J14 : Mardi 23 juillet : La côte Est
Laissons, laissons, entrer le soleil
Laissons, laissons, entrer le soleil
The sunshine in
Il fait un temps de rêve aujourd’hui

. On attaque par un petit tour au bar pour se faire un whisky

….meuh non, je rigole, nous bifurquons juste avant le bar pour rejoindre la salle du petit déjeuner

.

Menu du jour (qu’on partage avec Isa) :
Jaimie Oliver porridge et smoked salmon

/ Jaimie Oliver scrambled eggs

(punaise, sont sponsorisés par Jaimie ici

).
Le porridge est tout simplement divin, agrémenté de sirop d’érable et de fruits de bois frais

, quant aux scrambled eggs

… (un orgasme culinaire

, mais chut, ça défrise miss Monde quand on dit ça…parce qu’à 11 ans, la copulation c’est beurk ,dégougniasse

)
Prévu au roadbook aujourd’hui, visite du château de Dunnottar (enfin plutôt de ce qu’il en reste, ce qui veut dire en général beaucoup de gazon, un pan de mur et dans le meilleur des cas une tour

).
Muni de mon GdR, je consulte la durée de marche de Stonehaven au château en longeant la côte. Ils prévoient 25 minutes…afin de ne pas bloquer Lolo sur la durée, j’annonce 20 minutes

(ouais je me dis qu’il ne verra pas la différence à 5 minutes près, fatal error 404

).
Nous arrivons donc à Stonehaven, notamment connu pour son snack « The Carron » qui propose à la carte des Mars frits

…bon on n’a pas fait cette expérience culinaire, j’avais peur que ça nous reste sur l’estomac pendant la marche

.
On déambule tranquillement dans le village, je tombe sur une boutique d’esthétique qui explique dessin à l’appui, le nom des différents maillots qu’une femme peut avoir (très instructif

) puis on trouve le petit chemin tout croquignolet

qui grimpe, qui grimpe qui grimpe jusqu’en haut des falaises…

Là faut savoir qu’on avait déjà fait une petite dizaine de minute de côte abrupte et Lolo commençait à me regarder d’un sale œil

(tandis qu’il jetait l’autre sur le chrono qu’il avait mis en route

) …bon je me sentais devenir légèrement fébrile

.

On continue la balade (c’est plat maintenant

) quand Lolo me demande : « C’est le château là-bas au loin ? »
- « Oui, oui
- Euh tu vas pas me faire croire que dans 10 minutes, on y est ?
- Euh si, enfin c’est ce que dit le
Routard…

Et là c’est le drame, Lolo s’assoit sur le premier banc…
« Partez sans moi, je vais mourir ici »
Traqués à bout de souffle,
Marchant,
Pétrifiés dans nos manteaux d'hiver,
Refoulés aux frontières du mensonge...
Aïe , c’était pas prévu la mort dans mon roadbook

…tout le monde insiste et il finit par reprendre la route. Au bout de 40 minutes, nous voici au pied de l’éperon rocheux où se trouve le famous ruine de Dunnottar…

Et là deuxième drame :
1. Il y a une route qui arrive directement au château avec un immense parking (bon je le savais, j’avais omis de le dire

)
2. Personne n’a envie de visiter le château et aussitôt arrivés nous voilà repartis
Et là, comment dire, Lolo a craqué, reparti en ronchonnant sur « Ah elles sont belles tes 10 minutes hein, tout ça pour ça ! »

, n’empêche que le retour s’est fait en 25 minutes

mais à ce moment-là, j’ai pas trop ramené ma fraise, cela aurait été inconvenant

.
On s’arrête au pub devant le port en terrasse au soleil, et pour me faire pardonner, j’offre une grande bière à Lolo, qui bien évidemment oublie (enfin pour un instant

) qu’il a marché plus de 20 minutes

.

On mange des sandwichs typiquement scottish et on profite pour lézarder.
La suite du roadbook prévoyait une seconde balade sur les falaises, mais j’ai pas tenté le coup.
On rentre tranquilou au BnB pour taper le carton dans le jardin pendant que les enfants jouent au croquet avec des flamants et des hérissons

.
Mais revenons quelques heures en arrière, l’associé de Raymond-Nestor a un fils qui s’est cassé la jambe, et ce matin pendant la pause clope Lolo et lui et moi avons discuté (enfin un bien grand mot parce qu’il a un accent à couper au couteau et je comprends un mot sur 3

). Lolo avait déjà fait la causette avec lui un peu plus tôt.
Alors que nous (les filles

) menions (encore une fois

) aux cartes, Nestor s’approche de nous pour m’informer que Paul (donc le fils de l’associé) veut me parler au téléphone et il me le passe. S’ensuit une conversation rocambolesque où je crois comprendre qu’il veut que je passe voir la reine d’Angleterre à Edimbourg (mais enfin pourquoi ? je ne la connais pas moi

!)…en faisant répéter plusieurs fois, je finis par comprendre qu’il voudrait une carte d’Eric C. (best footballeur in the world

) où il y aurait écrit « Get well soon Paul » …J’en parle à Lolo qui acquiesce et la conversation se clôt.
Lolo n’aime pas trop ce genre de requête et son collègue footballeur encore moins, je pense que Paul attend toujours la carte

.
Nestor en profite pour nous proposer la réservation d’un nouveau resto et à l’unanimité nous validons. Mais avant toute chose, il est 18H, et c’est l’heure…
Au moment de partir, je demande : « On y va à pied ? »
Lolo : « C’est loin ? »
Moi : « 10 minutes »
Lolo : « Les tiennes de 10 minutes ou les vraies » (aïe je crois que la pilule n’est pas passée

)
On se régale de fish and chips et nous rentrons (à pied toujours) non sans avoir profité de la douceur de la nuit et du cognac

.