Jour 3 : 01/07/2018
Bon, le jet lag a perdu toute emprise sur la majorité de la troupe,…sauf pour moi

réveillée dès 5H (il faut que j’arrête d’écouter Dutronc peut être, ça m’envoie des messages subliminaux je crois

).
On refait les valises (un exercice où au fil des jours, nous serons devenus champion du monde

). On descend déjeuner comme ils disent ici.
Les bagages sont lâchement abandonnés dans un placard à balai en attendant notre retour. Et oui, aujourd’hui, nous récupérons une nouvelle Titine pour démarrer le roadtrip

.
En ce beau dimanche, premier jour de juillet et fête nationale du Canada, le roadbook nous envoie au Mont Royal, colline la plus haute de Montréal et qu’en plus t’as même pas le droit de dépasser s’il te viendrait l’idée de vouloir construire un gratte-ciel là-bas

.
Tropique au compteur
Change pas l'moteur
Tropique dans ton cœur
Change pas l'moteur
Voilà ce qu’on ressent en sortant du métro.
On encape bien, le bus est là et nous attend.
On tombe sur un jeune chauffeur sympathique qui nous prévient : « Je vais m’acheter à manger et je reviens, on part dans 10 minutes ». Ah oui, ben le plateau c’est pas Marseille, si le chauffeur laisse le bus comme ça pas sûr qu’il le retrouve (même pas vrai mais je sais que vous avez tous pensé

).
Le revoici donc de retour. Nous sommes 3 familles francophones à monter (belges et français) et…personne d’autre.
Notre chauffeur de retour nous annonce qu’en tant qu’étudiant historien, il nous fera une balade guidée en bus

.
Notre montée au Mont-Royal sera donc très instructive. Il nous laisse même au plus près du chemin pour qu’on ne marche pas trop

.
On fait le petit tour du sommet, on admire la skyline.
C’est là que me vient l’excellente idée (piquée sur un carnet mais je ne sais plus qui mais je l’en remercie, enfin pas complètement

) de prendre une photo de nous de dos face à la skyline…comment ça c’est pas clair

? Bon photo explicite :
Avant d’en arriver à ce résultat, il faut savoir que A. et moi-même avons le vertige.
Lorsque que je propose mon hamiltonienne idée de photo, A. se penche au-dessus du muret et déclare qu’il sera photographe (ah ça sent pas bon cette histoire…

).
Moi, en wonder maman que je suis, me penche et décide en accord avec mon cerveau que c’est galette et je m’assois facilement sur le muret pendant que B. et l’homme font de même. A. nous photographie sous toutes les coutures, puis vient le temps de retrouver la terre ferme…
C’est à cet instant que mon cerveau décide de ne plus être en accord avec moi-même et pendant que les autres descendent je reste tétanisée sur le muret, impossible de bouger

… Il faudra l’intervention musclée de l’Homme (et une extirpation façon bouse

) pour me tirer de ce mauvais pas et retrouver le sol. Un vrai spectacle à moi tout seule

.
Après toutes ces émotions, nous redescendons tranquillement par les escaliers que certains montent et ahanent (bien contente par cette chaleur d’avoir fait l’inverse

).
On a quand même vu des nanas se descendre et monter les escaliers en courant plusieurs fois…(oui nous on avait un rythme tranquille donc on les a croisées plein de fois

).
L’effort ayant été fait, il est temps de se réconforter

… allons manger chez Schwartz. On traverse le quartier et on profite de magnifiques murals.
Chez Schwartz, c’est Beyrouth (oui l’association n’est pas des plus logiques), un monde de dingue.
Il faut commander (mais quoi ?), payer, attendre qu’on nous appelle (enfin si on entend quelque chose

) et mourir de chaud et sortir…ouf !
Nous voilà donc alourdis de 4 sandwichs à la smoked meat

.
On continue nos déambulations pour trouver un petit square où se poser manger avec des sandwichs plus hauts que la tour Eiffel et qui menacent de s’effondrer à chaque bouchée

. Malgré cela, nous nous en sortons sans bougnettes

.
Le petit square quant à lui n’est pas des plus agréables, entre une troupe de junkies passablement éméchés en train de vomir ou pisser (bon ok on change de banc

) et une 40aines d’excités qui manifestent pour l’indépendance de Québec, entourés de policiers à la mine Pat Hibulaire

et d’un service d’ordre privé digne de Don Corléone

… on n’y fera pas de vieux os

.
On retourne à l’
hôtel pour prendre les bagages et le bus (zeugma encore

).
L’arrivée chez
Hertz se fait en sueur, on papote avec notre loueur de
voiture qui nous informe que nous aurons un SUV sympa avec peu de kms. Je demande s’il s’agit bien d’une classe F, oui, ou

i.
Bien évidemment, il y a des taxes supplémentaires,
Bien évidemment, je les refuse
Bien évidemment, il trouve une excuse miteuse,
Bien évidemment, il les supprime.
Ça c’est fait !
Nous voilà donc devant notre nouveau bolide. Il est beau, il ressemble au RAV4…euh un peu trop peut être…comment va-t-on caser les valises dans cette petite malle

??? On tente 2/3 parties de Tétris (et Dieu sait si je suis douée, j’ai même gagné un concours régional avec ma Game Boy dans ma prime jeunesse

). Rien à faire !
Je vais voir à la cahute
Hertz du parking et demande à un autre gars si c’est bien sûr que c’est une classe F…et bien devinez quoi, je vous le donne en mille : NON, c’est plus petit

!
Au regard de ma tête, celui-ci comprend qu’il va falloir trouver une solution avant que je pète un coche. Il m’explique que son collègue a du se tromper de clé (mouais

), mais qu’il n’y a pas de soucis (intérêt

) et voilà l’Homme au volant d’une Nissan Altima grise.
Encore une fois, saloperie de loueur de
voiture…
Tout rentre dans le coffre (et large même), les enfants sont bien installés (oui, les ados, pfff, ça va, on va pas jouer sur les mots non plus

). On réussit à sortir du parking.
HERE est notre ami pour les 33 (comme le Christ

) jours à venir.
De Montréal ou d'ailleurs
Si tu me suis
On prendra la 40
Tout est permis
Et si ça nous va bien
On ira encore plus loin
Destination ailleurs (d’après un texte du vainqueur de Roland Garros 1983

)
On quitte l’autoroute un peu avant Trois Rivières pour suivre le Chemin du Roi (rien d’extraordinaire) puis on bifurque pour longer la rivière Saint Maurice.
On arrive enfin à Saint Jean des Piles au Gite aux Traditions, tenu par une Bulgare et un Grec

!
L’accueil est fantastique, on décharge nos malles de la diligence et partons au saloon nous rafraîchir d’une bonne pinte

.
Repas du soir au P’tit Canot qui sera notre cantine du lendemain aussi.
A. attaque sa diète hamburger conseillée par Ronald, B. joue la prudence avec des pâtes bolo et nous un petit assortiment de fritures et une salade
Caesar 
.
On fait une balade digestive au bord de l’eau et dodo.
Nombre de pas : 20 000
Conclusion de ces premiers jours :
Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Boeing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver (oui parce que de la neige comme ça pour nous sudistes, c'est inimaginable)