Le temps est maussade, sans plus.
Le taxi (réservé il y a 2 jours) est à l’heure, 7h45. L’avion étant à 11h15, nous aurons le temps de traîner dans l’aéroport. Et quand je dis traîner, je ne sais pas tout.
Après les formalités d’enregistrement des bagages, nos papotons encore un peu avec nos amis qui n’embarquent pas dans la même salle : ils passent par Dallas avec American Airlines, nous par Atlanta avec Delta.
Je sens que ça vous passionne cette histoire
Déjà, l’erreur : croire qu’on va trouver des boutiques. Aéroport international oui, mais pas de boutique dans les salles d’embarquement. Zut ! Pas de pralines à ramener pour les kids.
A un moment, en levant les yeux de mon livre, je trouve que le ciel est bien noir.
Mais non me dit JP, ce sont des vitres teintées. Ah bon, j’avais pas vu.
Tu parles ! Il fait presque nuit à présent. On entend la pluie tambouriner sur le toit. Le ciel se zèbre d’éclairs. Le tonnerre est assourdissant. La tempête quoi
Moi, pas rassurée : pas du tout envie de prendre l’avion dans ces conditions
Il faut croire que j’ai été entendue ou que mon vœu de rester un peu plus à NOLA a été exaucé.
Les lumières s’éteignent, tous les ordis aussi. L’alarme incendie se déclenche (sûrement un couac électrique). Heureusement, l’eau ne s’est déversée que sur les parties extérieures de la salle.
Nous passons plusieurs fois du noir absolu à la lumière tremblotante.
Les boutiques ont fermé (enfin les boutiques : point-café, sandwiches et revues).
Quand la lumière revient, il y a une certaine pagaille et aucune info n’est transmise sur notre vol.
Au bout d’un temps plus que certain, une annonce.
What ? Rien compris.
Je demande à l’Américain qui est à côté de moi : rien compris non plus. Là, je sens que nous sommes mal barrés
Une hôtesse aimable comme une porte de prison me renvoie de la porte 6 où nous devons embarquer, à la porte 4.
Idiote, tu vois pas que j’ai fait la queue pendant 2 plombes, tu pouvais pas le dire? Mais je garde le sourire (hypocrite, va
La porte 4 (sympa, elle) me renvoie à la case départ, c’est-à-dire à la porte 6, car c’est là, dit-elle, que je pourrai faire modifier nos billets (ben oui, la correspondance à Atlanta, c’est fichu). Me revoilà donc en face de l’hôtesse mal lunée. Bon, vous suivez ?
L’hôtesse mal lunée : No, go to the 4 !
On a fini par embarquer en porte 4. Yep!
Contre toute attente, la tempête s’est calmée. Il est 15h, il fait presque nuit, mais le vol est potable, encore que… ils suspendront le service et nous n’aurons même pas droit à un petit café.
Nous apprendrons plus tard que sous la force du vent, un train de marchandises est tombé d’un pont à NOLA, sans faire de victime
Et voilà comment passer quelques heures de plus à La Nouvelle Orléans.
Maintenant que nous sommes à Atlanta, va falloir trouver le moyen de rentrer en Europe : peu importe où. Pour Toulouse, on verra plus tard.
Finalement, les hôtesses d’Atlanta sont super et me donnent le choix entre Amsterdam (départ 22h30) et Paris (départ 20h45). Je choisis Paris bien sûr.
Atlanta/Paris sur vol Air France. Quelques turbulences au-dessus de Boston.
Roissy. Nous n’avons pas le temps de manger. Nous avons froid. Je suis tellement fatiguée que j’ai même failli m’endormir debout et tomber. JP est toujours aussi stoïque, mais je vois bien qu’il est crevé.
Arrivés à Toulouse, nous avons la surprise de récupérer nos bagages.
Nos amis mettront plus d’une semaine à les retrouver, une valise après l’autre
Les voyages forment la jeunesse
Voilà un très très beau voyage qui s’achève et je vous livre juste quelques impressions globales.
FLORIDE
Nous avons beaucoup aimé, mais la Floride ne fait pas partie de ces endroits dont nous disons en rentrant «on reviendra», même si nous avons eu un gros coup de cœur pour Key West.
LOUISIANE
J’en suis tombée amoureuse (presqu’autant que de l’Ouest). JP se relaisserait bien tenter par NOLA.
J’avais établi la durée du séjour en lisant de nombreux avis, mais la durée était un peu limite.
Cet état mérite un voyage à lui tout seul (et sûrement plusieurs pour ceux qui le peuvent).
Quand je vois tout ce que j’avais noté sur mon roadbook…. Il faut dire que nous aimons flâner, et que nous perdons souvent beaucoup de temps à papoter à tous les coins de rue.
Et que dire des Cajuns? Je vous jure que je n'en fais pas trop quand je dis que ce sont des amours
La Nouvelle-Orléans
Si on veut vraiment en profiter, il ne faut pas lésiner non plus sur la durée. Bien sûr, ceci est subjectif. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses à voir et à faire.
L’hébergement à NOLA. Si on le peut sur le plan pécuniaire, l’idéal est de loger dans le French Quarter.
J’avais regardé sur Airbnb, mais les prix ont augmenté par rapport au début de leur existence, et ils se rapprochent souvent du prix des hôtels. Et surtout, leurs conditions d’annulation sont souvent strictes.
Quant au Festival, en un jour, on se fait une idée. Et on se dit, je reviendrai un jour si je peux, mais avec des bottes et pour tout le week-end. Il n'est pas interdit de rêver.
Voilà, je vous laisse en espérant vous avoir donné un peu envie de partir.
Merci à ceux et celles qui auront eu la patience de me lire et de supporter mes bavardages



