J17 Samedi 15 juillet 2023 : Stéphane Bern nous voilà !
NDLR : pas de paysages fantastiques aujourd'hui, beaucoup de blabla et voilà
(Je le vends bien mon post là ?

)
Il est temps aujourd'hui de nous reposer.

On a enchainé beaucoup de kilomètres depuis notre arrivée à
Seattle et les deux derniers jours ont été un peu éprouvants. Donc c'est une journée sans rando mais pas sans marche tout de même
Après quelques photos de ce bel
hôtel et un petit déjeuner fort délicieux, nous quittons Vancouver et arrivons assez rapidement à Fort Vancouver.
Nous commençons par un passage au Visitor Center où nous visionnons un film comme toujours très instructif pour la suite de la visite.
Sous la dénomination de Fort Vancouver il y a plusieurs sites nous en verrons deux : Le fort britannique de traite des fourrures et un poste historique de l'armée américaine. Nous laisserons de côté un musée de l’aviation.
Fort Vancouver était un poste de traite des fourrures du XIXe siècle qui était le siège du Département de Columbia de la Compagnie de la Baie d’Hudson.. Chaque année, les marchandises et les approvisionnements de Londres arrivaient soit par bateau vers l’océan Pacifique pour être échangés contre des fourrures. On apprendra que la fourrure de castor était très prisée car elle servait à la fabrication des chapeaux hauts de forme !
Dès les années 1840, le fort abrite une population d’origines ethniques diversifiées : Des Hawaiiens (qui forment 40 % de la population), des Anglais, des Écossais, des Irlandais, des Canadiens français, des Iroquois et des Métis se mêlent à plus de 30 nations autochtones locales. Les langues de travail au Fort sont le français du Canada et le jargon chinook.
Fort Vancouver était important. Les palissades qui le protégeaient mesuraient 230 m de long, 140m de large et environ 6m de haut.
À l’intérieur, il y avait 24 bâtiments, y compris des logements, des entrepôts, une école, une bibliothèque, une pharmacie, une chapelle, un forgeron.
La résidence de Chief Factor se trouvait au centre et avait deux étages. À l’intérieur, il y avait une salle à manger où dinaient les employés de la société, les commerçants, les médecins et d’autres personnes de la classe des gentlemen. Les femmes et les enfants ne participaient pas au diner...

ni les manœuvres ni les trappeurs de fourrures.
À la tête de l'établissement se succèdent cinq personnages illustres, dont trois d’entre eux : James Douglas, John McLoughlin et Peter Skene Ogden qui occupent une place prépondérante dans l'histoire et dans le développement de l'Ouest. Douglas sera l'un des fondateurs de la Colombie-Britannique et son deuxième premier ministre, McLoughlin sera reconnu comme «le père de l'Oregon», tandis qu'Ogden sera le premier Européen à explorer certaines régions de l'Idaho, de la
Californie, du
Nevada, de l'
Utah et du
Wyoming.
À eux trois, ces hommes dirigeront les activités de Fort Vancouver pendant 26 ans.
John McLoughlin s’est attiré les foudres de ses compatriotes anglais parce qu’il accueille les immigrants de l’Oregon Trail et leur fait crédit, mais il gagne ainsi la sympathie des colons américains et se fait de nombreux amis fidèles. En 1846, la nouvelle frontière internationale est tracée sur le 49e parallèle. Devant la croissance de la population américaine, la Grande-Bretagne abandonne ses prétentions sur le bassin inférieur du fleuve Columbia. Tout le territoire que possède alors La Compagnie de la Baie d'Hudson dans les états de
Washington, de l'Oregon et de l'Idaho est dévolu aux Américains.
John McLoughlin restera dans la région et s'installera à Oregon City. Avec les années, on reconnut le rôle important qu'il avait joué, pendant deux décennies, dans la jeune histoire du Nord-Ouest et il est depuis longtemps considéré comme le père de l’Oregon.
Ce sont tous ces endroits que nous allons voir maintenant. En 1866, le fort brûla entièrement.
Ce que l'on peut visiter aujourd'hui est une reconstruction construite sur l'empreinte archéologique du fort d'origine.
La résidence de Chief Factor, connue par beaucoup sous le nom de « grande maison ». Ce bâtiment abritait les deux principaux officiers du poste et leurs familles.
La vue sur le trading post et l’hôpital depuis le perron
La salle à manger
Les salons
Une Chambre avec des lits pliants
L’Echelle de la religion en français
Nous quittons la maison principale pour nous rendre dans la cuisine… Dans chacun des bâtiments se trouvent des figurants qui illustrent le travail qui se faisait au XIXème siècle. Il fait très chaud et dans la cuisine avec la cheminée c’est étouffant !
Ici, les cuisiniers préparaient les repas pour les messieurs de la Compagnie de la Baie d'Hudson, les familles vivant dans la maison et leurs invités. La cuisine se trouvait derrière la grande maison et y était reliée par un passage.
Un biscuit et du thé !
Le puit gigantesque à côté de la boulangerie.
Alors que le fleuve Columbia, situé à proximité, constituait une source fiable d'eau douce, la Compagnie de la Baie d'Hudson a creusé plusieurs puits à l'intérieur du fort qui fournissaient de l'eau plus facilement aux employés et aux invités du fort.
Tandis que le four de la cuisine fournissait du pain pour la table des messieurs dans la maison du Chief Factor, trois à quatre boulangers travaillaient de longues heures ici devant les énormes fours jumeaux de la boulangerie, préparant du pain et des biscuits pour des centaines d'autres employés .
Ca je ne suis pas sûre de son utilisation
Il fait aussi bien chaud chez le forgeron. Les forgerons de Fort Vancouver fournissaient les outils et le matériel utilisés dans la vie quotidienne. Ils fabriquaient de tout, des haches et pièges à castors aux houes de jardinage et aux lances de pêche.
Le trading post et l’hôpital et les quartiers du chirurgien du poste et de sa famille.
Le Magasin de fourrures. À Fort Vancouver, les employés entreposaient les peaux d'animaux dans des magasins de fourrures. Contrairement au sens moderne du terme « magasin », rien n'était vendu à l'extérieur de ces bâtiments. Au lieu de cela, les magasins de fourrures ressemblaient davantage à des entrepôts où les peaux étaient transformées et conservées pour être expédiées au marché de Londres.
Le livre de comptes
Le bastion. Dans le coin nord-ouest de la palissade protectrice du fort Vancouver, une tour de trois étages appelée bastion s'élevait au-dessus de la plaine environnante. Du sommet, les employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson pouvaient surveiller la vallée du fleuve Columbia et ses collines. Le bastion était un élément commun aux postes de la Compagnie de la Baie d'Hudson partout en Amérique du Nord. Ils avaient généralement des fentes ou des fenêtres ouvertes à travers lesquelles les armes à feu et les canons pouvaient être pointés pour attaquer les ennemis.
On termine la visite par Le Counting House de Fort Vancouver. C’était le centre administratif de toutes les opérations de la Compagnie de la Baie d'Hudson dans le département de Columbia. Connu simplement sous le nom de « bureau », c'est là que les documents officiels du commerce des fourrures du nord-ouest du Pacifique étaient rédigés et conservés.
A côte le petit bâtiment en bois foncé c’est la prison
Dernière photo sur la résidence de Chief Factor
Une fois sortis du Fort nous pénétrons dans le jardin
Historiquement, le jardin du fort Vancouver était un lieu de repos pour les officiers et les visiteurs du fort et fournissait de la nourriture pour la grande maison. Son entretien aujourd'hui est confié à des jardiniers bénévoles.
En ressortant du site nous passons à proximité des Vancouver Barracks . L’armée des États-Unis a établi ce poste en 1849 pour assurer le règlement pacifique des États-Unis dans le pays de l’Oregon.
En tant que premier poste de l’armée américaine dans le nord-ouest du Pacifique, Vancouver Barracks a servi de quartier général et de dépôt d’approvisionnement pendant les périodes de la guerre civile et des guerres indiennes. Quelque soixante-dix officiers qui ont atteint le grade de général ont été postés ici, y compris Ulysses S. Grant, Philip H.
Sheridan.P
Plus tard, il a servi de centre de recrutement, de mobilisation et d’entraînement pour la guerre hispano-américaine, la guerre des Philippines et d’autres engagements étrangers. Aujourd’hui, Vancouver Barracks demeure l’un des postes militaires les plus anciens des Etats Unis et est inscrit au registre national des lieux historiques.
Nous terminons par Officers Row. Une rue bordée de 22 maisons victoriennes préservées inscrites au registre historique national. Certaines sont encore habitées par d’anciens militaires.
Il y en a 2 plus connues que les autres
Celle du Général George C. Marshall construite en 1886 . Marshall et son épouse Katherine ont vécu dans la résidence de 1936 à 1938.Il devint plus tard chef d'état-major de l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, secrétaire d'État et secrétaire à la Défense, et obtint le prix Nobel de la paix en 1953 pour son travail sur le plan Marshall. Ca on connait bien !
Et La maison Ulysses S. Grant qui est la plus ancienne de Officers Row, construite en 1850.
Bien que le président Grant n'ait jamais vécu à Grant House, il a servi comme quartier-maître à Fort-Vancouver de 1852 à 1853 et fut le général en chef de l'armée de l'Union.
Il est 12h45 quand nous quittons Fort Vancouver et cette pause historique très intéressante pour continuer vers un autre Musée, plus confidentiel celui-ci End of the Oregon Trail à Oregon city.
Il fait très toujours très chaud,

on pique-nique rapidement et nous dépêchons d’entrer dans le musée à la fraicheur de la clim !
C’est un très petit musée composé de plusieurs bâtiments situés sous des châssis de wagons géants. Dans un premier espace sont exposés divers objets du quotidien des pionniers .
Puis un film sur la réalité de cette immigration qui a eu pour conséquence de chasser les indiens installés sur ces terres depuis toujours.
Et enfin des expositions avec des récits historiques expliquant comment Oregon City a été pour beaucoup la fin du parcours, car c'est là que les revendications territoriales ont été accordées pour l'Oregon, l'État de
Washington, l'Idaho et le
Wyoming. C’est à faire si vraiment l‘histoire du pays vous intéresse.
L’entrée du Musée
Un general store avec des activités pour les jeunes visiteurs
Le bison, source de nourriture mais pas que… A côté vous apercevez des petits baquets dans lesquels on récupérait les crottes pour en faire des combustibles !
Le charriot l’ancêtre du
camping-car
La mode de l’époque
La salle de cinéma … Nous avons eu une projection privée ! Le film est très bien fait
Puis une immense salle garnie de reconstitutions, il y a aussi beaucoup de choses à lire et un tas de jeux interactifs pour les petits et aussi pour les grands
A l’extérieur une immense carte de l’Oregon trail
Et des panneaux explicatifs sur le père de l’Oregon
Un sur la spoliation des terres des natives
Comme il fait toujours aussi chaud et qu’il nous reste du temps, nous finirons l’après-midi ici !
De belles affaires à faire parce que dans l’Oregon tout est détaxé !
C’est donc les bras chargés de sacs que nous retournons dans l’état de
Washington, direction le seul
hôtel trouvé sur le net à Castle Rock : le Timberland Inn&suites, ça passe pour une nuit mais c’est tout. Pas de petit déjeuner, mais des gens accueillants et prêts à se plier en 4 pour vous.
Néanmoins j’arrive au check in très contrariée parce que c’est sur la route de Castle Rock qu’un panneau indique que la route qui mène à Johnston Ridge Observatory est fermée ! Je n’en crois pas mes yeux.
Avant de partir je fais toujours une petit check des lieux où nous devons nous rendre afin de vérifier que tout est OK et je n’ai bien sûr pas vérifié le Mount Saint Helens ! Je suis dégouttée, j'attendais vraiment cette rando depuis l'observatoire
De toute façon maintenant il est un peu tard pour s’en préoccuper, on verra demain si la journée doit être bouleversée ou pas mais ça c’est pour demain …
To be continued….