En février 2023, nous avons eu la chance de partir une semaine à Tenerife et nous avons adoré profiter d’un climat doux, et d’une ambiance si dépaysante.
Nous étions donc décidés à changer d’air de nouveau pour les vacances d’hiver 2024.
Pendant nos premiers jours en Catalogne, mon mari me dit qu’il aimerait refaire un voyage en février 2024. Ça tombe bien, c’est prévu ! J’ai déjà réservé des billets d’avion mais la destination reste inconnue. Je lui dirais à Noel, voir même seulement une semaine avant de partir, on verra.
Notre destination : la Jordanie !
En septembre, les hôtels et activités sont tous réservés. J’ai commencé le roadbook. Mon mari ne sait toujours pas où l’on va et ne cherche pas à deviner.
Il ne dit juste « pas trop de rando j’espère ». Je lui réponds « non, on ne va pas à Madère. »
Arrive le 7 octobre.
Je ne dis rien mais je guette l’actualité. Tout va bien en Jordanie. Pas de changement pour les touristes.
Dans les semaines suivantes, certains vols sont annulés par des compagnies, notamment vers la Mer Rouge.
Les infos évoquent un risque d’embrasement mais cela reste calme en Jordanie.
Début novembre, mon mari fait la remarque qu’il ne voudrait pas aller par là-bas. Ah mince…
Je finis par lui dire notre destination. Il n’est pas très rassuré.
Les annulations d’avion se multiplient. On commence à réfléchir à un plan B si jamais notre voyage était annulé. Quelques jours, plus tard, notre vol aller est annulé, mais pas le vol de retour. Or, la proposition de vol de remplacement ne nous convient pas et nous ne trouvons pas d’autres vols le même jour, à des tarifs similaires (en réservant début juillet pour pars, nous avions eu des bons prix)
On réfléchit : Transavia propose changement de vol, annulation du vol aller, ou annulation globale. On se dit que si on trouve un autre vol aller plus cher, on n’est pas certains de ne pas voir le vol retour annulé ensuite, et on risque d’être embêtés si les vols ne sont pas pris auprès de la même compagnie.
Et plus l’annulation sera tardive, plus il sera compliqué d’organiser un plan B.
Le lendemain c’est décidé, on annule tout.
Plan B en action. On avait beaucoup aimé Tenerife et on retournerait bien aux Canaries mais mon mari n’est pas trop tenté par Lanzarote.
On envisage Séville mais on a peur que la météo soit un peu juste début mars.
Bon, et bien finalement ce sera Madère et ses randonnées après que j’ai promis de ne pas mettre de grosses randonnées tous les jours au programme.
Transavia rembourse les billets pour la Jordanie et on reprend des billets pour Madère par EasyJet, un peu moins chers, pratiquement aux mêmes horaires que pour Amman. Les logements à Madère sont un peu plus chers qu’en Jordanie mais globalement on reste dans le même budget.
Je recommence un nouveau roadbook. J’ai trois mois et demi pour tout préparer. Tranquille !
En janvier, il fait un temps extraordinaire à Madère mais en février cela se gâte et en raison de fortes pluies ayant entrainé des glissements de terrain, de nombreuses pistes de randonnées sont temporairement fermées, dont la rando mythique du Pico do Arieiro.
Je surveille la météo et le site officiel des randonnées tous les jours et une semaine avant le départ, la majeure partie des randos ont rouvert. Ouf ! La météo s’annonce assez instable. Il faudra prévoir des K-ways ou capes de pluie. On espère que cela ne nous gênera pas trop pour les randos et visites.
Dimanche 3 mars au matin, c’est le départ à 4h30 du matin de la maison.
avion à 8h30 et arrivée vers 11h30 heure locale.
L’atterrissage se passe bien, on sent les secousses (l’aéroport de Madère a la réputation d’être un des plus dangereux au monde et seuls des pilotes expérimentés font ces trajets).
La prise de la voiture se fait rapidement. Nous repartons avec une Opel Corsa pratiquement neuve. Vers midi et demi, nous prenons la route.
Nous sommes à l'est et nous allons au nord ouest. Plusieurs itinéraires possibles. On fait pile ou face : pile, ce sera la route par le Nord...
On vous emmène ?





