C'est parti pour ce bref voyage. Un jour en avance sur la date prévue pour pouvoir voir mes chouchous. Le vol se passe très bien même si, pffiou, 12h de vol je les sens bien.
Mais quel plaisir de fouler le sol californien. La température est plus que clémente, on tourne autour des 27°. Douanes, récupération de la voiture chez Alamo, tout roule parfaitement. Retour brutal au pays de la voiture sur les freways de L1 (hey, j'ai plus l'habitude de conduire). Ca bouchonne un peu mais rien de grave. Il est 16h, pas trop en retard mais quand même un peu de route.

Pourquoi Ponoma, district éloigné de downtown LA ? Et bien pour voir Alice in Chains pardi ! Groupe dit grunge assez culte qui a pu bénéficier de la gloire de Nirvana et Pearl Jam. Toutes les maisons disques signaient les groupes de Seatlle. Or Alice In Chains joue une musique plus lourde, plus proche d'un Black Sabbath. Le chanteur, Layne Stanley - paix à son âme - est décédé dans les années 2000. Voix écorchée, traînante, il est bien sûr l'âme du groupe.
Les survivants, accompagné de Jerry Cantrell à la guitare (phénoménal) ont mis le groupe en stand by, puis sont repartis avec un nouveau chanteur. Cette 2ème mouture du groupe, sans égaler la première, est tout à fait honnête et arrive à aller de l'avant sans nier son histoire.
Depuis le temps que je souhaitais les voir, les seuls qui me manquaient, je suis joie.
Ponoma est une ville assez sympathique, dynamique, avec une très belle architecture art deco. Le groupe à encore des fans, le concert sera plein. J'arrive sur les coups de 19h.


Je passe rapidement sur la première partie, sans grand intérêt. Je me bats avec leur système de poignet - ID pour récupérer une bière. Même dans un concert rock c'est compliqué !
L'entracte est là, j'en profite pour me faufiler.
Bon, je reste mitigé sur le concert. L'attente fut trop longue pour moi, trop d'espoir. Le public américain, assez stoïque, n'aide pas. Le son n'est pas fabuleux et je suis un peu mal à l'aise de voir le nouveau chanteur, ne pouvant m'empêcher de me dire que ça serait mieux avec Layne Stanley. Imaginez Nirvana avec un remplacant à Kurt Cobain dans l'esprit.
Heureusement, plusieurs titres sauveront le set "No excuses", "Rooster", Down in a hole" et rien que pour le meilleur titre du monde "Would" ça valait le coup.
Je sors crevé, lessivé par le décalage horaire. Je m'effondre comme un bébé. Une parfaite mise en bouche musicale avant le festival














































