Par de chaleureuses retrouvailles avec ma famille américaine, notre voyage avons débuté... (et terminé !)
En partant de Denver, une boucle de cinq mille kilomètres, avons effectué
Le Colorado, l'Utah, le Wyoming et le Dakota du Sud, avons traversé.
Scène 1 : Où l'on va prendre l'avion
Après des mois d'attente, le Jour J est enfin arrivé !
Bye bye Paris, Denver here we come!
L'un des avantages d'habiter la région parisienne (il faut bien en trouver !

), c'est la proximité des aéroports internationaux... Nous n'habitons qu'à une vingtaine de minutes de voiture d'Orly (enfin, quand ça roule !

), mais comme un fait exprès, nous partons souvent de Roissy, et c'est tellement l'expédition pour s'y rendre que quand nous y arrivons enfin, chargés de tous nos bagages, nous sommes généralement déjà crevés !!!
Par chance, cette année, notre vol British Airways part de l'aéroport d'Orly !

Je me suis chargée de faire notre enregistrement en ligne la veille au soir, et nous avons donc nos cartes d'embarquement. Comme nous savons que le voyage va être long (avec un transfert, ce que j'essaie en général d'éviter...), nous avons décidé de réserver un taxi pour nous emmener à l'aéroport.
Levés à 5h30, il est 6h45 quand nous montons dans le taxi. Comme l'année dernière, Louloutte est prête jusqu'au bout des ongles...
Comme d'hab, nous arrivons bien trop tôt à l'aéroport

: 7h15 pour notre vol qui est à 10h20. Comme d'hab encore, les enfants râlent de devoir attendre 3 heures

, et comme d'hab toujours, nous leur promettons de leur acheter un magazine à chacun afin de tromper l'attente...
Direction le comptoir de British Airways pour enregistrer les bagages et satisfaction pour Bibi :
- Valise de Loulou : 10 kgs
- Valise de Louloutte : 12 kgs
- Valise de Chéri-chéri et moi : 19 kgs
- Sac contenant les cadeaux pour la famille américaine, THE BIG glacière Decathlon et quelques autres bricoles : 10 kgs.
Hé oui, on sait voyager light dans la famille ! (Au retour, toujours beaucoup moins !

)
Nous ne traînons pas pour passer la sécurité et nous retrouvons dans la salle d'embarquement à 7h45. Nous partons en quête d'un point presse. Malheureusement, le terminal est assez peu fourni en magasins, le choix est donc relativement maigre. Nous aurions mieux fait de faire nos achats avant de passer la sécurité ! Loulou et Louloutte parviennent néanmoins à trouver leur bonheur.
Il ne reste plus qu'à attendre... Comme d'hab enfin, ça semble long, très long (et ça l'est !). Mais nous sommes heureux de partir : y'a qu'à voir nos trombines réjouies !!!
A bout de quelques heures d'attente, nous embarquons et décollons enfin vers Londres. Le vol durant moins d'une heure, on a à peine le temps de boire un coup qu'on est déjà arrivés !

En revanche, l'attente va être longue car l'escale est prévue pour durer près de 4 heures !
Scène 2 : Où l'on fait escale à Londres
Nous arrivons au Terminal 5 à Heathrow. Il faut prendre une navette pour nous rendre au Terminal 3 d'où part notre vol pour Denver, et... repasser les contrôles de sécurité. Avec tout ça, il est aux alentours de midi heure locale (13h pour nous), et il commence à faire faim ! Nous nous posons dans un pub/restaurant du terminal pour déjeuner. Il est très bruyant (comme tout le reste du terminal d'ailleurs) mais au regard du reste de l'offre de restauration, c'est le meilleur choix... Fish and chips pour les enfants, premier (et pas dernier) burger du voyage pour Chéri-chéri, première (et pas dernière) salade pour Bibi.
Puis nous rejoignons la salle d'embarquement. Notre vol a du retard... Nous finissons par embarquer, pour devoir à nouveau attendre dans l'avion... Au final, quand nous décollons enfin, c'est au moins avec une heure de retard sur le planning !
Scène 3 : Où l'on a hâte d'arriver à Denver
A savoir pour ceux qui volent avec BA : la plupart des films disponibles sur les écrans individuels sont en anglais... et les quelques films en français ne sont pas tops. Il n'en faut pas plus pour faire râler les enfants et Chéri-chéri sur le choix de la compagnie !

Heureusement, nous sommes équipés de solutions de rechange : téléphones portables, tablette, ordinateur, consoles 3DS...

Tout ça fait l'affaire pour occuper toute la troupe pendant le vol... qui nous paraît quand même bien long parce que nous ne dormons pas du tout ! C'est le problème des vols de jour...
Pour m'occuper et me dégourdir les jambes pendant le vol, je me lève pour aller prendre des photos...
Effet art moderne en passant au sud du Groënland.
Et enfin, enfin, apparaissent les grandes plaines agricoles du Nord des Etats-Unis ! Ca commence à sentir vraiment bon, là !
Scène 4 : Où l'on arrive enfin
Nous arrivons finalement à Denver avec 30 minutes de retard... Mais ce n'est pas grave, nous sommes enfin aux Etats-Unis et je suis HAPPY !
La suite est rapide et sans douleur : passage de la police des frontières avec très peu de queue (et maintenant on maîtrise les machines de validation des ESTA !

), attente des bagages, navette pour aller chez Avis...
Chez Avis, le latino qui nous reçoit, constatant que nous sommes étrangers, essaie bien entendu de nous la faire à l'envers. Tout d'abord il tente de nous vendre ses assurances supplémentaires (ok, c'est de bonne guerre) que je refuse comme il se doit. Puis il cherche à nous placer des sièges autos (non, mais t'as vu la taille de mes enfants, mec ?!

).
Et enfin, en désespoir de cause, il nous sort que comme la réservation a été faite à mon nom, je suis la seule personne assurée pour conduire la voiture, et qu'il faut prendre une assurance supplémentaire (à 10 ou 15 USD/jour, je ne sais plus bien...) pour que Chéri-chéri puisse conduire. Moment de doute... Quelle gourde !!! Hors de question que ça soit moi qui conduise tout le temps (Chéri-chéri aurait vingt attaques cardiaques par jour, non pas que je sois mauvaise conductrice, mais parce que Monsieur est bizarrement très nerveux quand ça n'est pas lui, mais moi qui tient le volant...

).
On hésite, ne sachant pas trop quoi faire. Puis je me souviens des discussions sur roadtrippin par rapport aux arnaques chez Avis à Denver. Et en y réfléchissant à deux fois, je sais que le nom du conducteur, c'est le genre de truc auquel je fais toujours attention au moment de la location. Je revérifie donc mon voucher, effectivement à mon nom, et je constate que c'est bien Chéri-chéri qui est indiqué en tant que conducteur principal.
Je fais remarquer au gars son erreur avec mon américain le plus
street possible

, pour lui montrer qu'il n'a pas intérêt à me la faire à nouveau... Dans ces moments-là, on est content de maîtriser la langue du pays !!!
Bref, au final, on repart avec tous nos papiers en ordre (tous les montants à 0, merci DavidGP !!!) et les clés de notre Jeep Renegade !!!
On fight un peu en mode Tétris avec les bagages pour trouver la meilleure configuration pour les faire rentrer dans le coffre (quand la glacière sera sortie de notre gros sac, gonflée et remplie, ça va être une autre histoire...)
On s'installe dans la voiture. Direction chez Todd, mon "frère" américain (pour ceux qui ont suivi la saison 2016 de nos aventures aux US : il s'agit du fils de Mike et Teresa, et donc du frère de Linds)... Chéri-chéri va pour rentrer l'adresse dans son appli GPS Cigic et là... le GPS est dans les choux ! Hé oui, Chéri-chéri se rend compte qu'il a oublié de télécharger la carte du Colorado (et des autres états qu'on doit traverser, par la même occasion !)
Qu'à cela ne tienne... On lance Waze... pour se rendre compte qu'on n'a pas de réseau...
Bon, bein... On va se débrouiller avec mon roadbook, alors ! Après tout, si Bibi a pris la peine de mettre tous les trajets GoogleMaps, autant que ça serve à quelque chose !
Et c'est parti mon kiki, la Jeep Renegade file sur l'autoroute ! Le soleil est en train de se coucher dans un ciel chargé... et je suis au paradis !
Avec les montagnes Rocheuses en toile de fond, le spectacle est juste à tomber par terre... Et tout d'un coup, je sens les larmes monter... cela fait des années et des années que je rêve des Rocheuses, et elles sont là, majestueuses, à l'horizon !!! On dirait que ce soleil qui se couche nous a attendu pour tirer une révérence glorieuse...
Arrivés dans le centre de Denver, je suis les indications de mon roadbook pour trouver la maison de Todd... Sauf qu'on arrive dans une impasse, et que je ne vois rien qui ressemble à la maison que j'avais vue sur Google Street View !!!
On revient en arrière, on tourne un peu, mais non, décidément, ça n'est pas là...

Fichu GPS sur lequel on ne peut pas compter !
Et pas de réseau... On ne peut pas appeler Todd. On ne peut pas appeler Todd ? Eureka ! On n'a qu'à appeler Todd !
On s'arrête sur le premier parking, devant le premier restaurant qu'on trouve... je m'engouffre dedans et demande à la gentille dame de l'accueil si elle a un téléphone que je pourrais utiliser. Une fois qu'elle a ravalé sa surprise, elle m'indique un téléphone à l'ancienne (avec le numéroteur séparé de l'écouteur par un "câble tortillon", si si j'vous jure, ça existe encore !

)
Après m'être enquérie de l'adresse du restaurant, je téléphone chez Todd qui commençait sérieusement à s'inquiéter (j'avais dit qu'on serait probablement chez lui vers 19h-19h30 et il est quasiment 22h...).
Scène 5 : Où l'on retrouve des êtres chers
Quinze minutes plus tard, on voit un truck débarquer sur le parking... mon coeur bondit, je le reconnais tout de suite, c'est lui, mon petit "frère" américain ! Il avait huit ans et moi dix-sept quand j'ai passé une année dans sa famille... Maintenant nous en avons 28 de plus !!! La dernière fois que nous nous sommes vus, c'était au mariage de sa soeur Linds 10 ans plus tôt... mais c'est toujours pareil, j'ai l'impression de retrouver mon petit frère et lui sa grande soeur.
Nous nous faisons un gros hug, et pendant qu'il embrasse à son tour Chéri-chéri et les loulous, je découvre ses enfants, qui l'ont accompagné, et que je ne connais pas encore. Son plus grand, Logan, me fait beaucoup penser à son papa au même âge ! Son plus petit, Dylan, avec son air d'oisillon tombé du nid, est littéralement à croquer !!! Après quelques hugs, embrassades, rires, larmes... il est temps de reprendre les voitures et de suivre Todd chez lui.
Une fois arrivés chez Todd, on embrasse Britt, sa femme, que nous avons rencontrée à l'occasion du mariage de Linds.
On fait également la connaissance de River, le chien... Entre les Loulous et River, ça accroche tout de suite !
Todd et sa famille ont déjà mangé, mais il nous ont gardé de la pizza au chaud pour le dîner... A l'américaine, c'est cool !

Nos estomacs crient famine (on ne peut pas dire qu'on en ait eu ras la panse avec British Airways...), et on apprécie notre première pizza aux pepperonis !
Puis vient le moment de sortir de notre gros sac de voyage le carton plein de cadeaux. Tout d'abord, des bricoles franchouillardes à grignoter... Puis un coffret Nuxe "Love from Paris" pour la coquette Britt. Apparemment, elle apprécie !
Pour les garçons, chacun son camion Citroën (pompier et gendarmerie) rempli de galettes normandes... chacun ses puzzles sur le thème de la Tour Eiffel ou des monuments parisiens... Chacun son livre sur le thème de Paris...
Pour Todd qui aime aussi prendre soin de lui, un coffret Nuxe Men.
Figurez-vous que nous aussi, nous avons droit à des cadeaux !

Un t-shirt Colorado pour Chéri-chéri et moi !
Pour Louloutte, un bandeau Colorado et des jumelles pour observer les animaux !
Message spécial à l'attention de Cessie : tu reconnais les boucles d'oreille de Louloutte ??? 
Au total, elles auront traversé trois fois l'Atlantique !!!
Et pour Loulou, une casquette Colorado (qu'il ne quittera plus des vacances), et des jumelles également ! (Faut pas faire de jaloux !

)
Et voilà... Il est presque minuit, nous sommes définitivement cuits. Nous ne ferons pas plus long feu ce soir... Nous ne tardons pas trop à aller prendre nos douches et à nous coucher dans nos chambres fraîchement aménagées dans le "basement" (sous-sol) de la maison. Ce soir, le sommeil viendra bien vite, et c'est avec les étoiles du drapeau américain plein la tête que nous glissons vers de doux rêves...
PS : Il commence à être tard et je voudrais publier cet épisode ce soir, aussi je ne vais pas vous en dire plus, mais si quelqu'un peut penser à me rappeler que j'ai une consternante anecdote à vous raconter au sujet du basement de Todd, ça serait cool... !