Mardi 29 octobre : une belle randonnée
L'île de La Palma regorge de sentiers de randonnée, mais deux "grosses" randos sont considérées comme incontournables sur l'île, l'une dans la caldera de Taburiente (au nord, dans le vieux volcan éteint) et l'autre sur les "crêtes" de Cumbre Vieja (au sud, au cœur du volcanisme récent).
La météo étant encore incertaine sur les sommets, nous choisissons donc Taburiente.
Avec un plan, on voit mieux la situation :
Une info pratique au sujet de cette rando :
La rando commence à 1 080 m d'altitude, depuis le belvédère de Los Brecitos, accessible en
voiture, mais où il est impossible / interdit de se garer. Il faut donc monter en taxi.
Tous les jours, de 8-9 h à 12 - 13h selon la saison, une rotation de taxis est organisée depuis le dernier parking accessible en
voiture particulière. Le trajet coûte 51 € (en espèces)

, mais la somme est à partager entre les 4 ou 5 occupants du taxi.
Le trajet dure 1/2 heure, sur une dizaine de kilomètres d'une petite route bien raide, étroite et sinueuse.
Ce matin là, nous arrivons vers 9h au parking. D'autres personnes attendent déjà, regroupées par 4 ou 5. Nous nous préparons, une dame nous regroupe avec un autre couple, encaisse nos 26 €, passe un coup de fil et un quart d'heure après, nous montons dans un taxi en direction du belvédère.
Le trajet est déjà joli. Nous traversons des hameaux

étonnés de voir des habitations si isolées !
Après une demi-heure de route, donc, nous admirons le point de départ de la rando et ouahou ! C'est beau
La première partie de la rando est facile est superbe ! Le chemin descend en douceur, en balcon non vertigineux, entre les pins mais avec toujours de belles vues sur l'intérieur de la caldera et ses sommets.
Comme tout le monde arrive échelonné par groupes de 4-5, il n'y a pas foule. Nous marchons au son des chants des oiseaux. C'est top
Plus nous descendons, plus nous sommes en forêt. Une bifurcation invite à aller voir une dizaine de spécimens de pins très anciens et imposants : leur hauteur avoisine 30 m, de même que le diamètre de leur ramure ; les troncs quant à eux mesurent environ 2.50 m de diamètre !

Ce chemin se termine par un belvédère qui offre une vue magnifique sur le Pico Bejenado.
Nous revenons sur le chemin principal, traversons un barranco, passons à proximité de quelques maisons et terrains cultivés

(hein, quoi ? Dans ce bout du monde ?) et arrivons dans le large lit du Rio Taburiente, à proximité de la zone de
camping.
Après un rapide pique-nique et un petit tour au centre des visiteurs, nous entamons la deuxième partie de la randonnée.
Celle-ci est qualifiée de "difficile" sur les documents du Parc National et par les employés de l'office de tourisme. Alors, bon, d'accord, cela descend raide par un chemin en balcon pouvant être un peu vertigineux, bien que large et toujours entouré d'arbres qui limitent cet effet de vertige. Disons que c'est à éviter si l'on souffre des genoux, mais franchement, il n'y a rien d'insurmontable sinon.
C'est de nouveau très beau

et très différent de la première partie : on est cette fois plus "au cœur" de la caldera.
Après cette belle descente, nous arrivons dans le Barranco de Angustias ("ravin des angoisses" en français !

) et la troisième partie de la randonnée se déroule plus ou moins dans le lit du torrent, presque à sec pour nous. L'essentiel du dénivelé a été descendu et cette dernière partie est plutôt facile (peut-être est-ce une autre histoire au printemps s'il y a beaucoup d'eau !).
Rapidement, nous faisons un crochet par un "petit" canyon pour aller voir la Cascada de los Colores. L'atmosphère est toute calme dans le canyon et la "cascade" ruisselle le long de son mur, mais les couleurs sont là.
Après ce petit détour, nous descendons tranquillement le barranco, soit par le lit du torrent soit par des sentiers qui montent (et redescendent) sur ses berges.
Vers la fin, le lit s'élargit et les dernières centaines de mètres sont un peu longuettes jusqu'au parking, où nous arrivons sur le coup de 16 h.
Bilan de la randonnée : Superbe !
Avec nos trois petites "escapades" latérales pour aller voir des curiosités (il y en a une dont je ne vous ai pas parlé car peu intéressante... mais elle a généré une belle grimpette !), nous avons parcouru environ : 20 km pour 300 m de D+ et 1 200 m de D-.
Le trajet "minimal" fait 15 km et 900 m de D-, mais ce serait dommage de ne pas aller voir les vieux pins et la cascade colorée…
Bon, trêve de détails pratiques, la journée n'est pas finie !
Nous mangeons une banane au parking en guise de goûter et décidons d'aller nous baigner ! Je propose de retourner à la plage du premier soir à Puerto Tazarcote, mais M. préfèrerait trouver une petite crique.
Soit.
Nous voilà donc partis vers le sud en longeant au mieux la côte. Sauf que juste après Tazarcote, la large coulée de lave du Tajogaite a englouti toutes les plages et criques qui existaient ! Nous nous retrouvons dans un minuscule village dont la route d'accès n'est plus goudronnée et qui paraît bien sinistré. Je lirai plus tard qu'en effet, sans être enseveli, il a subi de plein fouet l'éruption.
Finalement, nous nous retrouvons à Puerto Naos, l'une des deux stations balnéaires de l'île. Ce n'est pas très grand, pas spécialement moche, mais désert. Ambiance tristouille, mais il y a une immense plage. En termes de crique, on a vu mieux !

Mais la baignade est agréable.
Nous rentrons à la nuit tombante au bungalow et ressortons dîner dans un restau conseillé par notre hôte à proximité.
C'était une super journée !!
Comme d'habitude pour une version légèrement différente du récit et surtout d'autres photos que vous pouvez voir en plus grand pour un effet plus immersif, c'est là :
https://www.myatlas.com/Licare/retour-a ... /t/1639942
A+
