Jour 11 : Ghost town
Ce matin nous repartons tôt pour profiter de la fraîcheur et arriver tôt à notre étape du jour.
Nous passons par le centre ville d’Elko qui ma foi n’est pas pire …
Au début sur la route il n’y a rien … rien de rien ….
Puis nous bifurquons et trouvons un paysage plus vallonné.
Nous nous arrêtons au bord d’un lac pour pique niquer, le seul intérêt de payer les 5$ d’entrée au site est d’avoir de l’ombre et des tables car pour le reste, le site est sale, mal entretenu et des jeunes vont et viennent sans arrêt sur des engins à moteur sur le lac en nous cassant les oreilles …

bon d’un autre côté, pas grand-chose à faire par ici … je ne suis même plus sûre du nom de la ville, Silver spring ???
Bon on reprend la route qui devient peu à peu plus attrayante en s'approchant de la Sierra
Nevada; pour arriver enfin à notre
hôtel de
Bridgeport. L’accueil est des plus sec, pas un mot, pas un regard

… par contre la chambre et le site sont super sympas bien que proche de la route.
Après nous être installés et avoir fait le tour de l’établissement, nous repartons pour notre visite du jour tant attendue : la ville fantôme de
Bodie.
Il fait lourd, le ciel se charge petit à petit …
Au bout de la piste, nous sommes accueillis par un ranger fort sympathique à qui nous payons les droits d’entrée (5$/adulte et 3$/enfant), j’achète également le livre d’information contenant la carte du site.
Le ciel s’assombrit de plus en plus mais il ne pleut pas et cette atmosphère colle parfaitement au lieu …
Pour la petite histoire, W.S. Bodey découvrit de l’or sur ce site en 1859 en pleine ruée vers l’or, il mourut quelques mois plus tard sans connaître la destinée de la ville qui portera son nom :
Bodie.
En 1875, un gros filon d’or fut découvert et la population enfla rapidement jusqu’à atteindre environ 7 à 8 000 habitants. De 1877 à 1881,
Bodie compta jusqu’à 30 mines exploitées. La ville attira les malfrats de tout poils et acquis la réputation d’être une des villes les plus dangereuses des Etats Unis … bandits, prostituées, et autres négociants véreux se pressaient dans les 60 saloons de la ville. L’alcool et l’opium engendraient le crime (jusqu’à un assassinat par jour !!!). Puis l’âge d’or étant passé (

) et le climat très rude, la ville se dépeupla peu à peu ; les mines fermèrent (la dernière en 1942), plusieurs incendies détruisirent une partie de la cité qui fut finalement abandonnée.
En 1962 l’organisation California State Park acheta la ville pour la préserver et en faire un site touristique et de mémoire. Aucun bâtiment n’a été restauré, les travaux servent uniquement à préserver les maisons et éviter qu’elles ne s’écroulent.
Nous commençons donc notre visite par les restes des équipements miniers.
Nous découvrons ensuite l’église.
Cette carcasse de
voiture a dû être photographiée sous toutes les coutures par les touristes du monde entier …
L’école
Des maisons où le temps semble s’être figé
Les rues avec des bâtiments qui tiennent tout juste debout …
La mine.
Soudain nous sommes surpris dans notre visite par une violente averse (si inhabituelle qu’une ranger prendra des photos !). Nous nous réfugions au petit musée très intéressant puis visionnons le film fort instructif sur la vie de l’époque.
Puis profitant d’une accalmie, nous refaisons un petit tour.
Mais les températures ont sacrément fraîchi et au bout de plus de deux heures de visite, nous repartons, enchantés par cette découverte.
hôtel : Virginia creek settlement. Très bien équipé (frigo, micro onde, bouilloire) balcon, jardin au bord d’un cours d’eau. 125 euros.
