Jour 12 : 10/07/2018
Ayé, on est enfin à Québec

.
Les souvenirs c’est étrange, on se rappelle de choses comme des flashs…
Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur
Et vous faites refleurir
Tous mes rêves de bonheur
Moi Québec (de 1992

), c’était des petites rues pavés

et des échoppes

et un magasin de presse où (punaise qu’il est loin le temps où lorsqu’on partait en vacances, on était totalement coupé du monde et de ce qu’il s’y passait…

) avec ma mère nous avions lu la presse française et appris que ce jour-là :
Et certains soirs où je ne suis plus moi
Je quitterai ma ville au cœur de bois
Mais que le ciel s'écroule et me foudroie
Personne au monde ne peut plus rien pour moi…
Voilà à quoi Québec est associé dans ma mémoire…
Bref, après cette petite digression (nostalgique) et en espérant ne pas avoir plombé l’ambiance

, passons au récit de cette belle journée.
On le prend cool aujourd’hui. Pas de réveil. Bon OK pas trop compliqué pour nous puisque hormis Miss Monde, nous ne sommes pas de gros dormeurs. Et puis B. en vacances s’adapte

.
L’
hôtel propose une
réduction pour un diner en face mais on a un peu la flemme. Vu qu’il y a café, thé et jus de fruit dans le hall et que nous avons moults cookies et muffins précédemment achetés (et du saucisson pour la salée

), on se fait un truc tranquille.
Le Garou

de l’accueil nous indique que le parking le mieux placé et le moins cher de Québec c’est celui d’Youville.
Bon, on entre ça dans Here…et ben trouve pas le parking mais que la place d’Youville

. Bon en étant un peu pragmatique, on se dit que forcément les deux doivent être proches.
Allez, zou dans la
voiture.
On approche de la vieille ville.
Puis on se rapproche de la fameuse place,…et là, ben tourne, vire, cherche

…vous vous doutez bien de la suite quand un couple en
voiture cherche un endroit qu’il ne trouve pas…

et bien on se dispute comme des chiffonniers à savoir qui sait mieux que l’autre et qui a pas vu qu’il fallait tourner, et qui…
Bref, toujours est-il qu’on n’est pas garé…la journée commence bien

.
C’est exactement le moment où les enfants ne se disputent pas (probablement la seule fois du voyage

) mais regardent attentivement tout panneau pouvant mettre fin au possible futur divorce de leurs géniteurs

.
Dites-moi d'où il vient
Enfin je saurais où je vais
Maman dit que lorsqu'on cherche bien
On finit toujours par trouver
Elle dit qu'il n'est jamais très loin
[…]
Où est ton parking ?
Dis-moi où est ton parking ?
[…]
Ah sacré parking
Dis-moi où es-tu caché ?
Ça doit, faire au moins mille fois que j'ai
Compté mes doigts (d’après le maestro belge formidable

)
Ah ça y est on trouve un parking « SPAQ Dauphine » pour 17 dollars la journée

. On s’y engouffre, se gare, sort pour se retrouver place d’Youville

car le parking a une entrée d’Youville et une Dauphine…tout ça pour ça

…la tension redescend.
Une bonne petite marche à pied pour se remettre de nos émotions et nous voilà à l’entrée de la ville fortifiée

.
Il y a une petite cahute « Parcs Nationaux Canada » où nous nous arrêtons pour prendre des renseignements. J'avais prévu une visite guidée et la relève de la garde mais bon comment dire …la légère perte de temps parkingesque

, ben c’est relevé depuis longtemps.
Ceci dit, une visite guidée de la ville démarre dans 10 minutes à l’autre bout de la vieille ville. Ah oui mais moi j’ai pas pris mes baskets Usain Bolt

alors comment qu’on va faire hein

?
Bon le gentil ranger voyant mon SOS d’un terrien en détresse, propose gentiment de les appeler pour qu’ils nous attendent. Oui ben dis leur qu’il va nous falloir 30 minutes, stp

.
En fait il n’y a qu’une rue à descendre et nous sommes sur la terrasse Dufferin où une jeune rangeresse nous accueille (bon jeune mais pas très jolie au grand désespoir des mâles de la famille (parce que l’ado commence à être hormoné et l’autre rêve d’être encore très hormoné

))
Nous sommes 6 et elle nous fait parcourir tous les endroits importants de la ville et les anecdotes liées.

La seule dont je me souvienne, c’est que la statue de Champlain et ben c’est pas Champlain car on n’a aucun portrait de cet homme et que du coup ils ont pris un voleur de la région et ils s’en sont servi de modèle, j’ai comme l’impression qu’on s’est fait estanquer sur ce coup là

!

Bref, on arrive à la forteresse avec la rangeresse (aux grosses fesses, non je déconne c’est pour la rime

), on visite la salle de la garnison. On découvre qu’un boulet c’est très lourd (en même temps, je le savais déjà depuis le temps que je les traine les miens…

).

Puis direction la poudrière (qui n’en est plus une) et comment fabriquer la poudre à canon
« Les plus grandes inventions datent des temps d'ignorance: la boussole, la poudre à canon et l'imprimerie; et sont dues à la plus lourde des nations: aux Allemands. » (Jo, non pas 89 mais Swift

)

Sur ces bonnes parole, il est l’or monseignor d’aller se remplir la panse.
On trouve sur notre chemin un Chic Shack (cousin québécois de l’américain

), il y a un monde fou mais les burgers sont à tomber. A côté de nous une famille avec 2 ados se boit 4 pintes de bière (nous supputons qu’elle est belge), mais ça va pas non, alcooliser ses propres enfants ! « Quoi ? A. tu veux boire un peu de ma bière, mais bien sûr mon chéri, tiens, goûte

». Serais-je un être paradoxal ? (paranormal oui ça je pense que tout le monde l’avait remarqué

).
Puis visite du château de Frontenac qui n’est pas un château

et descente au Petit Champlain pour une petite virée La groupie du pianiste (en rapport avec mes souvenirs, hier encore j’avais 17 ans…).

De retour sur la terrasse, nous nous installons sur les gradins pour voir les spectacles de rue. C’est aussi ça le voyage, s’arrêter, profiter

… Une bombasse blondinette fait du cerceau

puis vient le tour d’un acrobate, drôle…qui vient chercher les gens dans le public (tout ce que l’Homme adore…

) et bien évidemment, il est pris pour faire le show (pu***, qu’est-ce que je me marre !

).
Je vous mets les photos de son heure de gloire. Admirez sa capacité d’adaptation, son sens de la danse et du spectacle… Show must go on !

Il commence à se faire tard, nous prenons l’avenue commerçante pour retourner à la
voiture (enfin si on se rappelle dans quel parking on l’a foutue

).
Petit arrêt dans une boutique de déco de Noël

Et dans une boutique de pop corn à tous les goûts

pour se caler la dent creuse.

Retour au bercail, non sans être passés à nouveau au supermarché pour prendre de quoi faire un apéro dinatoire (le dinatoire c’est pour faire genre je mange, je ne fais pas que me murger

) et dodo.
Demain,
nee-yoh-wah nee-yoh
nee-yoh-wah nee-yoh
