Les séparations sont difficiles ce matin, mais il nous faut reprendre la route. On se revoit en Décembre en France, alors…
Nous partons de bonne heure, vers 8h15, le soleil est bien présent, et le thermomètre affiche un solide 23° C.
Petit arrêt courses, et nous reprenons la route en direction de Pahrump. Une petite heure plus tard, au bout d’une ligne droite sans fin, la ville s’offre à notre vue.
Nous ne nous dirigeons pas de suite en direction de la
Death Valley, nous cherchons d’abord une boulangerie Française. Pascale avait vu un reportage sur des expatriés Français dans le désert, et comme on passait presque devant, on a fait un petit crochet pour acheter pains et croissants.
Ho punaise qu’ils sont bons !! C’est autre chose que ceux que produisent les Américains.
Allez, hop, après avoir engloutis les croissants, direction Shoshone par la 178, et quelques miles après la petite « ville », on enquille à gauche sur la Jubilee Pass road.
Petit arrêt au sign.
Nous ne croiserons sur cette partie de la route qu’une ou deux voitures. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas tomber en rade.
Elle est assez sympa cette Jubilee road. Dans ce sens, ce n’est qu’une longue descente qui serpente entre les montagnes qui entourent la
Death Valley.
Nous faisons notre premier arrêt aux Ashford Mills Ruins, ancien emplacement d’une mine aurifère.
Le thermomètre atteint déjà 34°, mais nous n’éprouvons aucune gène, et nous baladons à pied au milieu d’anciens murs, ou de ce qu’il en reste.
Un peu plus loin, on s’engage sur la piste qui mène au Split Cender Cone, mais celle ci est en mauvais état, et nous rebroussons chemin. Nous ne l’apercevrons que depuis la route cette drôle de formation géologique, due à une éruption volcanique.
« Petit » monticule, posé sur du sable, et entouré de broussailles.
Nous finissons par arriver à Badwater, et retrouvons du monde. Tiens, 36°c… Pas de problèmes.
On s’éloigne du parking en marchant sur cette langue de sel, et, environ 400 mètres plus loin, les Chinois ont disparus, et il ne reste que quelques personnes.
Plat, c’est plat, et cela parait sans fin.
Ce n’est pas la première fois que nous y venons, mais en mai 2015, la température avait tenu Pascale dans la
voiture, et je ne m’étais aventuré qu’à environ 200 mètres du parking. J’avais les poils des gambettes qui faisaient des frisottis, et de retour à la
voiture, 70 % du volume d’eau que contient mon corps, s’était évaporé.
L’endroit est tout de même spectaculaire.
De retour à la
voiture, nous reprenons notre route jusqu’à la piste qui dessert le parking de la rando de Natural Bridge.
La piste est facile, et sur le parking, en plein cagnard nous mangeons, car il est déjà 13h30 mine de rien.
Boh, il ne fait que 38°, lorsque nous nous engageons sur le sentier du petit trail qui mène au Pont qui enjambe le grand wash dans lequel nous nous trouvons, et nous sommes seuls.
Je ne pensais pas trouver de la vie ici.
300 mètres après le pont, la fin du trail.
Il faut l’avouer, ce n’est pas le trail du siècle, que du gris et du marron. Le fond du canyon arbore quelques teintes de vert, mais c’est tout.
Le retour par contre, offre une belle vue sur la vallée.
Nous squeezons Devil Golf Course, déjà fait, et nous engageons sur la « Artist Drive », petite route en sens unique.
Un premier arrêt sur un petit parking, d’où part un sentier au bout duquel l’on a une belle vue.
Un gros lézard, pinqué sur un rocher, m’accueille.
Il prend le soleil le bougre, et ma présence ne le perturbe pas un chouilla. De temps en temps, il bouge son corps de haut en bas. Il doit entendre une chanson imaginaire, et se met à danser. Dommage, je n’est pas réussi à le capter avec la caméra.
Plus loin, arrêt à Artist’s Palette, pour quelques clichés.
Pas d’arrêt à
Golden Canyon non plus, le parking est plein, et Pascale se ressent de la chaleur.
Par contre, je m’arrête à Zabriskie point. On l’avait fait aussi il y a quatre ans, mais je trouve ce lieu magique. Ce que la nature nous offre parfois…
Ensuite, on fait demi-tour,pour rejoindre
Beatty par la Daylight Pass road, plutôt que de passer plus à l’Ouest par la 95. Petite route, peu circulée, elle passe au travers des montagnes.
Puis, nous atteignons
Beatty dans la soirée,
et prenons possession de notre chambre à l’Atomic Inn.
Comment dire, ce ne sera pas le meilleur
motel du circuit. C’est propre, c’est calme, oui, et pas cher...
Ne trouvant pas de machine à glaçons, je vais demander au réceptionniste où elle est cachée. Il me répond quelle est en panne depuis 2 ans, et que si je veux de la glace, je n’ai qu’à mettre la clim à fond et poser des bouteille d’eau devant!!!
Ben voyons, me prend pour un jambon le type. Peut être croit-il que parce que je suis Français je comprend rien de ce qu’il me dit.
Si encore il l’avait dit sur le ton de la rigolade...
En voyant ma tête et mon sourire en coin, je pense qu’il a compris, et s’est excusé.
La petite vidéo.
A+