* J13 : La Vacherie - La Nouvelle Orléans, LA
Avant toute chose... va y avoir de la photo pour cette journée !!
Il a plu toute la nuit, avec beaucoup d'éclairs... Espérons que ça n'impactera pas de trop les visites d'aujourd'hui. Nous allons attaquer la partie du roadtrip concernant l'esclavage et les droits civils. Nous prenons la route après le petit déjeuner englouti (
en fait je ne me souviens plus comment il était !) sous la pluie.

Nous n'avons pas beaucoup de route, environ 1/2 h, pour aller à notre 1ère visite, prévue pour 11h, mais je voulais rouler sur cette route le long du Mississippi (
qu'on ne voit pas car une sorte de "colline" sépare la route du fleuve, pour les inondations je suppose).

Le Mississippi est de l'autre côté.
On roule donc tranquille quand au loin on aperçoit une bestiole traverser la route, au ralenti. Vu la vitesse... un paresseux ? J'ai pas le souvenir d'avoir entendu parler de cette espèce dans la région... Plus on se rapproche... un alligator !! Tranquille Emile, qui traverse à 2 à l'heure. Je ne me suis pas risquée de prendre une photo...

Quelle rencontre !! Le soleil est revenu. On se dirige vers la
Oak Alley Plantation. Nous ne la visiterons pas mais je voulais prendre en photo sa célèbre allée de chênes.

On passe devant la
St Joseph Plantation.

Les cabanes des esclaves

Puis, il est l'heure d'aller visiter notre 1ère plantation, la
Laura Plantation.

J'ai réservé la visite guidée en français. Ce n'est pas une plantation à la Scarlett, c'est une vision des maîtres créoles vis à vis des esclaves et de leurs vies à travers 4 générations. Notre guide, Joseph, super sympa et passionné par l'histoire de la plantation. Il nous met en garde dès le début de ne pas marcher en dehors des chemins car c'est la saisons des serpents

Les fondateurs de la plantation, les
Duparc

Leurs 3 enfants :
Louis, Elisabeth et Flagy, la 2ème génération

Vue sur le parc depuis l'étage

Chambre de je ne sais plus qui

L'arbre généalogique de la famille
Duparc Locoul.
Laura est de la 4ème génération. Elle est décédée en 1962, centenaire

On poursuite la visite par les extérieurs.
La cuisine

Un registre des esclaves était tenu avec sa "valeur", ses origines, son âge et ses "qualités" et "défauts"

Les cabanes des esclaves où plusieurs familles vivaient ensemble...

Une des cloches qui appelaient au rassemblement pour l'appel...

La maison des contremaîtres

L'heure et demie de visite est passée sans ennui. Un passage à la boutique pour acheter cartes postales, magnets, livre de cuisine et livre sur la plantation.
Le lien du site pour en savoir plus
https://www.lauraplantation.com/
On cherche un endroit pour manger, les restos sur la route nous plaisent moyen. On s'arrête sur un parking près d'une voie ferrée. De toutes façons on ne peut pas rouler, les barrières sont baissées et on entend au loin des "boum", des wagons sont rattachés ou enlevés. Toujours est il que ca dure le temps de notre repas frugal dans la
voiture. On reprend la route vers la 2ème visite de la journée, la
Whitney Plantation. Pas de visite guidée mais un audioguide nous est confié à l'entrée, ainsi qu'une carte à mettre autour du cou prouvant qu'on a payé, avec la photo d'une statue d'enfant que l'on verra durant la visite.

Lien du site pour en savoir plus sur la plantation
https://whitneyplantation.org/
Le Whitney Museum est axé sur la perspective des esclaves plutôt que sur une histoire romancée.
Le Mur d'Honneur : Un mémorial dédié aux esclaves de la plantation Whitney. Plus de 350 noms ont été découverts grâce aux recherches et ont été gravés sur des dalles de granit.
Cloches : Il y a quelques cloches anciennes sur place. Ces cloches étaient à l'origine utilisées pour faire l'appel deux fois par jour. Si un esclave ne se présentait pas à l'appel, il était considéré comme un fugitif. Aujourd'hui, tout le monde est invité à la sonner en mémoire des esclaves.
La grande maison : L'endroit où vivaient les propriétaires de la plantation s'appelle la Grande Maison. Celle du Whitney est considérée comme l'un des exemples les plus anciens et les mieux conservés de l'architecture créole espagnole. Elle comprend sept pièces sur chacun des deux étages, une galerie sur toute la longueur à l'avant et une terrasse à l'arrière. La plupart des meubles historiques de la maison ont été achetés à
La Nouvelle-Orléans ou en France


Toujours ces arbres magnifiques

La cuisine

C'est écrit

La prison... en plein soleil :

Les cases des esclaves :

La plantation produisait du sucre


Mémorial avec le nom des esclaves et des récits. Certains font froid dans le dos
L'insurrection de 1811 : Le 8 janvier 1811, les esclaves de la région s’armèrent de tout ce qu’ils purent trouver : quelques fusils, des machettes, des bâtons solides et des outils de travail. Ils marchèrent en direction de La Nouvelle-Orléans, tuant deux hommes blancs et causant des dégâts matériels là où ils le purent. Deux jours plus tard, ils affrontèrent la milice locale et les troupes fédérales. Malheureusement, le soulèvement fut alors stoppé.Les rebelles capturés furent jugés du 13 au 15 janvier 1811. Ils furent reconnus coupables et 45 d’entre eux furent condamnés à mort. Ils furent ramenés dans les différentes plantations d’où ils venaient et, devant leurs camarades esclaves, ils furent fusillés. Puis, leurs têtes furent coupées et plantées sur des poteaux pour servir de « dissuasion ».
Chacune des 45 têtes a été recréée, grandeur nature et en bronze
Le champs des anges : Un mémorial dédié aux 2 200 enfants esclaves de Louisiane morts avant leur troisième anniversaire. Il s'agit d'une sculpture magnifiquement simple représentant un ange noir portant un bébé au paradis.
L'Église baptiste d'Antioche : Cette église de l'époque de la guerre civile n'est pas originaire de la plantation Whitney. Lorsqu'elle a été construite, c'était la seule église noire dans les environs immédiats le long de la rive est du fleuve Mississippi. Le nom d'origine de l'église était l'église baptiste anti-yoke ; elle a changé de nom en 1890. L'église a été donnée à Whitney en 1999.
Les enfants du Whitney : Environ 70 à 75 ans après la guerre civile, dans les années 1930, le Federal Writers' Project a enregistré les histoires des Américains, y compris celles de ceux qui avaient été réduits en esclavage lorsqu'ils étaient enfants ou adolescents. Au Whitney Museum, on trouve une série de sculptures qui représentent les personnes dont les histoires ont été enregistrées, à l'âge qu'elles auraient eu au moment de leur émancipation.

On reste bien 2h à visiter. C'est très émouvant, on ressort chamboulés devant ces histoires. Nous avons bien aimé les 2 visites, toutes 2 différentes.
On reprend la route pour 1h de trajet vers notre étape pour 3 nuits,
La Nouvelle Orléans ou
NOLA.

On se dirige vers notre
hôtel, ou plutôt notre appart'
hôtel, dans le quartier de Bywater, le Holy Angels Bywater. On arrive devant le lobby mais la grille du parking est fermée, et je n'ai pas le code. Heureusement, des jeunes sortant du parking me voyant perdue, vont me le donner. Pas facile de trouver un
hôtel dans le centre sans parking payant. Celui ci est plus loin du quartier historique, mais parking le moins cher (et au final je n'aurai même pas payé le parking).
Petit aparté concernant l'
hôtel. C'est un des meilleurs que j'ai eu au cours de 4 RT. Je l'ai réservé en fin d'année 2023 et lors de mes check de tarifs, il avait doublé de prix. Inutile de vous dire que j'étais contente de moi ! De plus, le cadre nous a beaucoup plu, voici quelques infos :
L'historique Holy Angels Bywater hotel and Residences se situe dans l'un des quartiers les plus riches et dynamiques de La Nouvelle-Orléans, le Bywater. La propriété de l'hôtel a abrité les Marianites de la Sainte-Croix pendant 165 ans, fondée en 1849. Le site historique a survécu à la guerre civile, aux épidémies de fièvre jaune et à l'ouragan Katrina. Les Marianites ont dirigé le couvent, géré un lycée et apporté leur ministère aux nécessiteux jusqu'en 2014. Le souvenir de la dévotion des Marianites à la propriété perdure alors que la J Collection inaugure une nouvelle ère.

En fait l'
hôtel a ouvert très récemment, certaines installations ne sont pas encore terminées comme la salle de petit déjeuner. La réceptionniste m'emmène à notre suite pour m'expliquer comment fonctionne le code. Elle voit que la porte est bizarre, qu'elle ferme mal. Du coup elle nous donne un autre logement. Et on s'installe : 2 chambres, 2 salles de bain, grande cuisine super équipée, salon avec grand canapé, machine à laver et sèche linge... Le top ! J'en profite pour lancer une machine (
j'ai bien fait attention de ne pas mettre dans le sèche linge... hein Cessie !! ) On va être trop bien ici !
On a repéré un subway dans le quartier, on va manger puis on roule vers le centre de
NOLA. Commence la recherche d'un parking... C'est pas ça qui manque... On repartira juste de
NOLA au bout de 3 jours avec chacun un rein en moins !

Une blinde !!! A nous la découverte tant attendue de
NOLA ! On marche au hasard des rues jusque Bourbon street.

Bon alors comment dire ?... Je l'avais lu mais le mélange des odeurs (corporelles et d'herbe) comment dire que c'est pas top. On déambule dans la rue, qui est fermée aux voitures le soir. Ambiance festive comme on s'y attendait. Très festive ! Toutes les musiques se mélangent et ça file un peu mal au crâne... Plus la chaleur... On a trouvé que c'est pire que Fremont Street à Vegas ! Par contre j'en prend plein les yeux côté architecture ! J'adore !! J'ai regardé la série "The Originals" (que je re regarde depuis que je suis rentrée) et qui a été tournée ici. C'est trop beau !

On décide de rentrer à l'
hôtel. Transfert du linge dans le sèche linge et tv. La chambre est un peu bruyante car donne sur la pompe de la piscine, mais on s'y habituera...
A demain pour la suite de la découverte de
NOLA !!
Distance parcourue à pieds : 11 km