Jour 5 : L’arrivée en Amazonie
Après 10H de route

et 4 arrêts (dont le dernier à 8h00 du matin pour un petit-déjeuner et un café rapidement avalés dans une station-service

), nous arrivons enfin au Pont sur la rivière Cuyabeno

. Ce pont marque l’entrée de la Réserve Nationale de Cuyabeno – parc naturel protégé.
Quand je pense qu'on a mis 10H pour faire seulement 377km depuis Quito
On débarque du bus et on nous installe dans une petite bicoque qui surplombe la rivière pour nous servir un bon déjeuner.
Pendant ce temps, les employés du lodge procèdent au chargement des bagages et des vivres sur les pirogues sous l’œil des enfants qui jouent dans la rivière.
Nous faisons aussi connaissance de notre groupe.
Nous sommes 10 en tout. Un couple de Hollandais, un couple de Slovènes, 2 amies originaires de Cuenca en Equateur, nous 4 et … un couple venu de Russie

. J’avoue que ça a jeté un petit froid quand ils nous ont indiqué leur origine et aussi quand ils ont ajouté qu’ils ne voulaient rester qu’une nuit et repartir le lendemain alors que tout le groupe est censé rester 3 nuits. Bref, on n’aura pas vraiment l’occasion de les connaitre.
Au bout d’une heure, on nous invite à embarquer sur notre pirogue (la deuxième pirogue est déjà partie avec nos valises et le ravitaillement) et c’est parti pour 2H de navigation dans les méandres de la rivière jusqu’à notre lodge.
Nous partons du bord gauche de la carte jusqu'au point vert qui est notre Lodge
En fait, cela va nous prendre un peu plus de 3H car notre guide, qui répond au doux prénom de « Darwin »

, va faire arrêter la pirogue très régulièrement pour nous montrer tout un tas d’animaux de la forêt.
On pourra apercevoir des singes, des oiseaux et même un Anaconda de 4m (un bébé d’après le guide

)
Saïmiri ou Sapajou à dos rouge
Héron "tigré"
La queue de l'Anaconda qui reste sur la terre ferme
Alors que la tête est dans l'eau pour attraper un mammifère qui viendrait boire dans la rivière.
Arrivés à notre Eco-lodge, la Jamu Lodge (le Jamu est un cousin du Pangolin et non,

le Covid-19 ne vient pas d’Equateur

), nos bagages nous y attendent et chacun se voit attribuer sa chambre.
Les parties communes du Lodge
Nous aurons 2 chambres mitoyennes, chacune avec 2 lits doubles, et sa salle de bain privative.
Le lodge fonctionne en (presque) complète autonomie. L’eau de la salle de bain et des toilettes provient de la rivière et elle est filtrée avant d’arriver dans les chambres (mais interdiction de la boire

), il y a des panneaux solaires qui assurent un minimum d’éclairage (il y a 5 ans tout fonctionnait à la bougie

) et de l’électricité dans des prises USB pour charger les appareils photos, seule l’eau chaude est produite avec des bonbonnes de gaz provenant de la ville et bien sûr la nourriture qui arrive aussi de Lago Agrio la grande ville à 100km de là.
Par ailleurs, le Lodge achète des légumes et des fruits aux communautés indigènes locales afin de soutenir les commerce de la Réserve.
De l'eau potable est fournie dans la chambre et des grosses bonbonnes permettent de remplir nos bouteilles
Cela va sans dire que nous n’avons aucune connexion internet ni télévision dans la chambre.
Nous sommes vraiment au bout du monde
Nous avions le téléphone satellitaire que ma fille avait loué pour son voyage en Amérique du Sud mais c’était vraiment en cas d’urgence.
Nous avons à peine le temps de nous changer que tout le groupe repart pour une première activité, la baignade dans la Grande Lagune. C’est le seul des 13 lacs de la réserve qui est ouvert au tourisme et à la baignade.
On s’y plongera avec délices compte tenu de la chaleur de la journée et on assistera à un magnifique coucher de soleil.
En repartant, le guide nous entraine à la poursuite de Caïmans qui peuplent les bords de la lagune

. En fait il utilise une torche très très puissante

(c'est là que j'ai découvert que ma lampe torche était juste bonne à éclairer le chemin vers le bar le soir après le diner

) et il balaie la surface de l’eau.
Les yeux des Caïmans réfléchissent la lumière et comme la majeure partie du temps ce sont juste leurs yeux et leurs narines qui sortent de l’eau, cela lui permet de repérer les animaux.
S’ensuit une course poursuite dans le noir pour tenter d’apercevoir le Caïman avant qu’il ne plonge ou ne se cache ailleurs.
Un petit caïman (de moins d'un an) qui nage au milieu de la Grande Lagune
Un petit serpent sur une branche qu'on va apercevoir lors de notre chasse au Caïman.
Ensuite, nous rentrons au Lodge pour une douche bien méritée et un excellent repas servi à table.
Notre groupe (sans le couple Russe parti préparer ses bagages) à table lors du repas du soir
A 21h30 tout le monde est au lit

et ne tarde pas à sombrer dans un sommeil réparateur, compte-tenu de la mauvaise nuit dans le bus et des activités de la journée.
Et dès le lendemain, on se réveille tôt
A bientôt pour la suite …