Coucou,
voici la suite des aventures à Xi'an.
12 septembre 2016: Des pagodes et des raviolis !
Pour la première fois depuis que l’on est en Chine le temps est maussade.

Mais nous ne nous plaignons pas car c’est aussi la première fois où l’on a pas trop chaud (on peut sortir sans brumisateur et éventail!).
Nous avons une journée chargée mais nous restons en ville donc ça aide.Nous commençons par la visite de la grande pagode de l’oie sauvage.
C’est une sorte de grande tour avec des toits à la chinoise. On ne peut toujours pas y rentrer. Autour, il y a un petit jardin et plusieurs bâtiments avec des tableaux ou des bouddhas.
La pagode date du VIIème siècle et fait 60 mètres de haut. C’était un temple bouddhique qui abritait des reliques venues d’inde sur l’histoire du bouddhisme et d’un “grand maître bouddha”.
La grande pagode.
On enchaîne ensuite avec la petite pagode de l’oie sauvage. C’est la même chose en plus petit car la structure ne fait que 45 mètres de haut.
Au VIIIème siècle, elle servait de centre de traduction pour les écrits sacrés.
La petite pagode.
Le moine calligraphe qui nous a crié dessus.
Il y a un petit parc à proximité avec un grand bassin et des poissons ainsi que des roseaux et des bambous.
Le jardin.
Les poissons en temps normal.
Les poissons, après avoir jeté un bout de pain dans l'étang!
Nous partons après pour le centre ville où nous allons marcher sur les fortifications qui entouraient la ville de Xi’an il y a plusieurs années. C’est une large muraille (environ 5-6 mètres de large) avec des créneaux et des petits bâtiments de garde.
De chaque côté, nous avons vu sur la ville. et malheureusement ce n’est pas très beau. Et en plus il pleuviote. Mais comme nous a dit la guide, “c’est quand même plus agréable que le crachin breton!”.
La vue des murailles. Un côté très moderne et un côté encore un peu sauvage.
Après le déjeuner, nous faisons un saut dans une boutique de calligraphie chinoise. Il y a un artiste calligraphe qui peint et écrit au pinceau et une gentille traductrice qui nous explique les subtilités de la langue chinoise.
La calligraphie chinoise.
Nous avons tous eu nos noms écrit en chinois et nous avons pu passer une trentaine de minutes à nous exercer à les copier. Je trouve qu'on ne s'en sort pas si mal !
Nous partons ensuite pour la forêt de stèles. La guide parlait très bien mais nous avons eu du mal à comprendre ce qu’elle disait. Ma première idée était: “la forêt d’Estelle”.

Et à l’arrivée de toutes façons, ça n’avait pas grand chose à voir avec une forêt. Par contre, il y a effectivement beaucoup de stèles. Ce ne sont pas des pierres tombales mais des grandes pierres gravées avec les textes des vieux textes de philosophes, dont entre autre ceux de Confucius (qui était Chinois mais qui en chinois à un nom bien différent), d’histoire de la région et des illustrations.
Cela servait de base d’éducation pour les Chinois qui voulaient accéder à de hautes fonctions. Plutôt que d’étudier à partir de reproductions des textes faites à la chaîne et contenant souvent des erreurs, ils pouvaient venir consulter 6000 stèles sur place. (Les erreurs détectées pouvaient être corrigées en repolissant la pierre).
Nous avons aussi pu voir l’évolution entre le Chinois ancien et actuel. Et bien avant, c’était encore plus complexe!
Avant.
Après.
Confucius et la région de Xi'an en dessin.
Pour bien terminer la journée, nous avons un repas-spectacle.
D’abord nous dégustons les raviolis chinois typiques. Il y en a 18, de forme différente et avec des ingrédients différents: porc, champignon, oeuf, crevette… La forme était d’ailleurs souvent en relation avec le goût.
C’était vraiment très très bon et assez joli.
Le seul problème c'est que le tout premier que l’on a testé était vraiment très épicé

et ça nous a un peu privé du goût pour les deux trois ravioli suivant.
Des ravioli trop bons !
Nous allons ensuite regarder le spectacle sur l’époque ou Xi’an était la capital. On y a vu des danses traditionnelles et entendus des instruments de musiques très originaux.
Mais c’était moins impressionnant que le premier spectacle sur le Kung fu.
Malgré tout, la soirée ravioli reste un très beau souvenir de notre voyage.
Vous ne trouvez pas que leur robes ressemblent à celle du mariage avec leur longues robes?
Après le repas, nous rentrons à l’hôtel en bus. Notre guide descend en cours de route du bus (car elle habite plus près du restaurant que de notre hôtel).
Au moment où elle descend du bus et se tourne pour nous dire au revoir elle est heurtée par une mobylette à pleine vitesse (40 km/h) qui se faufile entre le bus et le trottoir.
Elle est projeté un mètre plus loin et nous sommes tous super effrayé (sauf le chauffeur de bus qui efficace et pas impressionné est prêt à repartir). Les “adultes” se précipitent à l’extérieur avec des pansements, mouchoir et de l’eau. (On a pu voir par la vitre qu’elle bougeait encore.) Heureusement à part des égratignures et des bleus elle n’a rien. Et nous étions assez choqués de voir que dans cette situation personne ne s’est énervé. Il n’y a eu ni cri ni klaxons. (Je pense que ça veut dire que ça arrive trop souvent.)
Nous avions prévu de ressortir à plusieurs de l’hôtel pour aller nous balader dans la ville et voir les remparts illuminés mais nous sommes un peu refroidis.
Il y a quelques rues assez larges à traverser (sans feu de circulation) et nous sommes extrêmement prudents.
Nous serons d’ailleurs un peu déçu car à pieds, nous ne pouvons aller au pied des fortifications.
Il y a un grand boulevard et des palissades en plastiques (comme pour des travaux) qui les entourent. C’est assez bizarre et décevant.
Les illuminations de ville sous leur meilleur angle.
Nous rentrons à l’hôtel avec un sentiment très mitigé sur cette ville (aussi grande que Paris mais bien moins belle).
++