8 septembre 2016: De Gubei à Pékin
Ce matin nous ne sommes pas dans un grand hôtel de Pékin mais dans un tout petit hôtel de banlieue. Le petit déj est donc uniquement local et surtout ce n'est pas un buffet. On est sensé être servi à table et on a personne pour faire la traduction. On teste donc avec un peu de surprise les spécialités locales: du pain quasi pas cuit fourré à la viande et à l’oignon, des noodles et une sorte de charcuterie.

De bon matin (avant 8h), ça passe moyennement bien pour moi (qui suis plutôt accro au nutella).
Il nous faudra un bon quart d’heure d’utilisation de google translate et de gestes pour obtenir du café.
Nous continuons ensuite la visite de la ville, points de vue, spectacle traditionnel d'acrobates déguisés en dragons, sources chaudes pour les pieds (le paradis!).
Nous terminons avec la visite de deux vieilles boutiques: une fabrique de cerf volant et une teinturerie.
Une promenade bien sympathique.
Un promontoire avec une superbe vue et quelques problèmes de traduction anglaise.
Un spectacle d'acrobates sur la place principale.
La teinturie qui suit la méthode de l'époque.
Nous sommes enchantés en repartant. La visite de la muraille et la vieille ville reconstruite étaient superbes.
Nous repartons pour trois heures de route vers Pékin. Nous faisons une escale à mi chemin dans un restaurant adossé à une boutique de cloisonnés.
Le restaurant était vide, uniquement touristique, mais pour touristes chinois je pense. Le menu était bon, classique (mais ils n’avaient que de l’eau chaude

). Et les toilettes étaient au fond de la cour, salles, sans papier et sans porte chez les garcons…
Le cloisonné c’est une technique traditionnel chinoise de peinture sur émail. Sur le vase/assiette... nu(e), on commence par ajouter des des minis “cloisons” posées à la main (petites baguettes métalliques de 2 millimètres de haut et de 5 à 10 millimètres de long). Une fois que c’est cuit, on ajoute de la couleur dans les différentes “cases” puis on lime pour que les cloisons ne dépassent pas.
Le “musée” c’était en fait l’atelier de fabrication où tout est encore fait à la main dans des conditions d’hygiènes et de travail assez moyennes.
Après le musée, il y avait la boutique (d’état donc sans négociations possibles). Je crois que nous avons été de très mauvais clients car personne n’a acheté de vase/assiette/objet de déco. Il faut dire que c’était vraiment cher. Le petit vase de 10 centimètres coûtait plus de 40€. Et il y avait des pièces de deux mêtres de haut et de plusieurs dizaine de milliers d’euros.

Même si j'avais le budget, ca n'irai pas dans le style de mon salon.
Les étapes de la production des cloisonnés. Ce n'est pas trop moderne.
Un vase à 50€! Ca intéresse quelqu'un?
Une fois de retour à Pékin, on se sépare en deux groupes. Quelques personnes chanceuses (dont je fais partie

) vont faire la répétition du mariage chinois et les autres vont faire la visite de la place Tiananmen.
La répétition du mariage est assez surréaliste. Ni les mariés ni la famille française ne sont vraiment au courant de ce que l’on doit faire. Et les “wedding planners” et l’animateur du mariage (tous les mariages doivent en avoir un apparemment) ne sont pas toujours d’accord. Ce qui fait que les pauvres mariés refont les mêmes gestes plusieurs fois tout en changeant l’ordre ou la façon de se tenir.
Moi mon rôle est assez simple, je fais le piquet au fond de la scène pendant tout le spectacle !
On y passe plus de 2h. Ca passe quand même assez vite. On ne comprend rien mais on s’amuse bien.
Nous rentrons à l’hôtel en métro (toujours propre et pratique!).
J’apprendrais après que la visite de Tian'anmen était assez succincte. La guide était réticente à évoquer les événements politiques donc ça limite l’intérêt de la visite quand même. (La place est filmée et il y a des micros paraît-il.)
Mais ils ont pu rentrer se reposer à l’hôtel.
La fameuse place Tian'anmen.
Ce soir là, les parents de la mariée nous invite dans un restaurant de fondue chinoise. J’étais dubitative car la fondue française, ce n’est pas trop mon truc mais c’était super !
Nous avions 4 type de bouillons différents (dont un très très très épicé) dans lesquels faire cuire la viande (coupée vraiment finement), ainsi que des légumes (chou, pomme de terre tranchées…). En plus il y avait un bar à sauces (sésame, barbecue, sucré-salée…).
Les 4 bouillons à fondue.
C’était déjà très bien. Mais en plus pendant la soirée nous avons eu le droit à deux spectacles très sympa. D’abord un magicien de masque (une personne qui danse devant nous et qui un masque intégrale sur la tête qui change en une seconde sans que l’on sache comment et enfin, la danse des spaghetti. La danse des spaghetti, c’est un homme qui arrive avec de un gros paton et qui danse avec devant nous jusqu’à avoir de très très longues tagliatelles qu’il envoie vers nous avant de les mettre dans les bouillons.
La danse des masques.
La danse des spaghetti.
En plus de cela, le vin, la bière et le saké coulent bien! Il parait que c’est mal poli de laisser quelqu’un boire seul! Alors les Français ont appris à dire “Gan bei!” (santé!) et a apprécier le saké... à de nombreuses reprises!
Autant dire qu’à la faim de la soirée, il y avait une super ambiance (et j’ai bien peur que nous ayons dérangé les voisins chinois assez impassibles!). Certains ont tenté d’apprendre à la famille chinoise les chansons Françaises traditionnelles. Après la danse des canards, nous avons eu les 10 premiers couplets de “Dans mon château d’Espagne!”.
On se couche fatigué mais ravi de cette nouvelle journée.
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