Visiblement Niagara est attendu
Donc voilà notre 1ere demi-journée sur le site (nous y sommes ensuite restés le lendemain), après avoir fait la route de Painted Post.
Coco : même si les photos par définition statiques ne rendent pas trop l'ambiance et la puissance du Niagara et des chutes, j'espère qu'après les 2 épisodes qui suivent cela t'aura donné envie d'y aller. Perso j'entendais parler des chutes du Niagara depuis tout jeune. Donc c'est quelque chose que je tenais vraiment à voir, et même si ce ne sont évidemment pas les plus hautes du monde je ne regrette pas du tout
Samedi 17 septembre
La douche !
Aujourd’hui, le ciel menace de nous tomber sur la tête, puis se ravise. Finalement ce ne sera pas pour ce matin, mais pour la fin de journée. Même sous une pluie fine, la campagne est belle. Les kilomètres défilent, la ville de Rochester est définitivement plate…
Premier arrêt au bord du lac Ontario : mais, ce n’est pas un lac, c’est une mer !
Impossible de longer la rive, la végétation occupe les berges, demi-tour.
Ici, la culture du pommier domine ; ces belles pommes rouges parfumées Monsento ne font pas vraiment envie …
Niagara Falls ne devrait pas être loin, mais d’abord, un crochet au sommet de la falaise pour admirer la course folle du rapide Niagara entre le lac Erié et le lac Ontario.


Un téléphérique rouge et jaune le traverse et promet une sensation à la hauteur du spectacle.



Vite, dépôt des bagages à l’hôtel et vite dehors !
La rive droite du fleuve est à deux pas de l’hôtel. Un bruit incessant de rouleaux compresseurs annonce l’ambiance ! Caméscope en main, je zoome et dé-zoome à volonté sur ce spectacle étourdissant.
Le Niagara d’une puissance terrible semble tout avaler sur son passage. Les troncs d’arbres ballotés, secoués, limés jusqu’au cœur se jettent dans le vide dans un cahot rendu inaudible par la fureur des chutes.




Haute de 86 mètres, l’Observation Tower, de verre et d’acier, offre une vue unique sur la terrible Niagara river.
Encapuchonnés de ponchos bleus nous sommes prêts pour la grande aventure. Le bateau est bondé de touristes, comme nous, venus voir les chutes du Niagara dans toute leur magnificence, côté US puis côté canadien.
Tenue bleue pour les bateaux côté USA


Et tenue rouge pour les bateaux côté Canada

C’est la fête, la fête ♬♩♪. Ca rit, ça crie ça chante dans toutes les langues …
Les panaches de brume voilent en partie le spectacle mais je suis si heureuse ! Nous sommes au comble du bonheur, ça mérite bien un doux baiser arrosé !
Nous en prenons plein les yeux mais aussi plein les cheveux. Des bourrasques d’eau et des nuages de brume nous arrosent abondement.
L’humidité envahit tout. Dans ces conditions, difficile de sortir l’appareil photo, cependant, Hubert se risque … L’appareil n’a pas aimé du tout !
Trente minutes de rire, de joie, de douce folie, seront des souvenirs fossilisés pour notre éternité.
La partie côté USA




Le fer à cheval côté Canada. Vous apercevez le bateau ? On va aller là-bas


Une centaine de marches glissantes, permettent l’accès au Nid de Corbeau, point culminant à mi- hauteur des chutes. Hubert s’est complètement « embistrouillé » (dialecte local en Drôme provençale) dans son poncho. Où est le devant, où est le dos ?
Dans l’affolement il en a perdu le nord !
- Chérie, au secours ! Je ne m’en sors plus !
Quel mémorable fou-rire !
Nous sommes au plus près d’une phénoménale avalanche d’eau, il est impossible de s’abriter, l’eau arrive de partout …
Suivez bien les petits "shtroumpfs" bleus qui montent. On arrive à quelques mettre de la chute. Et on ressort comment dire ... bien "humide"


Débarrassés de nos ponchos, nous prenons le Pédestrian Bridge pour accéder à Goat Island une petite île située entre les deux bras de Niagara River. Celle-ci appartient encore aux Etats Unis, alors que les chutes Horseshoe Falls font partie du Canada.
La vue à partir de Terrapin Point est fantastique. Le fer à cheval porte bien son nom. Un glacier serait à l’origine de cette formation.
Du côté américain, la hauteur des chutes est de 21m et de 323m de longueur, cette hauteur étant limitée en contrebas par un cahot de rochers. Côté canadien, 52m de hauteur et 792m de longueur. Le débit est très variable en fonction des saisons et des déviations nécessaires pour les besoins en électricité (de 5700 à 2800m3/s).
Entourée de part et d’autre par ce mouvement perpétuel, c’est à Luna Island Point que j’ai ressenti la puissance effective de ces masses d’eau terrifiante. Je me sentais attirée par le vide, ce qui n’était pas agréable du tout.

Hubert avait prévu pour dimanche, la descente au pied des chutes à Luna Island Point :
- Non ! demain je n’irai pas prendre une deuxième douche, tu iras sans moi …
- Ah bon !
Le ciel s’assombrit, les premières gouttes nous alertent ! Vite, dans l’attente d’une accalmie, nous nous réfugions sous un abri improvisé d’arbustes.
Pour aujourd’hui, l’eau, ça suffit !
Un bol de soupe pour moi, un steak pour Hubert, un café qui se sera fait attendre et retour sur les corniches au bord des falaises et des chutes endimanchées par toute une féerie de couleurs.
Les lumières rasantes sur les flots du Niagara mettent encore plus en évidence les turbulences de ses eaux folles. Les lames se broient sur les écueils. Les nuages de brume ou de pluie, selon l’intensité du vent dansent dans ce ciel nocturne balayé par des faisceaux lumineux verts, roses, bleus, rouges …
Les bras de la rivière qui passent de chaque côté de l’île se rejoignent dans de somptueuses explosions d’écume.
D’où qu’elle vienne, il était dit que nous devions passer cette journée et soirée du samedi 17 septembre 2016 sous l’eau !
Notre hôtel du jour : Comfort Inn The Pointe, 1 Prospect Pointe - Niagara Falls (côté USA, à 2mn à pied des chutes : nickel)

La journée du lendemain sera ensoleillée : heureusement
















































