Nous avons de la route à couvrir aujourd’hui, alors nous ne traînons pas. Pour 8h00, nous sommes sur le ruban d’asphalte. 110 miles pour rallier
Lone Pine, porte d’entrée à ce drôle de terrain de jeu que sont les
Alabama Hills.
Nous reprenons la Daylight Pass Road empruntée la veille, mais cette fois, on s’arrête à la hells Gate pour prendre un dernier cliché de cette étendue sans fin de la
Death Valley.
Une petite brume matinale empêche nos regards d’en deviner l’aboutissement, mais que ce désert entouré de ses montagnes est photogénique. Je ne m’en lasse pas.
Nous plongeons jusqu’à rejoindre la 190, et traversons l’immensité pour un arrêt à
Mesquite Flat Sand Dunes.
Un peu de monde sur le parking, mais c’était à prévoir, la température n’est pas encore très élevée (30°) ce matin, et donc propice à la visite.
Il faut s’enfoncer un peu, et laisser les gens derrière soi pour profiter de la quiétude de l’endroit et des dunes sans traces de pas.
Quel drôle de spectacle, que ce jaune se découpant en courbes sensuelles sur fond de rochers aux lueurs bleutées. La brume commence à disparaître, et laisse apparaître le rempart duquel nous sommes descendus.
Cette
Vallée de la Mort, offre à elle seule, une foule de paysages, plus arides les uns que les autres, mais à consommer sans modération. La chaleur faisant partie du « charme », ou de l’obligation, pour certain comme moi, du deal de la visite, afin de ressentir toute la puissance de cet endroit unique.
Nous laissons
Stovepipe Wells derrière nous, et commençons la longue montée qui nous éloigne de la vallée.
Elle est sympa cette 190 , vallonnée, elle suit le relief, elle descend, elle monte, elle serpente, et toujours dans un cadre magnifique.
Quelques miles avant d’arriver à
Lone Pine, la sierra
Nevada et ses sommets enneigés nous oblige à un arrêt. On les dirait recouvert d’une mousse chantilly, promesse d’un dessert irrésistible.
Puis nous laissons la 190 sur la gauche, pour finir par arriver au visitor center de
Lone Pine par la 136.
Nous y prenons quelques docs, puis filons vers la ville.
Dans
Lone Pine, sur gauche, la Whitney Portal road nous mène au début de la Movie road, la piste qui s’enfonce dans les
Alabama Hills.
Elle est en excellent état, et dessert des emplacements de
campings sur une grande partie de sa longueur. Beaucoup sont occupés, laissant présager de l’attractivité des lieux.
Nous finissons par nous garer sur le parking du Moebius arch, et après avoir mis nos chaussures entamons ce petit loop, qui louvoie entre les rochers. La chantilly de tout à l’heure, s’est transformée en nuages lourds, mais ceux-ci ont décidé de nous laisser tranquille pour le moment, nous octroyant même du ciel bleu et du soleil.
Cette petite rando est indispensable pour découvrir ces drôles de formations rocheuses, avec en point de mire ce Heart Arch, taillé par une érosion amoureuse de son travail.
Mais ce n’est pas la seule attraction de la rando, Moebius Arch Stone, Lathe Arch, et tout ces blocs de pierre bizarres, offrent un terrain de jeu formidable.
Moebius Arch Stone.
Ce loop n’est pas long, mais nous y avons passé un long et bon moment.
De retour à la
voiture, nous continuons la piste, passons à côté de Eye of
Alabama sur droite, montons, virons, à la recherche d'un petit coin pour manger. Mais la piste commence à sérieusement se dégrader, et même si j’avais prévu d’en faire la totalité, ce ne serait pas prudent de s’aventurer plus loin. Demi-tour donc, puis nous nous arrêtons en bas de Eye of
Alabama sur un petit parking.
On est pas bien là…
Après avoir englouti le délicieux repas concocté par Pascale, nous décidons d’aller le voir de plus près cet œil, mais sans trop traîner, car derrière lui, de gros nuages bien gris s’amoncellent, et le bruit caractéristique du tonnerre se fait entendre.
Ce n’est pas compliqué du tout de le rejoindre, seul un petit bout de grimpette est nécessaire pour arriver dans l’œil.
Mais alors que sur la Sierra
Nevada le soleil est présent, les gros nuages se rappellent à nous, et nous retournons à la
voiture.
Il nous reste 120 miles pour rejoindre Wofford Heights plus au sud, en descendant par la 395 qui longe la sierra.
Quelle est soporifique cette route, d’ailleurs, la copilote pique une petite sieste à côté, alors que nous essuyons quelques gouttes de pluie. L’orage a dû s’abattre derrière nous, mais il nous a laisser le temps de profiter un peu de ces
Alabama Hills.
Plus bas, nous bifurquons sur droite, et par la 178, rallions Wofford Heights et notre petit
motel, le Barewood inn, qui ne dispose que de 10 chambres, confortables et calmes.
Une petite mention à la jeune fille de l’accueil qui a sauvé notre soirée, en trouvant non sans mal, un tire bouchon pour notre bouteille de rosé Californien qui a accompagné notre repas du soir.
Dehors, un autre orage tourne au dessus de nos têtes. Il semble s’en aller, revient, gronde, mais lui aussi, il retient son déluge. Va t’il nous laisser passer une bonne nuit ?
La petite vidéo.
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