J 6/ Lundi 3 août : Sénanque et le village des Bories
Ce matin, nous avons réservé la visite guidée (avec un guide, pas un audioguide) de l’abbaye de Sénanque, pas très loin de Gordes.
Je précise que François et moi avons une certaine fascination pour les abbayes cisterciennes depuis la découverte de Sant’ Antimo en Toscane il y a maintenant plusieurs années.
Curieusement, nous n’avons jamais pu visiter Cîteaux. Nous avons voulu le faire une fois quand Louise était bébé au retour du sud de la France mais en arrivant à proximité, Louise dormait profondément dans la
voiture et nous avions renoncé. Par contre, nous sommes allés il y a longtemps à Cluny.
L’abbaye de Sénanque, construite au fond d’un vallon, entourée de lavandes, a été construite à la fin du 12ème siècle et plusieurs fois remaniée.
Conformément aux principes cisterciens, elle est particulièrement sobre, dépourvue d’ornements.
Les moines cisterciens y appliquent les règles de l’ordre de St Benoit, qui reposent sur le travail manuel, la prière, la pauvreté et le silence notamment.
Aujourd’hui encore, des moines cisterciens vivent encore à l’abbaye qui accueille également des civils pour des retraites spirituelles.
Les tailleurs qui y travaillaient lors de sa construction étaient payés à la tâche et marquaient donc de leur sigle personnel les pierres taillées pour justifier du travail accompli comme on peut le voir dans l’ancien dortoir, qui était divisé en petites emplacements où les moines disposaient simplement d’un lit de camp et d’une table de chevet.
Le cloitre était le lieu de rencontre, de prière, mais aussi de réalisation des travaux de de couture, de lecture, car il y faisait clair.
En fin de journée, les moines se regroupaient dans la salle capitulaire (ou chapitre) pour lire des prières mais également parler de la vie de la communauté, régler les problèmes, répartir les taches…
C’est de là que vient l’expression « tenir chapitre ».
Une figure du diable est représentée dans le cloitre, face au siège où se situait l’abbé dans la salle capitulaire, pour rappeler à tous que le diable n’est jamais loin et qu’il faut lutter constamment contre le mal.
La visite d’une grosse heure est instructive, bien organisée et les enfants ont été très intéressés.
En sortant, nous prévoyons de déjeuner à Gordes mais le parking est bondé, il y a la queue pour l’achat des tickets de parking et nous craignons de retrouver la foule dans les rues à cette heure du déjeuner.
Nous fuyons donc et trouvons un peu plus loin, hors du village, un agréable restaurant en terrasse avec des plats provençaux excellents.
Après un très bon déjeuner, nous revenons à proximité de Gordes vers le village des Bories, qui reconstitue un habitat traditionnel du Lubéron.
Ce type de maison existait jusqu’au 18ème siècle environ et on en trouve encore dans les terres lorsque l’on se balade près de petits villages.
Si le site est bien restauré, il manque un peu de naturel à notre gout et l’entrée est assez chère pour une visite assez courte.
Nous verrons d’autres bories gratuitement à l’occasion de nos randos.
La chaleur est encore très forte et nous sommes contents de finir notre journée au borde de la petite piscine avant un bon barbecue.
