obligatoirement par Athènes, aucunes liaisons aériennes ne relient directement ces deux destinations. Lors de la réservation, j’ai choisi le Power Jet et le prix le plus bas est la catégorie Silver. J’ai aucune idée ce que cela veut dire. On verra bien le moment venu
Donc, notre jet part à 10h15 et ne sachant pas trop comment ça se passe, j’ai prévu de rendre la
voiture, au port, à 9h. Ca sera bien trop tôt, car l’embarquement se fait très rapidement et il n’y a pas de contrôle de sécurité à passer. Bien plus simple et rapide que l’
avion. Mais ça on le découvrira plus tard.
Pour la deuxième fois, ce matin on a mis le réveil, à 7h30 et après avoir pris le déjeuner, fermé les valises et dit au revoir à Nikos, qui nous a offert un souvenir de son île en remerciement de notre séjour (il est vraiment trop gentil et sympa), on quitte l’appart à 8h45.
Ca a l’air brumeux au loin
En 5 minutes on est déjà sur le port où le gars de l’agence de location nous attend. Il fait rapidement le tour de la
voiture pendant qu’on sort les bagages et il repart illico presto tandis qu’on se dirige vers des bancs situé sous un abri.
Il est 9h et notre bateau ne part que dans 1h15 !!!

Il y a bien des cafés, restaurants, mais nous n’avons pas l’envie de nous y attabler. Je me promène le long de l’eau avec cette impression d’être (avec de l’imagination hein

) au fond du
Grand Canyon.
Le volcan,
on devine Imerovigli au loin
et en zoomant au max
Il règne déjà une grande agitation sur le port de si bonne heure. Les navettes débarquent les passagers des bateaux de croisières qui partent aussitôt à l’assaut des villages en car, d’autres touristes sont débarqués de bus à qui on remet des bracelets de couleurs correspondant à l’excursion qu’ils ont choisie/payée, la marchandise est débarquée en attente d’être acheminée dans les restaurants/
hôtels et des ferrys arrivent et repartent.
On patiente jusque vers les 9h50 et on va à la gate 4. Puis un gars arrive, gueule les destinations depuis ce terminal, les portes s’ouvrent et on doit attendre sur une longue file l’arrivée du ferry, dehors sur le quai. Un énorme coup de sirène plus tard et le voilà qui déboule devant nous.
Il arrive de Chypre et est (déjà) en retard.
La cale arrière du ferry s’ouvre, quelques passagers et véhicules débarquent puis c’est à notre tour. Tout est très rapide. Dans l’immense cale, très très peu de voitures/camions s’y trouvent. Par contre il y a des étagères où on doit laisser nos grandes valises. Les valises-cabines peuvent être prises avec à l’étage (chose que nous ferons pas, on ne gardera que notre sac à dos et un sac à commission avec nous).
On monte au premier étage où nos billets sont scannés (il y a aussi une mezzanine avec des sièges, mais on n’a pas le droit d’y accéder. Peut-être le coin business ?!

). Comme nous peinons à trouver nos fauteuils (j’ai dû faire le boarding la veille et des numéros de sièges nous ont été attribués) et demandons de l’aide à un employé. Une fois nos places trouvées, on sort sur le pont supérieur pour le départ et pour voir l’île.
Nous avions ces fauteuils, où la majorité des gens étaient installés, confortables avec petite tablette. Entre les escales, il y a possibilité d’aller s’assoir ailleurs tant que la place n’est pas occupée
Et en allant à l’arrière du bateau (où se trouvent aussi les accès à l’extérieur), il y avait ces fauteuils.
Il y a deux ponts, un au premier étage où se trouvent les passagers et un autre, plus grand au deuxième étage. Mais il est impossible d’y rester debout quand le ferry navigue à pleine puissance. Noémie et moi y sommes chaque fois allées un peu avant et après les escales.
Car oui, il y a eu des escales. D’après leur site internet, le ferry devait faire Santorin - Naxos - Mykonos en 2h, mais au final il a fait Santorin - Ios - Naxos - Mykonos et le trajet a duré 3 bonnes heures !
Donc, il est 10h30 quand on quitte Santorin et on admire la vue depuis le pont supérieur
avec Oia au loin et une partie du volcan
Puis on voit Fira et Imerovigli dans leur ensemble
Le pont supérieur et le drapeau chypriote
Et c’est parti plein gaz
Dernière vue sur la pointe sud de l’ile, Akrotiri
Et on retourne à nos sièges, mais pas pour très longtemps, car Noémie n’aime pas du tout être à l’intérieur. Elle va donc s’installer à l’extérieur avec vue sur l’arrière du bateau et ce durant tout le trajet. Au moins elle aura été bien ventilée
Perso j’ai trouvé la traversée agréable. On est un peu bercé et ça bouge un peu plus quand le ferry en croise un autre et dois passer à travers son sillage, mais rien de dramatique. Moi qui ait le mal de mer, je n’ai pas eu de problème. Il y a aussi un bar et un une réception où se trouvent des sachets anti-vomito bien mieux que ceux des avions, car l’intérieur est plastifié, j’en ai pris un en souvenir
De temps en temps, soit Bert soit moi allons rejoindre notre fille pour profiter de la vue et du calme, car ça piaille beaucoup à l’intérieur. Il y a un grand groupe d’Américains (et autres nationalités) et ils vont tous faire la fête à Mykonos. Donc l’ambiance est déjà bien joyeuse.
Trois/quart d’heure plus tard, le bateau ralentit et on s’empresse de monter sur le pont supérieur…ios est en vue.
Il accoste, des personnes débarquent, d’autres embarquent, mais ce n’est pas la grande foule. La petite ville a l’air très jolie et bien sympathique, de même que la plage. Peut-être une ile qui peut être intéressante à visiter lors d’un prochain séjour.
Les escales sont super rapides, il leur faut moins de 10 min et on repart déjà.
Le nord de Ios
Puis on passe au large de Paros et à 12h20 Naxos est en vue
Nous sommes à nouveau sur le pont supérieure pour profiter de la vue sur la ville et sur le vestige du Temple d’Apollo
On assistera aussi au joyeux bord*l du débarquement/embarquement à la grec, et pour corser le tout, un autre ferry accoste à côté. Il y a pleins d’employés qui gesticulent, qui gueulent, un tracteur de camion a failli renverser des gens, y’en a d’autres qui se font balader à gauche - à droite sans savoir dans quel bateau ils doivent aller et puis notre ferry fait sonner plusieurs fois son klaxon, car il veut repartir. Bref, une vraie scène de vie locale. Par contre ici, il y a beaucoup de passagers qui transitent.
Celui-là est plus grand, mais certainement moins rapide
Adieu Naxos, il est 12h30 et il nous reste encore 1h de traversée. J’avoue en avoir un peu marre ! Ca commence à faire long. Quant à Noémie, bien qu’elle ne soit pas malade, elle n’attend qu’une chose, poser son pied sur la terre ferme à nouveau et ne plus jamais prendre de bateau de sa vie
13h20, alors que le ferry navigue toujours à pleine vitesse, ils font descendre les passagers pour Mykonos dans la grande cale, où nous récupérons nos valises. La vitesse est telle qu’on peine à tenir debout sur nos jambes. Là on sent vraiment le choc avec les vagues (et encore ce sont des vaguelettes). Nous sommes en première ligne pour débarquer
En même temps que nous arrivent deux autres ferries qui lâchent leurs passagers. Le quai est envahi et je peine à savoir où aller pour prendre un taxi afin de rejoindre la ville de Mykonos. Il y a une énorme queue pour acheter des billets du bus, une queue pour prendre le bus et une autre pour prendre les taxis.
Bert se met dans la file pour les taxis, ce qui nous semble la meilleure option, sachant que notre fille n’a vraiment plus envie de prendre ni le bus ni le bateau-taxi (qui est en fait un petit bateau qui fait la navette entre la ville et le nouveau port pour le prix de 2.-/pers). Mais impossible d’y aller à pied, car c’est un peu loin et c’est bien trop dangereux.
On patiente, patiente et patiente, mais on se rend compte qu’il n’y a pas de taxis. Absolument aucun taxi. Du coup, j’opte, au grand dam de ma fille, pour le bateau-taxi. Il faut marcher quelques mètres pour le prendre et j’achète les billets (6.- pour nous trois). Le bateau est déjà bien rempli, ce qui est bon signe car il va partir sous peu, et ça sera le cas. Bert doit s’installer à l’intérieur avec nos valises, tandis que Noémie et moi montons sur le pont à l’air libre.
La traversée, à notre grand étonnement, se fait tranquillement, ça ne bouge pas trop et c’est même très plaisant.
Voici l’énorme paquebot qui était amarré au port de Mykonos. Il est juste gigantesque. Je n’arrive vraiment pas à imaginer le plaisir de naviguer sur un si grand bateau avec des milliers de gens. Enfin, ce n’est que mon point de vue.
Finalement Mykonos-ville est atteint et c’est pas trop tôt, car il est quand même 14h30 et bien qu’on ait pris des snacks avec nous, on a faim et on est fatigué même si on n’a pas fait grand chose.
On part à la recherche de notre
hôtel, mais cette ville est un vrai labyrinthe et malgré maps.me et google maps, qui peinent à me trouver, on galère un peu pour trouver notre chemin et surtout pour nous situer, mais finalement on y arrive (en fait, je me suis compliquée la vie, car il y a une rue principale qui part depuis le bord de mer et qui nous mène directement, et en ligne droite à notre
hôtel. On le découvrira un peu plus tard). Notre chambre étant déjà prête, on y dépose nos affaires et sortons pour aller manger un gyros dans la rue. De là on part explorer un peu la ville et sur une placette on passe par hasard devant un resto, le Saltbae Burger, Noémie nous dit que le gars avec le t-shirt blanc et les lunettes de soleil est super connu, car il a aussi un resto à Dubai. Je le prends en photo et on poursuit notre petite balade. Il s’agit de Nusret Gökçe, nicknamed Salt Bae (j’ai dû google son nom).
Qui le connait ?
Il y a beaucoup de monde et de vent dans les ruelles et au bord de l’eau. Ca n’a pas vraiment changé en 17 ans, on reconnait bien les endroits carte postale
J’a pas pris beaucoup de photos aujourd’hui ! De retour à l’
hôtel, je vais me poser un petit moment dans et au bord du jacuzzi et après la douche, Bert et moi ressortons, direction le vieux port pour prendre l’apéro sur une terrasse.
Alors je sais qu’on est à Mykonos, et qu’on a choisi de notre plein gré d’y aller, mais on hallucine quand même quand on voit les prix pour une petite bière et un ouzo. C’est quand même très exagéré et bien plus cher qu’à Santorin. Même dans le petit supermarché les prix sont plus hauts qu’au magasin alimentaire de Santorin !
Puis vers les 20h, Noémie nous rejoint et on va manger dans un restaurant, conseillé par le réceptionniste et réservé un peu plus tôt. On nous place dans une petite cour avec un énorme arbre au milieu et 4 murs blancs tout autour. C’est un peu serré, mais sympa. Bert va choisir le poisson qui sera grillé.
Après une petite balade dans les ruelles, on rentre se coucher.
La traversée en ferry était sympa. A faire au moins une fois. Par contre, je ne pense pas faire 8h de bateau depuis Athènes pour rejoindre une île. Déjà les 3h c’était plus que suffisant pour nous.
Premières impressions un peu mitigées de Mykonos. Même si la ville est très jolie, photogénique et nous plait beaucoup malgré le monde fou dans les ruelles, le fait que les prix pratiqués dans les cafés, restos, magasins soient à ce point majorés nous laisse un goût amer en bouche. Je veux bien que l’endroit soit super à la mode, mais il ne faut pas non plus nous prendre pour des pigeons
Je n'ai pas aimé l'impression que ça a donné, style "si vous êtes venus à Mykonos c'est que vous avez du fric et du coup on va vous faire payer un max"
Et c'est bien dommage !
J’ai voulu y retourner après toutes ces années, mais c’est bon, je ne reviendrais pas. Est-ce que mon ressenti aurait été différent si on avait logé dans un endroit, style Ornos, et fait une visite rapide de la ville ?!
Hébergement :
Carbonaki hotel, bien situé, au calme, une chambre avec trois lits, salle de bain, jacuzzi et chaises à l’extérieur, déjeuner à payer en plus. Rien à redire sur l’
hôtel. Il a fait le job et c’était le moins cher que j’ai trouvé. Réservé directement sur leur site internet.
https://carbonaki.gr/
Restaurants :
[color=#800000
]Midi :[/color]
Sakis, pour un gyros. Il y a quelques tables sur le devant et dans la rue latérale. C’était bon.
Soir : Kounelas Fish Tavern, très bon poisson frais et grillé choisi par nos soins, servi avec des légumes. Par contre je ne me rappelle plus si on a reçu un dessert à la fin.