Jour 5 : 03/07/2018
Réveil toujours aussi matinal pour mézigue (ça commence à sérieusement à me gonfler les alibofis comme on dit chez nous

).
Ce matin, pancakes, fruits frais, croissant, pain, yaourt, confiture, Nutella, sirop d’érable… Miam
Nous quittons avec tristesse notre gîte et nos hôtes. C’est un endroit à marquer dans les tablettes.
Ce soir, nous allons vivre l’aventure de notre séjour : 2 nuits en pourvoirie dont une sous les tipis (idée volée à Laurence)

.
Mais avant tout, d’autres visites fort sympathiques sont prévues. La route longe la rivière St Patrick (Bruel) (celle-là va falloir vraiment se creuser le cerveau).
On a prévu de pique-niquer au Parc des Chutes de la Petite Rivière Bostonnais. On réattaque nos fameux sandwichs jambon sucré/ tomate sucrée et mayonnaise mais cette année une petite variante a fait son apparition : wraps/ jambon sucré/tomate sucrée/philadelphia (c’est moins gras, enfin je crois…

)
Ce parc (dont je vous ai déjà écrit le nom et donc je ne vais pas perdre mon temps à le retaper

) se situe à mi-chemin de notre parcours. Un parcours d’interprétation de 2.7 km nous mène à des chutes de 35m.
Au fil de notre déambulation, nous visiterons un musée de « Tu sais que c'est un très bon exercice de prononcer les noms dé fourrire !
Dé fou rire !
Lé manteau dé fourrire !
Ah ! Dé fourrire ! Lé visonne ! Lé Chienchila ! Lé rat misqué !
La panthire ... Panthire , l'animal ! »
un musée de « Sur mes souliers y'a de l'eau des rochers
D'la boue des champs et des pleurs de femmes
J'peux dire qu'ils ont respecté le curé
L'pays, l'bon Dieu et l'âme »
et un musée de « Un Bûcheron venait de rompre ou d’égarer
Le bois dont il avait emmanché sa cognée.
Cette perte ne put sitôt se réparer
Que la Forêt n’en fût quelque temps épargnée. »
Il y a peu de monde et l’endroit est très agréable

. Les tables de piquenique sont disséminés au long de la chute et pas de moustique (pour le moment).
Nous reprenons la route pour bifurquer sur un nouveau terrain de jeu : une route « Grand huit ». C’est trop dégaine. Elle monte et descend en bosses serrées et l’Homme nous fait faire du
rodéo…enfin pas trop longtemps car nous commençons à perdre miss Gerboule

.
Les indications de la pourvoirie sont très claires : arrivés au village du lac Edouard, s’arrêter au dépanneur pour les appeler et prévenir le bateau de notre arrivée. Tous nos sens sont en éveil pour guetter le susdit magasin.
Yes, j’ai trouvé la preum’s, j’ai gagné, nananananère (oui moi aussi parfois je peux faire preuve d’une grande maturité

). Ah, mince, il est fermé… et pour longtemps on dirait…ça commence bien

.
On trouve perdu sur la vitre de la portes au milieu de multiples autocollants divers et variés, une petite note indiquant de se rendre au magasin général. Nous voilà donc repartis à la recherche du seul téléphone existant pour joindre la pourvoirie (le fameux téléphone rouge

).
On demande à la caissière (de chez Leclerc, malgré son air sévère, elle sait vraiment y faire…

) pour téléphoner à la pourvoirie. Elle nous tend le combiné, nous sommes en liaison satellite directe.
La madame nous donne les consignes d’usage : faire une valise avec le nécessaire pour la nuit au tipi (trousse de toilette, pyjama et rechange du lendemain) et laisser le reste à la pourvoirie…pour que nous ne sentions pas le poulet boucané ad vitam eternam… oh punaise, je le sens pas cette affaire

.
Nous voici donc sur le parking, à sortir toutes les valises et faire un tri rapide et le sac adéquat. On s’étale, on vide, on range, on remplit, on dirait des Roms

.
Ça y est le barda est prêt, y’a plus qu’à rouler sur la piste et prendre les bons embranchements. Je me les répète comme une litanie : la patte d’oie à droite puis au poteau gris à gauche puis…
Qu’elle est longue cette piste, on a vraiment l’impression d’aller au bout du monde,…et de mourir seuls au fond la forêt boréale (seconde culturelle) canadienne dévorés par des caribous assoiffés de sang et de chair humaine

. « Chéri, si on faisait demi-tour ? ».
Non, nous sommes les aventuriers du nouveau monde alors en avant Guingamp, on se cague pas

.
Enfin le parking est en vue et plusieurs voitures nous y ont précédés. Le bateau nous attend. On sort les valises et la valise de survie. On charge tout cela sur le bateau à fond plat et allez hop on y va, en route pour l’aventure (petit spot coupure pub

).
Nous arrivons à l’auberge de la pourvoirie. Isabelle nous accueille pour le speech de bienvenue (ours, moustiques, orignaux, froid, pluie, maladies diverses et variées…ah non maladie c’est une erreur cérébrale ; elle n’en a pas parlé

). Je sens qu’on va passer un excellent séjour (mais qui a eu cette p… d’idée à la con

! Je me tourne vers l’Homme, ah non c’est pas lui…si on remonte dans le temps j’ai trouvé le coupable : Laurence

!).
On laisse valises et enfants, hein quoi, les enfants faut les prendre

? Bon OK, moi qui comptait les épargner et les laisser orphelins suite à une attaque d’ours sur des tipis indiens, non on tombera ensemble

!
On monte dans le rabaska.
Minute cul-turelle (message subliminal ou esprit mal placé): Le rabaska était à l'origine un grand canot d'écorce algonquien, ou canot de maître, qui permit la pénétration de l'Amérique par les explorateurs français et canadiens.
On apponte (car on accoste une côte) et on est accueilli par James et John Doe (me rappelle plus le nom du 2eme animateur

), qui vont nous initier à la vie des Innu.
On tire au sort les tipis, nous héritons du plus éloigné et du plus solitaire des tipis : celui du Loup (bien, bien, bien…

). On découvre notre chez nous d’une nuit : foyer central et lits de camp. Dehors, une table de pique-nique et un barbecue.
Les GO nous convient à une balade sur le lac et baignade dans les rapides (enfin c’est pas non plus les gorges de l’Ardèche, hein ; ça tient plutôt du bain à remous

).
L’eau est à 27°C et la balade très agréable. On est 4 familles (dont une autre de Marseille, trop bon on va être une palanquée

).
De retour sur le camp, la tribu des rouges a faim…ah oui mais ici c’est pas Koh Lantha

, on a une glacière par tipi avec le repas du soir (salade texane, viande marinée, pommes de terre, pain et pudding chômeur) à faire cuire sur notre barbecue à gaz. La soirée s’annonce bien…enfin s’annonçait bien…car c’est exactement à l’heure de l’apéro, au moment même où nous nous apprêtions à savourer une bonne bière que les moustiques décident de lancer une attaque en règle contre notre campement

. Et quelle attaque, ils sont des milliers, ils sont vingt et sang, nus et maigres tremblants…de faim

. S’agrippant à notre peau en grappe comme des moules à un rocher. Un enfer

.
Fous ta cagoule, fous ta cagoule
[…]Planète mars, représente la cagoule, sans un franc
Cinq francs trente et deux qui nous font cent (Fatal Bazooka)
On passe ensuite à la veillée au feu de camp, où la discussion porte principalement sur les indiens et leur intégration dans le Canada pendant que les enfants se gavent de chamallows grillés (rectificatif : pour B. cela consiste à faire griller un chamallow, voire le carboniser puis le refiler à sa mère pour qu’elle le mange…

).
Puis, au lit ! En faisant attention à se déplacer dans le sens des aiguilles d’une montre pour que la fumée spirale vers le haut.
Quelle va être notre nuit ?
Suite au prochain épisode !