J12 : 12 août – Embarquement pour les Iles - Sifnos
Nous voilà arrivés à un moment des vacances très attendus pour nous tous.
Même si nous avons adoré notre circuit Péloponnèse et nos deux jours à Athènes, il faut avouer que nous avions de grandes attentes pour notre semaine dans les Cyclades, où ne nous sommes jamais allés.
Quelles iles des Cyclades ? le choix n’a pas été facile.
Nous avions d’office exclu Santorin car le mois d’août et la foule de vacanciers ne sont pas du tout idéals apparemment pour visiter cette île où nous espérons aller un jour sur un grand week-end, tous les deux plutôt.
Il fallait de préférence choisir des iles faciles à relier entre elles pour ne pas perdre trop de temps.
Paros et Naxos ont l’air sympa, mais trop souvent proposées dans les voyages organisés. Peur qu’il y ait trop de monde. Amorgos nous tente bien (Le Grand bleu !) Tinos aussi pour un séjour culturel.
Mais bon, pour cette dernière semaine, on voulait de la nature et du calme, pas des sites archéologiques ou des musées, et surtout pas de foule, autant que possible.
C’est ainsi qu’après pas mal de recherche, notre choix c’est fait sur Sifnos et Milos, qui sont sur la même ligne de ferry.
Nous terminerons par Milos : l’île dispose d’un aéroport. Parfois l’été, en raison d’une mer agitée, les ferries sont annulés. Nous rentrerons donc par
avion vers Athènes plutôt qu’en bateau, pour ne pas avoir le souci de rater notre vol vers Paris à cause d’un bateau annulé.
Le trajet en bateau Athènes-Sifnos dure environ 2h30, celui Sifnos -Milos 45 minutes seulement (en bateau rapide). En bateau Milos-Athènes prend 3h30 en bateau rapide (jusqu’à 7 en gros ferry lent pas cher) et 40 minutes en
avion.
Nous avons réservé nos billets de bateau en février, en prenant l’option rapide avec Seajets, bateaux plus chers mais plus rapides que les gros ferries. Courant juin, nous avons appris que nos deux bateaux étaient annulés car le navire avait été vendu et nous avons été réaffectés sur un autre bateau, avec un horaire un peu différent (départs plus tôt). Pour Sifnos, nous avons pu modifier l’heure de prise en charge de la
voiture de location, mais pas pour Milos. Tant pis. Nous n’avons pas reçu de nouveaux billets, seulement un mail et un SMS avec les nouveaux horaires de bateau de sorte que nous avons décidé d’arriver en avance au port pour éclaircir ce point, vu que normalement les places de bateau sont numérotées.
Normalement, il est demandé d’être sur place une heure avant. Notre bateau est à 9h au Port du Pirée. Nous partons donc un peu avant 7h30 de la maison pour prendre le métro vers les quais du Pirée. Nous avons acheté d’avance nos tickets hier en allant à Monastiraki pour ne pas perdre de temps. La station de métro est proche, le trajet direct, en une grosse vingtaine de minutes jusqu’au Pirée.
Nous trouvons facilement le bon quai, nous dirigeons vers le bureau de Seajets et en cinq minutes, la personne de l’accueil nous délivre de nouveaux billets avec places numérotées.
L’embarquement se fait assez vite.
Nous ne sommes pas rassurés à l’idée de laisser nos bagages comme demandé dans les soutes et nous les prenons avec nous (on ne pourra pas le faire entre Sifnos et Milos). Finalement, ce n’est pas très pratique, surtout avec le parasol qui dépasse du sac de voyage…
Les sièges ne changent pas beaucoup de ceux d’un
avion. Le bateau est très grand mais rien à voir avec les ferries pour la Corse où l’on peut se balader, aller aux bars et parfois même au cinéma.
Avec Louise, je vais au bar à l’arrière pour acheter des sandwiches et nous constatons qu’il est possible de s’y installer en groupe autour de tables. C’est bien mieux que les sièges numérotés. On se dit que pour Milos, on essaiera d’aller directement au bar.
Le trajet passe assez vite et le débarquement est assez rapide. Par contre, c’est affolant le nombre de personnes qui sort d’un coup du ventre du bateau, la foule avec valises se dirigeant en bloc dans la rue principale du port où sont situées toutes les agences de
location de voitures.
On dirait une sortie de métro aux heures de pointe.
Sur les conseils de la propriétaire de la maison que nous louons, je me suis adressée à l’agence Thesaurus pour la
location de voiture. En réalité, c’est une agence de voyage qui travaille avec le loueur de
voiture juste à côté, l’agence Suntrail.
La prise de la
voiture va très vite, sans aucune tentative de nous refourguer une assurance. Nous prenons possession de notre Fiat Panda, en parfait état et avec un faible kilométrage.
Il faut savoir que j’avais initialement essayé de
louer une voiture sur
Rentalcars et les prix que j’avais vus étaient hallucinants, bien plus élevés que lorsque j’avais fait des simulations pour partir en 2021. (500 € environ pour 4 jours !)
Je me suis donc tournée vers des agences locales à la fois pour Sifnos et Milos Avec Thesaurus, j’ai pu trouver une
voiture à Sifnos pour 298 € les 4 jours. Cher mais déjà mieux. Il faut savoir que le nombre de voitures était assez limité cette année et que beaucoup d’agences était déjà complètement bookées pour août dès le printemps. Pareil à Milos. Ceux qui n’avaient pas réservé en pensant improviser sur place ont dû avoir des déconvenues.
Pour ceux qui n’ont pas beaucoup de bagages et pas d’enfant, la location de buggy peut être vraiment sympa et très adaptée à certaines routes (pistes).
Nous chargeons la
voiture et nous partons à la recherche de notre location.
La route est rapide, une quinzaine de minutes, par des petites routes un peu désertiques avec des villages en haut des collines.
Nous avons loué une maison cycladique avec trois chambres dans un petit hameau Katavati, qui se trouve juste à côté de la capitale de l’ile, Apollonia. L’avantage est que le village est assez central par rapport à l’ile (qui de toute façon est petite) et que nous pouvons visiter le centre de Apollonia en venant à pied, ce qui est très appréciable car le centre, très animé le soir, est vite bondé dès la tombée de la nuit. Enfin, plusieurs supérettes sont accessibles à 10 minutes de marche, ce qui est également pratique.
Le problème est que la maison n’a pas vraiment d’adresse, simplement des instructions assez opaques. Nous nous engageons dans le village de Katavati et tout de suite nous nous rendons compte que ce n’est pas une bonne idée : les rues sont très étroites et comme dans beaucoup de villages des cyclades, il faut se garer sur le parking à l’entrée du village et circuler à pied.
Nous appelons la propriétaire Mania par WhatsApp mais on ne comprend pas bien ses explications à part que les clés sont dans la salle de bains ??!
Nous retournons donc au parking du village et à pied, nous interrogeons des voisins : personne ne semble connaitre « la maison de Mania » mais notre maison, contrairement à la plupart de celles du coin n’a pas des volets bleus mais des volets jaunes. Cela finit par évoquer quelque chose à quelqu’un et nous trouvons enfin la maison.
La maison est très jolie, située un peu en hauteur, en bout d’une ruelle avec la vue sur Apollonia.
Un premier escalier permet d’accéder à une cour avec une table de jardin. La cour donne sur la maison dont les volets sont fermés, un petit bâtiment annexe, également fermé, et une annexe avec une machine à laver et une douche avec WC, dont la porte est entrouverte : nous y trouvons un crochet avec un trousseau de clés.
Cela nous permet d’entrer dans la maison principale.
Quelques marches descendent vers une sorte de salon peint en rose avec des banquettes.
En face, trois marches descendent vers la cuisine
et à droite de la cuisine, une porte donne sur la chambre des parents.
Dans le salon rose, une porte donne sur une toute petite chambre avec des lits superposés,
puis on monte encore trois marches pour arriver dans un grand salon-salle à manger avec canapé et télévision.
De là, deux portes donnent sur une chambre double,
une mini cuisine et une salle de bains très défraichie mais propre.
Enfin, du grand salon, une porte-fenêtre ouvre sur une deuxième cour avec une table et une autre porte-fenêtre sur un balcon avec vue sur Apollonia.
Trois terrasses et beaucoup de marches !!
J'y installerai mon coin lecture à l'ombre pour l'heure de la sieste (je ne fais pas la sieste, petite dormeuse)
Mon fils décide d’office de s’installer dans la quatrième chambre, à part de la maison principale, qui se trouve en face, dans la cour. Il utilisera la salle de bain extérieure.
La chambre avec les lits superposés nous servira à stocker les bagages.
C’est assez rustique, très « dans son jus » mais confortable, grand et calme. La cuisine est une grande pièce mais manque cependant d’une table ou d’un plan de travail et d’un meilleur éclairage pour préparer les repas. C’est notre seul reproche.
Nous prenons nous installer, puis nous partons faire les courses à pied à la supérette. Il y a du choix mais les prix sont élevés. Les iles, cela se mérite !
Pendant que mari et enfants font la sieste ou profitent du wifi, je vais faire un tour à pied dans Katavati qui est assez désert et très joli.
Je tombe sous le charme de l’église du village.
En fin d’après -midi, nous nous rendons à bien vers Apollonia.
La ruelle principale, qui traverse le centre d’Apollonia et autour de laquelle se trouvent tous les bars et restaurants et boutiques s’appelle le Steno : c’est LE centre de l’Ile pour sortir et nous y sommes en 15-20 minutes à pied. Cool !
la ruelle le STENO, prise un autre soir :
En fin d’après-midi, il n’y a pas grand monde. Dans la semaine, nous irons le soir et ce ne sera pas la même chose !
Cela nous plait beaucoup. Cette première vision de Sifnos nous emballe, surtout qu’il n’y a vraiment aps grand monde, rien à voir avec notre arrivée au port de Kamares. A se demander où ils sont tous passés !
Diner sur notre terrasse puis on regarde les villages s’allumer du grand balcon (qui deviendra notre terrasse de petit déjeuner) et tous au lit… Gabriel dans l’annexe avec une porte qui s’ouvre en deux comme dans les fermes !
