JOUR 12 Dimanche 13 mai
Nous avons prévu de quitter Spitzkoppe vers 10h00 pour profiter encore un peu de ce site fabuleux. Comme d’habitude, nous sommes levés tôt, nous allons pouvoir voir les roches s’enflammer aux premières apparitions de la lumière du soleil.
Nous apercevons plusieurs photographes qui s’installent avec un trépied pour immortaliser ce moment.
On peut constater qu’il y a plus de monde pour le lever que lors du coucher hier soir.
Plus d’une heure de contemplation puis nous irons déjeuner tranquillement.
Toujours ces curieux qui nous observent...
A partir de 8h00, on voit les premiers véhicules qui commencent à quitter le camp. Nous rangeons nos affaires, replions la tente et nous partons nous balader.
Nos toilettes sèches privées je vous prie...
En revenant sur Natural Bridge nous rencontrerons un guide avec deux de ses clients qui acceptera de nous prendre en photo sous l’arche. Un petit souvenir sympathique…
Il est temps de quitter le Spitzkoppe, nous partons en direction du nord vers le Lodge dans lequel nous camperons ce soir, le Madisa Camp. Nous avons prévu d’y arriver en milieu d’après-midi.
De manière générale, nous avons essayé dans l’ensemble d’arriver dans les Lodges/campements en milieu d’après-midi au plus tard, nous avons considéré qu’ils faisaient partie intégrante de l’atmosphère du voyage, et ne pas les envisager comme un simple logement où on ne fait que dormir. Il y a souvent des activités proposées, des balades à faire, bref tout un environnement à voir et à explorer.
La route est assez désertique, d’où l’interrogation sur le mode de vie des quelques habitants que l’on croise le long de la piste, qui logent la plupart du temps dans des huttes très sommaires. De fait, c’est une interrogation purement formelle, car je connais la réponse : les conditions de vie dans cet environnement sont extrêmement difficiles (et c’est un euphémisme).
Bref on se pose parfois des questions existentielles dans ce type de voyages où l’on est confronté brutalement à des réalités qui en rappellent d’autres, (que l’on côtoie aussi souvent pas loin de chez nous) et posent des questions auxquelles je vous rassure je n’apporterai aucune réponse ici.
C'est le genre de panneau qu'on a pas l'habitude de voir souvent...
Nous approchons du massif du Brandberg qui abrite le point culminant de Namibie à 2600 mètres. Nous avons prévu de pique-niquer à proximité. Il fait chaud et les mouches sont assez pénibles, du coup, nous ne nous attarderons pas très longtemps, juste le temps de déjeuner en fait !!
Peu avant d’arriver au Madisa camp, le paysage change, l’aspect désertique, laisse place à une savane aux tons encore vert, parsemée d’amoncellements de roches ocres.
Nous arrivons vers 14h30 à Madisa, qui est un camp communautaire très soucieux de son environnement, de la gestion de l’eau et de l’énergie. Lors du check in, je réserve une balade au coucher de soleil. Le départ est à 16h30, cela nous laisse le temps de s’installer tranquillement et de faire le tour du « propriétaire ». L’emplacement est très bien, avec le bloc sanitaire surélevé mais sans plafond, ça va être sympa la douche à la belle étoile. …
Il y a deux collines composées de gros morceaux de roches, notre emplacement est adossé à l’une d’elle. Je commence l’escalade, cherchant le meilleur itinéraire, parfois rebroussant chemin car j’aboutis à une impasse, tout cela afin de franchir les différentes étapes qui mènent à un gros caillou dont il semble qu’il ait été déposé à cet endroit précis par un hélicoptère !
La vue est superbe, je prends d’ores et déjà rendez-vous au lendemain matin pour assister au lever de soleil depuis ce point de vue.
Je rejoins le campement en empruntant un parcours totalement différent que celui de l’aller. Nous prenons le temps de faire un petit goûter et nous retournons à l’accueil.
Il y a une piscine au milieu de laquelle un énorme rocher sphérique donne un style particulier.
Le camp est ouvert et laisse libre le passage des animaux, notamment des éléphants qui viennent parfois boire dans cette piscine qui leur sert d’abreuvoir pour l’occasion. Nous espérons avoir la chance d’assister à un tel spectacle !
En attendant de partir faire notre balade au coucher de soleil, comme nous avons un peu d’avance, nous empruntons un sentier assez escarpé qui chemine sur la deuxième colline. Nous n’allons pas jusqu’au sommet par manque de temps. Nous redescendons en restant attentif où nous posons les pieds car l’instabilité de certaines pierres pourrait nous surprendre.
Nous prenons place dans un véhicule à 3 rangées de sièges de 4 places, c’est le véhicule type pour les safaris. Nous sommes accompagnés par deux couples allemands et un hollandais. Nous partons dans la savane sur une piste chaotique. Notre chauffeur(se)-guide ralentit à un moment pour regarder des traces, il semble qu’un léopard ait laissé ses empreintes, ça fait monter l’excitation des passagers, mais elle fait de suite diminuer nos ardeurs en nous signalant qu’il y a très peu de chances pour que nous en voyons ce soir…
Nous contournons une sorte de massif sur lequel une bande de singes, je pense qu’il s’agit de babouins, parcours le versant qui a l’air pourtant assez pentu avec une facilité déconcertante, tout en se livrant à des chamailleries. Je suis content d’avoir un téléobjectif bien stabilisé pour pouvoir enregistrer ces scènes.
Puis nous nous arrêtons, une table et les glacières sont sorties et nous buvons une bonne bière (et même une deuxième !).
Devant nous le soleil qui descend lentement mais surement, nous partageons ce merveilleux moment avec les autres couples qui nous accompagnent et nous discutons de nos expériences respectives dans ce voyage et ailleurs aussi.
Ce moment fort agréable prend fin lorsque le soleil disparait, il est temps de rentrer au camp, il n’est que 18h00, mais le soleil se couche tôt en cette période de l’année.
Nous préparons notre repas, une grillade au barbecue, des pâtes, pendant ce temps, j’allume le feu pour le chauffe-eau avec le fagot de bois que j’ai acheté à l’accueil. Ça fait du bien de prendre une bonne douche, car la veille, ce fut une toilette très sommaire avec juste quelques lingettes puisque il n’y avait pas de point d’eau !
En même temps qu’on se savonne, on peut regarder le ciel étoilé, c’est vraiment atypique comme expérience !
Une fois de plus, nous dinerons grâce à nos lampes frontales. La seule électricité disponible est fourni par un groupe électrogène qui s’arrête à 21h00, heureusement que j’ai une batterie d’appoint pour recharger tous mes appareils électroniques.
Ayant installé mon appareil photo sur un trépied, je profite de l’absence de pollution lumineuse pour prendre des clichés du paysage éclairé par les derniers rayons lumineux provenant de l’horizon puis de la voute céleste lorsque la nuit se fait plus noire. Ouverture maxi, iso mini, temps de pause d’une trentaine de seconde, je répète les réglages que j’avais vu sur le net.
Une fois terminé la sauvegarde des photos et vidéos sur un disque dur externe, nous allons nous allonger dans notre confortable couchage. une journée de plus en Afrique Australe, Que du bonheur…
Et comme d'habitude, la petite vidéo qui résume cette journée