
Ce matin je suis réveillé très tôt, je regarde ma montre, il est 5h15. Quitte à être réveillé autant en profiter pour aller voir ce qui se passe du côté du plan d’eau. A 5h45, sur le trajet qui y mène, j’imagine déjà tous les animaux que je vais pouvoir observer !
Pas d’animaux en vue, ni même un spectateur ! Je suis le seul fou présent à cette heure matinale. Je m’assois quand même ; on ne sait jamais. Je vais rester une petite demi-heure, assis à attendre, bercé par le chant des oiseaux et le bruit des animaux que l’on entend au loin.
Je rejoins ensuite notre campement, ma femme s’est levée aussi. Autour de nous, les autres campeurs commencent à s’activer. Nous déjeunons alors que le jour n’est pas encore levé, et les nuits étant assez fraîches, on supporte bien le blouson.
Il est à peine 7h00, nous sommes prêt pour quitter Okakuejo. Alors que je manœuvre pour quitter l’emplacement, je jette un coup d’œil sur le plan du Parc en même temps et là un gros bruit de frottement à l’avant. Je descends du véhicule, mais je sais déjà ce que j’ai touché. Un des piquets en bois qui délimitent les emplacements a frotté contre une partie du pare-chocs, la seule qui n’est pas protégé par l’immense pare-buffle. Je constate que la partie avant gauche est cassée sur une dizaine de centimètres et le pare-chocs est déclipsé. Je recule, je refixe proprement et je m’insulte intérieurement car je viens de perdre bêtement la franchise de 100€ !
La journée commence bien, mais cela confirme bien que l’on ne peut pas se permettre de conduire et prétendre faire une autre activité sans en subir les conséquences, ici ce n’est que quelques dizaines d’euros, ce qui finalement n’est pas cher payé !
Nous voilà sortis du camp d’Okakuejo au lever du soleil. Nous allons dans un premier temps sur un point de vue du lac salé asséché autrement appelé le pan qui se trouve sur la route.
Sur le chemin, nous croisons un zébu,
Notre stratégie pour circuler est toute simple, nous passons à chaque trous d’eau identifié sur le plan du parc, sachant que ce soir nous dormons à Halali, un campement situé sur la partie centre-sud d’Etosha et qui est situé à environ 60km de Okakuejo.
Juste après le point de vue, nous voyons un véhicule arrêté sur le bord de la route, c’est signe d’une présence animale. En effet je distingue un éléphant au loin. Nous nous approchons tranquillement, et soudain, je remarque un animal à 4 pattes avec une crinière qui se promène tranquillement le long de la piste. Bon sang, mais ne serait-ce pas un lion ? Gros coup d’adrénaline, est-ce que j’ai le bon objectif de monté sur l’APN ? mais où est ce p
Nous roulons à coté de lui, jusqu’à qu’il rejoigne un comparse avec lequel il a l’air de bien s’entendre.
Voilà nos premiers félins, deux beaux lions, c’est impressionnant. A trois cents mètres environ, l’éléphant continue de s’abreuver.
Une lionne et ses petits ne pouvant s’approcher de la mare dans laquelle le pachyderme étanche sa soif, trouvent une alternative dans une flaque d’eau. Trois autres lionnes s’éloignent, on a l’impression que l’éléphant préempte les lieux et empêche ce petit groupe d’accéder au point d’eau.
Inutile de dire que ce spectacle attire tous les véhicules qui passent dans le coin, particuliers ou groupes de touristes.
Nous restons à regarder cette scène pendant un certain temps, la notion de durée dans ces moments étant toute relative comme le dirait mon cher Albert et ce malgré notre quasi immobilité !
Au loin, je vois le lion, seul cette fois qui s’éloigne.
Nous sommes super heureux d’avoir pu observer ces lions ! nous allons continuer à cheminer ainsi toute la matinée, écumant les différents trous d’eau indiqués sur la carte, si il n’y a pas d’animaux, nous attendons un peu, puis nous repartons. Nous verrons essentiellement des girafes et des impalas.
Vers midi, nous allons à Halali, notre campement du soir, nous récupérons notre emplacement, nous avons l’embarras du choix car il n’y a personne à cette heure-ci.
Nous sortons table et chaises et nous pique-niquons tranquillement. Nous irons ensuite boire un café au restaurant-cafétéria du camp.
Je repasse à l’accueil pour consulter le registre dans lequel sont notés les animaux vus dans la journée, l’horaire et l’endroit. Mais rien de particulier. Les lions vus le matin ne sont pas inscrits, du coup je note leurs présences.
Cet après-midi nous allons faire la partie à l’Est de halali. Nous descendons par le sud dans un premier temps et nous prenons la piste dite des rhinos et poursuivons vers l’Est sur la piste des Elands.

A posteriori, je considère que ce ne fut pas un très bon choix, en effet cette longue piste de 40 km environ qui oblige à aller jusqu’au bout ou faire demi-tour, nous prendra 2 heures pour la parcourir jusqu’à son terme. La végétation y est plus dense, ce qui rend plus difficile l’observation des animaux. De plus il n’y a aucun plan d’eau, donc peu de chance d’avoir des regroupements d’animaux, enfin certaines parties étaient parsemées d’énormes trous qui à mon avis n’était franchissable qu’avec un 4x4.
En résumé, ce ne fut pas désagréable, mais à part une belle girafe vu au bord de la piste, Nous ne verrons aucun autre animal.
J'ai oublié qu'on avait vu aussi un kudu
Nous allons ensuite sur un point avancé sur le pan d’Etosha où le désert de sel s’étend à perte de vue.
Nous croisons une autruche en chemin
Avant de rentrer au camp, en s’arrêtant à un trou d’eau, nous apercevrons un majestueux grand Kudu, qui est une sorte d’antilope.
Nous Arrivons au camp vers 17h30. Je profite qu’il ne soit pas trop tard, pour faire le plein. Il y a aussi un plan d’eau à Halali, un peu comme à Okakuejo mais moins grand, il est à 10 mn de marche de notre emplacement. Du coup, l’objectif de ce soir est de manger pas trop tard pour pouvoir y aller ensuite.
Ma femme part se doucher. Pendant ce temps, je sors la vaisselle et ce qui constituera notre diner. Le feu a du mal à partir ce soir, je souffle sur les braises, une fois deux fois, je me relève, j’ai une sensation bizarre, je cherche une chaise pour m’assoir et là, trou noir !
Quand j’ouvre les yeux, je vois deux têtes inconnues au-dessus de moi, il s’agit de nos voisins de campement, un couple d’anglo-saxons dont je n’ai pas reconnu la nation d’origine. Je viens de perdre connaissance, ils m’ont vu m’écrouler littéralement, ça doit être pour cette raison que j’ai mal sur le haut du coccyx et derrière a tête. Heureusement que le sol est souple.
Je me relève doucement et je m’assois, je les rassure sur mon état.
Je pense savoir ce qui s’est passé, j’ai respiré la fumée de combustion et le monoxyde de carbone a saturé mon hémoglobine, phénomène connu, que ma négligence et ma stupidité m’ont fait expérimenter.
Entre temps ma femme revient, elle me voit entouré de nos voisins de campement, j’ai à peine le temps de lui donner les explications que je perds connaissance une seconde fois. Je recouvrirai mes esprits définitivement cette fois, et après de grandes inspirations, je sens que ça va mieux.
Cette petite péripétie nous poussera à annuler notre petite balade au trou d’eau à mon grand désespoir, mais étant encore un peu fébrile, je préfère passer la soirée tranquille afin d’être d’attaque pour le lendemain.
En résumé, deux petits incidents qui ont débutés et clôturés cette journée, provoqués par mon seul manque d’attention, qui se sont révélés sans grosses conséquences mais ils démontrent que parfois les choses peuvent vite basculer du mauvais côté.
Heureusement, entre les deux, nous avons vu ce groupe de fauves qui nous ont donnés un merveilleux spectacle et globalement, la journée a été très satisfaisante.
Et voici la vidéo qui résume cette journée...

