Partie 2

11.00 am
Sur la route
Jean-Luc avait sauté dans sa voiture de bonne heure. N’ayant reçu aucun message de l’effaceur ce matin, il avait compris que c’était fini. Il n’était plus qu’à ½ heure de LV quand son téléphone sonna.
-Ouais, salut Boss.
-Salut, on a l’adresse.
-Well done. Je suis à ½ heure, donne-moi l’adresse.
-5624 Rancho Santa Fe. Le chef de la police a dépêché une équipe, ils y seront dans 15 minutes.
- Merde, essaye de les prévenir de ne pas faire les cons, le type est dangereux.
-J’ai déjà fait passer l’info, mais ils sont chez eux…
-OK, amène du matos.
-J’ai ce qu’il faut dans le coffre.
11.25 am
5624 Rancho Santa
Las Vegas.
Pascale lisait attentivement les textes qui défilaient à l’écran. Ils en disaient long sur les agissements de l’effaceur.
- DROP YOUR KNIFE, QUICK.
Elle sursauta. Absorbée par l’écran, elle avait gardé le couteau à la main, et n’avait pas entendu entrer les 2 policiers, qui, arme à la main, la braquait. Elle obtempéra, et doucement se positionna à plat ventre sur le sol, bras et jambes écartés.
-So, very well, don’t move. Who are you?
-I,m Pascale, I’m French. I’m not the one you’re looking for, I’m her prisoner.
-Ok. John, call the central, we found the French girl cop.
Jean-Luc se gara à côté de la bagnole du Boss. Celui-ci l’attendait avec un arsenal dissimulé dans son coffre. Il prit un Beretta 45 et enfila un gilet pare-balle.
-2 flics sont déjà dedans, la porte était ouverte, et depuis plus de bruit.
-Merde, ça sent pas bon…
Ils remontèrent l’allée et arrivèrent à la maison. Un des flics reconnut Le Boss, et les laissa entrer.
Lorsque Jean-Luc vit pascale au sol, il ne put s’empêcher de crier. Reconnaissant sa voix, elle tourna la tête et se releva, le laissant décontenancé, les yeux grands ouverts.
-Bon dieux, merde, tu m’as foutu une trouille.
Ils s’enlacèrent tendrement. L’épreuve était finie.
Ce fut à son tour d’être surprise quand elle vit le Boss.
-Mais, qu’est ce que tu fous là ?
-Jean-Luc avait besoin de renfort, et comme maintenant j’habite dans le coin…
Ils se prirent aussi dans les bras pour un long hug, heureux de se retrouver après des mois, malgré les circonstances. Ces retrouvailles ne durèrent pas longtemps, le chef de la police de Las Vegas venait d’entrer dans la pièce. Après de rapides présentations, il prit la parole dans un Français approximatif.
-J’ai beaucoup entendu parler de vous et de vos exploits. Votre Boss m’a expliqué ce qui se passait ici aux States. Savez-vous si des sociétés Américaines sont visées par votre effaceur ?
-Non, dit Pascale, j’ai lu le listing sur un ordinateur, et aucune entreprise Américaine n’apparaît.
-So, good job. Cela reste un problème Français alors. A vous de le résoudre. Mais attention, pas de vague. Et puis, vous ne m’avez jamais vu. Je n’ai pas envie de remplir de la paperasse. OK,
-Ok.
-Well. Bye. See you soon Boss.
-See you, bye.
12.15 pm
Sur la route.
Il fulminait. Une fois de plus, elle avait eu l’avantage sur lui. De plus, elle l’avait blessé. La même épaule où il avait touché Pascale 10 ans auparavant. Quelle ironie !! Mais comment diable s’était-elle procuré ce pic ? C’est pour ça qu’elle a brouillé les caméras et le micro. Peu importe, le mal était fait, il n’aurai pas encore sa vengeance.
Le sang avait cessé de couler de la blessure, mais il fallait qu’il se soigne. Depuis que l’adrénaline s’était estompée, son épaule le lançait de plus en plus. Il s’engagea sur un chemin et stoppa, passa du côté passager, ouvrit sa mallette de secours, et, tant bien que mal désinfecta la plaie et mit un pansement. Il ingurgita un antidouleur, et reprit la route.
Après tout, se dit-il, je n’ai perdu qu’une bataille. Il me reste mon petit business lucratif.
Il prit son laptop sur les genoux, l’ouvrit, et regarda le compte à rebours qui s’égrenait. 97H45M


























