Mount Washburn - Boiling river - Mammoth Hot Springs
Jour 17 - Jeudi 20 juillet 2017
Comme les nuits précédentes, Justine et moi avons bien dormi alors que Fanny a été gênée par le froid, malgré un gilet polaire et une fine couverture polaire en plus.
Lors du petit-déjeuner, on a une petite frayeur à cause de notre réchaud.
C’est une plaque rectangulaire et la bouteille de gaz vient se mettre dans un compartiment sur le coté. L’idée est bonne, mais en pratique, ce n’est pas évident de placer la bouteille correctement, même s’il y a un système pour la bloquer, parfois on entend que du gaz s’échappe au niveau de la bouteille. Il faut alors la bouger un peu pour que ça marche.
Cette fois-ci Fanny met chauffer de l’eau pour se faire un chocolat chaud, mais d’un seul coup, on voit une flamme sortir sur le coté du réchaud, on niveau de la bouteille.
Heureusement, plus de peur que de mal, on coupe tout et il y a juste la peinture du réchaud qui est un peu cramée.
On remettra ça en route en faisant bien attention à la position de la bouteille de gaz et on pourra faire chauffer notre eau sans problème.
Pour cette première journée pleine à Yellowstone, nous avons pas mal de choses à voir.
On commence par une randonnée, celle qui nous mènera en haut du mont Washburn.
Le départ est à 15min de route du camping, c’est pratique, ça nous a permis de ne pas nous lever trop tôt.
Nous partons vers 8h30. La route nous permet de voir de très beaux paysages, je m’arrête pour faire quelques photos.
On arrive au départ de la rando vers 8h45.
Le site est à l’ombre et il ne fait pas très chaud. On met donc un gilet polaire et un pantalon au dessus du short.
La rando fait 12km et un peu plus de 400m de dénivelé. On prend donc suffisamment d’eau et des barres de céréales pour quelques heures.
Rapidement on se retrouve au soleil et on peut enlever les gilets.
Dès le début, ça grimpe bien et le décor est superbe.
Au détour d’un virage, on aperçoit le ciel au loin qui est bien sombre.
Les K-Ways sont dans la voiture, comme nous n’avons fait que quelques centaines de mètres, je décide de retourner les chercher pendant que Fanny et Justine continuent tout doucement.
Je descends rapidement et lorsque j’arrive devant la voiture, je me rends compte que les clés sont dans le sac de Justine.
Je suis dégouté, je suis revenu pour rien.
Je repars donc à l’assaut de ce mont en pressant un peu le pas pour rattraper Justine et Fanny.
Je n’ai pas le courage de refaire une nouvelle fois la route jusque la voiture, on va donc croiser les doigts pour ne pas avoir de pluie.
On continue l’ascension, il n’y a pas grand monde, c’est cool.
Plus on avance, plus la température baisse et plus les nuages sont menaçants.
On aperçoit le canyon de Yellowstone au loin.
Il nous reste encore 1 ou 2 kilomètres avant d’arriver au sommet que nous voyons au loin. Le ciel est de plus en plus menaçant, on hésite a faire demi-tour, mais nous avons fait les 2/3 de l’ascension, je veux aller jusqu’en haut.
En plus, je suis certain qu’il y a un abris en haut, enfin je pense.
On accélère donc, mais la pluie finit par nous rattraper.
Il y a du vent et il fait frais, si on est mouillé, on sera gelé.
Je sors donc la trousse de secours où il y a une couverture de survie.
Je la déplie, mais elle date de l’an dernier et je ne sais pas si c’est au cause de la chaleur qu’elle a subit, mais certaines parties sont collées, elle se déchire.
On finit par avoir un morceau suffisamment grand pour nous abriter contre un rocher.
On est content que personne ne passe à ce moment là car on a vraiment l’air bête.
Mais au moins, on est en grande partie protégé.
Crédit Justine
On attend quelques minutes que ça passe, il n’y a que nos jambes qui sont mouillées et quelques gouttes sur les gilets, on s’en sort bien.
Le temps s’éclaircit un peu, mais d’autres nuages sombres arrivent et avec le vent, il fait froid. il faut dire qu’on est à près de 3000m d’altitude.
On reprend la route et on presse la pas, il faut arriver en haut le plus vite possible avant l’averse suivante.
On croise des bighorn sheeps en train de paitre le long du chemin.
Crédit Justine
La pluie arrive, dépêchons-nous.
On approche du sommet, mais la pluie arrive sur nous, il y a énormément de vent, ça caille.
On finira l’ascension en courant.
Heureusement, j’ai raison, il y a bien un abris en haut.
On se réfugie à l’intérieur, et c’est bien équipé avec des bancs, des panneaux indiquant ce que l’on peut voir (enfin quand ce n’est pas le déluge

), il y a même des toilettes.
Nous ne sommes pas les seuls, c’est bien rempli.
Crédit Justine
On a quand même eu de la chance car la pluie n’était pas très forte, nous ne sommes donc pas trop mouillé, mais peu de temps après ça se déchaine.
On l’a échappé belle, que d’aventures.
On devra rester là près d’une heure car les orages vont se succéder, on ne prendra donc pas le risque de redescendre.
On en profite pour donner des nouvelles à la famille car nous n’avons pas eu de réseau dans le parc hier, mais ici, ça passe.
Finalement, vers 12h, ça s’éclaircit un peu et on part pour la descente.
Il y a toujours un vent très fort, il ne doit pas faire plus de 7°C ou 8°C.
J’insiste quand même pour faire une photo devant le panneau du sommet.
On ne traine pas pour le retour car il y a toujours des nuages menaçants autours.
Il commence à nouveau à pleuvoir légèrement à environ 1km de la voiture, on finira donc cette rando épique sous la pluie.
On est un peu mouillé, mais on a de quoi se changer dans la voiture.
Cette rando de 12km et 430m de dénivelé nous aura pris 4h30 dont 1h d’arrêt au sommet.
Après nous être remis de nos émotions, nous prenons la route en direction de Gardiner pour reprendre des forces avec un bon resto.
La route est très belle, le soleil revient et nous arrivons une bonne heure plus tard dans cette ville qui se trouve à l’entrée nord du parc, dans le Montana.
En sortant de la voiture, on est surpris par la chaleur, il fait 88°F (31°C), on se remet en short.
On mangera de très bonnes pizzas pour 53$, tip compris.
Une fois bien rassasié, nous allons jusqu’au panneau d’entrée du parc.
Roosevelt Arch qui marque l’entrée nord du parc se trouve un peu plus loin, on passera en voiture et on se contentera de la filmer avec la gopro lorsqu’on passe en dessous, mais malheureusement, l’enregistrement n’a pas fonctionné.
On reprend ensuite la route par laquelle nous sommes arrivés.
Nous faisons un arrêt au niveau du 45e parallèle qui se trouve donc à mi chemin entre l’équateur et le pôle nord.
Puis nous nous rendons à un endroit où nous allons pouvoir nous baigner.
Les parkings sont bien remplis, mais nous avons la chance de quand même trouver la seule place libre.
On enfile nos maillots de bain, on prend nos chaussures d’eau et on part pour un peu plus d’un kilomètre de marche avant d’atteindre la zone de baignade.
Il y a du monde, des asiatiques sont en train de s’équiper, certains sont en short et t-shirt, mais d’autres se tartinent d’une couche épaisse de crème solaire, mettent un chapeau à large bord et sont couverts de la tête aux pieds. Au moins, ils sont sur de ne pas avoir de coup de soleil.
La marche est agréable car le lieu est magnifique.
La particularité de cette zone de baignade, c’est qu’une source chaude se jette dans la rivière, le mélange de l’eau bouillante de la source et de l’eau très froide de la rivière permet d’avoir un bain à la température parfaite, enfin, c’est ce que j’espérais.
C’est ici qu’arrive la source chaude.
La zone est bien aménagée, on laisse notre sac à dos et nos vêtements au bord, sur le ponton et nous entrons dans l’eau bien froide.
Il faut avancer un peu pour sentir la chaleur de la source.
On essaiera plusieurs emplacements avant d’en trouver un qui nous convienne.
L’eau de la source est vraiment bouillante, donc si on est trop près ça chauffe vite.
Mais si on est trop loin, l’eau de la rivière est glacée. Les courants nous donnent un coup très chaud, un coup très froid, mais c’est amusant.
Il y a beaucoup de courant dans cette rivière, dès qu’on s’éloigne un peu de la zone protégée au début, il faut faire attention de ne pas être emporté.
Mais pour trouver une zone où le mélange est plus homogène, il faut aller un peu en aval, nous nous sommes donc éloignés petit à petit.
On est resté au moins une heure dans l’eau, on a passé un très bon moment. L’eau est super agréable et le décor absolument magnifique. On se sent vraiment privilégié de se baigner dans un endroit pareil.
On discute un bon moment avec un américain qui vit en France depuis 40 ans mais dont le fils a du revenir aux USA pour trouver du travail.
Lorsqu’on décide de repartir, on essaie de remonter le courant, mais c’est trop fort, après quelques minutes d’essais infructueux, on décide d’escalader les rochers pour remonter sur la rive et revenir à notre point de départ par le chemin.
On reprend nos affaires et direction le parking. Arrivé à la voiture, il y a des wapitis qui broutent à quelques mètres devant nous.
Après nous être changé, on se dirige vers Mammoth Hot Springs, notre dernière visite de la journée.
Il est 18h30 quand nous arrivons et le soleil commence à décliner. La lumière est très belle.
On commence par les lower terraces. Les premières ne nous emballent pas trop, c’est tout blanc, rien d’exceptionnel.
Fanny et Justine ne sont pas motivées pour continuer, en plus ça monte.
Mais j’insiste, je leur dis que c’est très beau plus haut et je finis par les convaincre.
Heureusement, car effectivement, on n’en a pris plein les yeux.
Je vous laisse en juger par vous même.
La vue sur Fort Yellowstone et les montagnes avec le soleil couchant, c'est magique.
De près, c’est également incroyable.
D’anciens basins asséchés.
De retour en bas, on prend la voiture pour se rendre aux Upper Terraces.
Un bonne partie est à l’ombre, on fait le tour sans s’arrêter ni même prendre de photo.
On s’arrête uniquement à la fin où c’est encore au soleil, pour admirer Canary Spring.
On va encore s’en prendre plein les mirettes. La lumière est parfaite, je mitraille.
Crédit Justine
Crédit Justine
Nous sommes quasiment seuls, c’est un paysage vraiment époustouflant.
Crédit Justine
Après ça, il est près de 20h quand nous retournons vers Fort Yellowstone pour découvrir les logements des militaires qui ont occupés le fort jusque 1918.
Le visitor center est malheureusement fermé à cette heure-ci, on se contentera de se balader le long des bâtiments proches.
Au milieu de la route, il y a des terre-pleins engazonnés où se trouve des wapitis qui paissent tranquillement.
Crédit Justine
Pour le retour, on choisit de prendre la route qui passe à l’ouest du parc et qui rejoint la jonction à Norris Geyser. Je sais que cette route est en travaux et fermée de 22h à 6h, mais comme ça nous pourrons admirer les paysages de ce coté du parc.
Nous ne sommes pas déçus car c’est très beau et ça roule bien, c’est cool.
Mais rapidement, on se retrouve arrêté par un agent avec le panneau stop. Il y a 2 voitures devant nous.
On ne sait pas combien de temps ça va durer, mais heureusement, on a tout ce qui faut dans la voiture, on sort donc les biscuits apéritifs et on grignote en attendant.
J’en profite également pour faire le compte-rendu de la journée.
Ca durera 15 à 20 min.
Pour passer la zone de travaux, on doit suivre une voiture de ranger. Les travaux sont importants, ça s’étend sur au moins 5 miles, par endroit, il n’y a plus de revêtement, c’est de la piste. Ils interviennent également sur les bas-cotés, de gros tuyaux passent sous la route.
On finit par arriver au camping vers 21h30.
On va directement prendre la douche et vers 22h30, on est au lit.
On s’endort avec des images merveilleuses en tête et demain une autre magnifique journée nous attends.
Bilan de la journée
La rando du matin, même si les conditions météorologiques n’étaient pas optimum, loin de là, nous laisse un super souvenir. Nous avons beaucoup rit de notre (mes)aventure a posteriori, mais sur le moment, on a un peu moins apprécié.
La baignade dans la rivière était un moment privilégié que nous avons savouré.
Et la visite des terrasses de Mammoth était magique avec le soleil couchant.
Nous avons quand même eu de la chance car le site commençait à être à l’ombre donc si nous étions arrivé un peu plus tard, ça aurait été beaucoup moins bien.