J28, 13 juin : Las Vegas (
Luxor hotel)
AM : Tribulations chez Trump.
PM : Restitution voiture 1 à l'aéroport à 13h. Visite Strip.
Un petit levé à 5h pour immortaliser
Las Vegas depuis la tour d'ivoire, que dis-je, d'or de Trump.
Mais pas question de se priver du matelas Trumpien pour encore quelques minutes précieuses de sommeil. C'est une révélation, un coup de coeur ! C'est sans conteste chez Trump que nous avons le mieux dormi. Un lit exceptionnel ! Le moelleux, l'épaisseur, la douceur des draps, ah il sait accueillir Monsieur le président de l'époque.
Voilà une journée sportive qui s'annonce mais on est frais et dispo, et bien reposé.
Phil s'avance un peu dans le tri des affaires à réorganiser pour le vol de demain. Il range sa collection de pièces de monnaies américaines. Il a acheté ces carnets de rangement qu'il a trouvé au
Zion Park. Il n'en trouvera pas d'autres originaux à son grand désespoir.
Allé, zou, on file se trumper dans l'eau de la piscine de Donald. Quelle dégaine en peignoir/sandales dans le hall ... Un petit conseil, bien faire attention à la zone que vous accéder à la piscine... 75$ le transat en retrait. Oups, plutôt par ici pour les pauvres.
La piscine est au dernier étage de la partie du parking couvert sur plusieurs étages. L'idée est sympa, la vue agréable, on fait abstraction de la circulation. C'est en m'allongeant sur le transat pour me détendre et en regardant le ciel que j'aperçois juste au-dessus de moi l'imposante lettre T de Trump. Non, il va quand même pas perdre ses lettres de noblesse aujourd'hui !
Une bonne heure de passée, il est temps de se dire adieu Monsieur le président. Il ne faudrait pas abuser des bonnes choses.
Après le check out "mais vous nous quittez déjà ?!", je demande donc ma
voiture. Une petite
voiture jaune est apportée. Serait-ce un cadeau ? Non ça ne conviendra pas il nous faut une 5 portes avec nos bagages. Ah la blanche immatriculée Trump 2 c'est déjà mieux.
Allé nous retrouvons avec grande joie notre GMC Acadia, mesurant le privilège d'être aux USA avec une belle
voiture dans un bel
hôtel. Merci merci merci.
Nous voilà donc en route pour notre 2ième
hôtel, le
Luxor hotel, à l'opposé de la Trump Tower par rapport au strip. C'était le souhait de Phil intrigué à l'idée de dormir dans une pyramide. Nous avons traversé le strip en
voiture et c'est vrai que c'est très long. Google Map n'arrêtait pas de nous dire de prendre la voie rapide extérieure.
Pour cet
hôtel aussi j'avais repéré là où on pouvait se garer gratuit pour une heure, le temps de faire le check in. Le parking se trouve derrière le
Luxor et facile d'accès. Point de voiturier, parking assez chiche. Dans ce sens là ça laisse toujours un arrière goût.
Nous devions rendre la
voiture à 13h et je ne pensais pas que la chambre serait prête, alors je m'apprêtais à demander si on pouvait mettre les bagages à la consigne. J'avoue que l'organisation d'horlogier de cette transition m'avait pris un peu la tête lors de la préparation. N'ayant pas l'habitude je ne savais pas si tout ça serait cohérent une fois sur place. Et heureusement qu'à midi nous avions déjà notre chambre car la consigne pour 3 grosses valises je n'y croyais pas trop. Sans ça la suite de la journée aurait été bien compromise. Parfait donc, c'est un soulagement et je suis serein pour les bagages maintenant.
L'intérieur de la pyramide est assez déroutant, et la chambre est somme toute correcte alors que j'avais lu des commentaires américains horribles. L'ascenseur est une curiosité puisqu'il se déplace en oblique, suivant la pente de la pyramide.
Depuis les étages, regarder par dessus le garde-corps donne une sensation d'attraction vers le bas. Mieux vaut ne pas être suicidaire.
Nous voilà prêts pour restituer la
voiture avec un passage à la station essence au préalable et un toilettage intérieur, sait-on jamais.
La restitution de la
voiture au parking de l'aéroport (qui n'est pas à côté) a été une surprise. L'homme qui nous récupère les clés est très désagréable, sans parole il m'arrache les clés des mains, fait un très court check up dans la
voiture, me tend un papier que je récupère tout juste et puis s'en va sans un mot. On est stupéfait, je regarde et il y avait une somme restant à payer. Je lui cours après pour lui demander des explications mais agacé il me fait un signe de la main d'aller voir à l'accueil. Finalement à l'accueil tout est en règle. On regrette un peu de quitter notre
voiture comme ça que l'on voit partir sur le champ. C'est un peu brutal après avoir vécu du rêve dedans, cette
voiture que j'ai adoré. Mais la vraie surprise je m'en rendrai compte le soir venu...
On revient en bus à notre
hôtel et on part visiter en commençant par les abords du Madalay Bay, puis
Venice sous son ciel artificiel.
Un petit tour en France, et la rencontre avec des anges plus ou moins éthérés.
Alors l'entrée des casinos depuis la rue à la façon garage interstice pour vaisseau spatial c'est assez impressionnant. Quel monde étrange tout de même ! Des zombis agrippés à leur machine avec une grande boisson, moi ça ne me fait pas rêver. On observait une dame qui jouait sans cesse afin de comprendre un peu, lorsque quelqu'un vient nous voir nous demandant ce que l'on faisait et pourquoi on ne jouait pas. Nous étions donc observés, et nous sommes allés un peu plus loin. Allé, on tente quelques dollars, et hop on gagne, on rejoue et hop on gagne. On change de machine et hop on gagne. La dame ne gagnait rien et nous comme par magie on gagne ? C'est alors que nous est venue l'idée saugrenue qu'ils nous faisaient gagner pour nous appâter. On a changé de machine et encore bingo. C'était un peu gros. Comme nous avions beaucoup de choses à faire encore, on s'est dirigé vers la banque pour se faire payer, 28$ en poche, ça nous a payé les 2 tickets de bus pour la journée ! Dans un grand éclat de rire on s'est barré le plus vite possible pour ne pas qu'on nous incite à tout redépenser.
Il est vrai que la partie italienne est vraiment à voir. Curieusement nous n'avons pas pris beaucoup de photos. Le retour à la foule nous a un peu étourdi alors que nous étions devenu des sauvages trainant dans les déserts.
Tous les deux on a commencé à avoir mal à la gorge à force d'alterner clim glaciale et coup de chaud à l'extérieur. Avec la marche importante et la fatigue je me sentais devenir fiévreux.
C'était 22 h quand j'ai battu en retraite en rentrant à l'
hôtel en bus alors que Phil a voulu retourner à Fremont car l'ambiance lui avait bien plus. Selon moi ce n'était pas une bonne idée car demain réveil à 5h pour prendre l'
avion.
Le strip était tellement embouteillé que je suis arrivé à l'
hôtel à 23h30. Phil lui prendra un Uber, par l'extérieur il arrivera peu de temps après moi...
Et c'est là que soudain je réalise. Comme le gars lors de la restitution de la
voiture m'a retiré sèchement les clés de la
voiture je n'ai plus pensé à reprendre un petit médaillon que j'avais accroché au trousseau. Un médaillon St Christophe qui appartenait à mon père lequel l'avait toujours porté à ses clés de
voiture. Il est minuit 30 et avec Phil on tente d'appeler l'agence
Alamo qui ne répond pas évidemment. Il n'y a plus qu'une solution, passer à l'agence demain matin avant de prendre l'
avion, ce qui ne m'enchante guère... pas certain que de retourner à l'agence soit judicieux.
Accrocher un médaillon auquel on tient ce n'était pas une bonne idée j'en conviens mais je ne pensais pas que ça se passerait comme ça pour la restitution.
La nuit va être très courte et le confort de chez Trump déjà bien loin.