J1 - Jeudi 14 juillet
Scène 1 – Le départ
C'est le grand jour ! Après un an quasi jour pour jour de rêves, de lectures de carnets, de mise au point de notre itinéraire, de préparation du roadbook des enfants, ça y est, aujourd'hui, c'est nous qui partons !
Ce matin, le réveil à 5h30 pique un peu (enfin, pas moi car c'est mon heure de réveil habituel pour aller au boulot

), mais c'est pour la bonne cause ! Etant en vacances depuis quelques jours déjà, j'ai eu le temps de préparer tranquillement nos bagages.
Départ de la maison à 6h45, direction la gare de Massy-Palaiseau pour prendre le RER B ! Chéri-chéri va garer la voiture à son parking de boulot (il est à 5mn de la gare, pratique, hein ?) pendant que les enfants et moi achetons les billets... Allez hop, la voiture garée, Chéri-chéri de retour, nous embarquons tous dans le RER direction le Terminal 2 de Roissy CDG !!!
Les enfants comptent les stations qu’il nous reste... Passage devant le stade de France ! On n'est plus très loin... finalement une heure de RER, c'est vite passé au regard de ce qui nous attend dans l'avion ! Allez, une petite photo prise dans le RER pour vous montrer que ma louloutte est une pro du nail art, et qu’elle est fin prête pour ce voyage aux US

.
Arrivés au T2 à 8h30 pour notre vol qui est à 11h30, nous sommes largement dans les temps... Direction le comptoir de Air Tahiti Nui qui dessert Los Angeles en vol direct, en chemin vers Papeete. Vérification des passeports, attribution des sièges : l'appareil est un A-340, config de sièges 2-4-2 et première déception des loulous : pas de fenêtre à se disputer (dommage car ils avaient bien huilé la procédure dans le RER), car on nous place sur la rangée du milieu, celle où nous serons tous ensemble en famille ! Conseil de guerre pour savoir qui s’assiéra à côté de Papa (ça sera Loulou) et qui à côté de Maman (si vous suivez bien, ça sera Louloutte, du coup)… Promis, on fera le contraire au retour !
Pesée des bagages (on a droit à 23 kgs chacun), et là, le verdict tombe : TA-DAAAAAA...
[Moment de fierté pour Bibi qui a fait (presque toutes) les valises]
10kgs pour la valise de Loulou, 13 pour la valise de Louloutte (qui a auto-géré cette année, rendons à César…

, 18 pour la grosse de Chéri-chéri et Bibi, et 12 kgs pour le "sac en plus", qui, pour l'instant, contient un carton de cadeaux pour ma famille américaine et notre super glacière de 36L pliante et auto-gonflable achetée une cinquantaine d’euros chez Décathlon 2 jours auparavant... : une fois vidé de son carton de cadeaux, ce sac va pouvoir se remplir de merveilles dénichées au hasard d’outlets, de surplus de l’armée américaine, de magasins de surf et autres General Stores de la Route 66...
Les valises parties, on ne traîne pas et on file passer les contrôles de sécurité. (J'avoue que depuis quelques mois, je ne me sens plus du tout à l'aise dans les halls des aéroports et que j'ai hâte de me retrouver de l'autre côté...)
Là, c'est toujours un peu le bazar, avec les liquides (en sachets soigneusement préparés), l'électronique, etc. à sortir pour vérif... Les loulous sont bien rôdés et auto-gèrent la sortie de leurs 3DS de leurs sacs à dos. C’est bon, ça passe.
Et voilà, plus qu'à se diriger vers la porte d'embarquement. Evidemment, on est tout au bout du terminal, sinon ça ne serait pas drôle... On va tromper l'attente en allant acheter le nécessaire de survie en vol : chewing-gums (à chacun son parfum) et magazines pour les enfants. Je tente de trouver un coffret de petites bouteilles de liqueurs françaises (Cointreau, Armagnac, etc.) pour Josh, notre ami américain qui adore les alcools mais sans succès (je n'ai pas osé prendre du vin ou du champagne car j'avais peur qu'il ne supporte pas bien la chaleur de l'Ouest, et on a tout notre roadtrip à faire avant d'arriver chez nos amis à San Diego...)
Voilà notre avion :
Scène 2 – Le vol
10h45, on embarque ! On s'installe, les loulous au milieu, Chéri-chéri et moi sur les côtés... et enfin, le décollage. Bon, bein maintenant, y'a plus qu'à tuer le temps. Les enfants sont comme des dingues avec les écrans individuels, ça va se gérer de ce côté-là ! Cool ! Chéri-chéri et moi nous trouvons des films à regarder... J’adore l’avion car je peux me faire une cure de tous les films loupés récemment… Allez, roule (ou plutôt vole) ma poule !
Le vol est heureusement ponctué de petits moments de bonheur : l'apéro, la collation, re-la-collation... Et le personnel de bord, gentil et attentionné, a même pensé à laisser des petits sandwichs à disposition, près des boissons, pour les gloutons dont le ventre crierait famine en dehors du moment des plateaux-repas… (Quoi, vous avez dit 500g de plus à l’arrivée ??? Aurais-je trop mangé ?)
On nous distribue des documents à remplir pour la douane américaine... et là, gros moment de stress pour Bibi : je lis sur le document qu'outre les espèces qui sont limitées à un montant astronomique (hé gars, tu crois vraiment que je me trimbale avec tout ce cash !? J'aimerais bien mais non, moi j'ai que 1500 dollars en espèces, donc rien à déclarer !), le montant des biens emportés au US et qui sont destinés à y rester doit être limité à 100 dollars...
Ah je suis bien, moi, avec mon carton de cadeaux soigneusement emballés dans du beau papier brillant... vachement discret si on se fait toper à la douane !
Et Bibi de mettre en place sa stratégie et de faire des comptes d'apothicaire pour que miraculeusement, le montant de nos cadeaux, qui doit bien tourner aux alentours de 200-250 euros, se transforme en les 100 dollars réglementaires !
[Mode pétage de câble ON] Et hop, le DVD "Paris la ville à remonter le temps", valeur 20 euros, se transforme tout à coup en DVD acheté au rabais à 5 USD...

Et hop, les t-shirts et les casquettes UEFA (avec monuments français entourant le ballon de foot siouplé) achetés une vingtaine d'euros pour les fils de nos amis se retrouvent soldés à quelques USD !

Pareil pour le lot de vêtements Vert Baudet pour la dernière-née de leur famille : d'une soixantaine d'euros on tombe miraculeusement à une quinzaine... Ils ont fait des méga-soldes, cette année, chez Vert Baudet, je vous recommande ! Quid de la jolie boîte à musique pour le bébé, avec des monuments sur les côtés et les deux Tours Eiffels qui tournent sur l'air de la vie en rose ? 20 euros ? Point du tout ! J'achète tout dans les magasins au rabais, moi, môsieur, et j'ai eu cette babiole pour 8 USD, une affaire !!!

Et les puzzles Tour Eiffel en 3D pour les enfants ? 15 euros l'un, 19 l'autre ? Que nenni ! Allez, je vous les fais à 8 euros, ma bonne dame ! Sans parler des coffrets Nuxe l'huile prodigieuse édition Love from Paris qui, de 25 euros pièce (déjà une méga-affaire en vente privée Nuxe), se retrouvent bradés à 24 USD les deux !!! Quelles affaires je vous ai dégotées, mon bon monsieur !!! Je mets un point d'honneur à n'acheter qu’en solde, si, si, monsieur !!!

Quant aux petites terrines de foie gras, aux biscuits Bonne Maman, aux galettes La Mère Poulard, et autres "delicacies" bien de chez nous, ah mais ça n'est pas pour offrir, c'est pour notre consommation personnelle ! C'est que je ne peux pas me passer de mes crêpes dentelles pendant trois semaines, moi ! Impossible !!! [Mode pétage de câble OFF]
Bon, on rigole, on rigole, mais ça m'a bien occupée, moi, dans l'avion, de mettre au point ma petite liste de prix et de la remplir... Donc au final, j'arrive à une liste qui fait pile-poil les 100 dollars requis – au passage, je me suis transformée en nana radine qui a acheté au rabais tous les cadeaux pour sa famille américainé : vive le bon coin, e-bay et les vide-greniers !
Allez, avec tout ça, le vol de 11h30 se passe finalement relativement vite. Air Tahiti Nui, je recommande vraiment pour un vol direct Paris-LA, c'est vraiment bien et le personnel est très agréable.
Scène 3 – L’arrivée
Et enfin, ça y est, on pose les pieds sur le sol américain ! Je suis heureuse ! YOUPI ! (oui, je sais, il n’est pas trop recommandé de crier sur roadtrippin, mais là, j’y peux rien, c’est plus fort que moi !!!) Welcome to the United States, mes chéris !!!
Première étape : passer l'immigration. Comme on pouvait s'y attendre, il y a la queue... On valide nos ESTA aux bornes automatiques. La machine nous prend en photo les uns après les autres... Bibi n'est pas contente de sa photo et appuie sur le bouton pour la refaire... Louloutte non plus n'est pas contente de sa photo, mais Bibi intervient :
- Pas le temps de la refaire ! Ah oui, je l'ai refaite, mais c'est différent, parce que moi, j'étais vraiment moche sur ma photo ! Toi, tu es très bien dessus, chérie ! (Non mais !

)
Après cet intermède, il faut aller se mettre dans la file d'attente pour voir un agent de la police des frontières qui doit nous délivrer le sésame. On fait la queue patiemment… et Bibi de repenser à son document de douanes et à son carton plein de cadeaux dans leurs beaux papiers brillants !!! Nœud à l’estomac…. Et enfin c'est à notre tour. Faire un gros sourire à la dame, tenter de détourner l'attention du document de douane... Elle prend nos passeports, nous demande pourquoi on est là. On lui explique qu'on va faire du tourisme dans les parcs de l'Ouest et rendre visite à mon ancienne famille d'accueil... on papote, on papote... et viennent les questions fatidiques :
- Are you bringing any food items into the United States?
- NO (bein quoi, les gallettes bonne Maman et les terrines de foie gras, ça compte pas, si ? Et puis je les ai oubliées, NA !).
- Nothing to declare?
- NO
[L’agent de police jette un œil à mon document de douane. Je transpire à grosses gouttes… quel stress !]
- Welcome to the United States!
[OUF !]
- Thank you very much!
Et voilà, plus qu'à récupérer les bagages qui nous attendent bien sagement (bein oui, ça nous a pris du temps ces conneries... on a atterrit à 14h45-15h, il est déjà 17h !). Puis on passe les dernières barrières (pas de douane visible, ouf ! nous ne serons pas fouillés !) et enfin, on y est vraiment !
Direction les "car rental shuttles". On trouve la navette Alamo, qui nous embarque chez le loueur. Là on refait un peu de queue, sinon ça ne serait pas marrant, et puis c'est à notre tour. Le temps de refuser tout (l'upgrade to a full-size SUV à 5USD/jour, les assurances supplémentaires, etc...), le gars, visiblement contrarié par tant de mauvaise volonté de notre part, nous dit qu'à ce moment-là, vu qu'on ne prend aucune option supplémentaire et que tout est pré-payé, on pouvait très bien se passer de ses services et passer par les bornes automatiques. Ah oui ? Je pensais que c'était pour ceux qui n'avaient pas encore réservé de voiture, bein je le saurai pour la prochaine fois ! Merci m’sieur !
Voilà, on a les papiers. Plus qu'à choisir notre voiture dans la rangée des mid-size SUV... on fait le tour, et là, on choisit la Toyota RAV4 (celle que j'avais réservée, ou équivalente, à la base), à la grande déception de Loulou, spécialiste es-voitures, qui aurait largement préféré une Hyundai... Mais moi je ne sais pas ce que ça consommes, les Hyundai, et j'avais vu que les RAV4 étaient relativement économiques dans leur catégorie...
Bon allez courage, il est 18h ! On charge la voiture : le coffre est immense, pas besoin de jouer à Tetris, quel pied ! Tout le monde prend place. Les enfants sont contents, finalement :
- C'est grand, on a plein de place !
Ah bein oui, c'est un peu pour ça que j'ai pris un mid-size SUV, pour que vous ayez plein de place, les loulous !!!
Comme ça, on peut espérer que vous serez sages en voiture, car on va en bouffer, des kilomètres !
Scène 4 – En route pour l’appart
Chéri-chéri rentre l'adresse de notre appart dans son GPS (Bibi, qui se targue d’être très organisée, ne l’est pourtant par autant que certains et n’a pas pré-rentré toutes les adresses dans le GPS), et roule ma poule ! Y'a pas mal de circulation en cette fin de journée...
Vous imaginez la même en version François, Marine ou Nicolas 2017 ?

:
On se croit dans le jeu GTA, on passe devant pleins de paysages connus ! Loulou n’en revient pas ! (Oui, je sais, nous sommes de mauvais parents, notre fils a déjà joué au jeu GTA… en mode libre uniquement, pour les connaisseurs). Oh, il y a même la maison de Franklin :
Première fois de ma vie que je vois un avion écrire comme ça dans le ciel ! #RISE (j’ai râté l’avion, dommage !)
Nous arrivons finalement à notre appart vers 19h... Martin, le manager, nous accueille et nous donne les clés. Nous découvrons l'appart : bonne surprise ! Il est comme je l'espérais ! Super sympa, une grande chambre pour les parents, salon avec canapé-lit et cuisine américaine pour pouvoir cuisiner un peu. Déco clean, moderne. Les enfants sont ravis, car ils ne s’attendaient pas à aussi bien et aussi grand ! Et puis, le grand cadre avec le T-rex dans le salon, c’est la classe, quand même ! Surtout pour un fan de dinos !
Enfin, ravis, ça c’est avant de se rendre compte qu’ils vont devoir dormir dans le salon… dans le canapé-lit… tous les deux… !
- Oui, le truc vert, là, en plein milieu du salon, c'est votre lit et c'est là que vous dormirez pendant trois nuits :
Bein voilà... C'est pas tout ça, mais l'air de rien, le temps de poser nos affaires et tout, il est 20h et nous avons tous l’estomac dans les talons... Nous partons à pied à quelques blocks de là (j'avais repéré quelques fast-foods).
Finalement, nous atterrissons dans un Burger King, ça fera largement l'affaire pour ce soir. Les enfants sont ravis avec leurs frites et leurs hamburgers, c’est la fête !
(J’apprendrai plus tard que le In-and-Out Burger d’à côté aurait été un meilleur choix : apparemment, c’est une chaîne assez réputée pour sa qualité, mais je ne connaissais pas ! Pfff manque de préparation, Bibi, toi qui dit être organisée, ça ne va pas du tout

!)
21h, retour à l'appart, douches et à 22h, tous au lit pour un repos bien mérité !
J’espère que je ne vous ai pas perdus en route, largués dans les couloirs du RER, au-dessus de l’atlantique ou dans les rues de L.A., car demain, les vraies aventures commencent !!! Serez-vous là pour la suite ?
