JOUR 13 Lundi 14 mai
Les premiers rayons de soleil apparaissent à peine lorsque nous sortons de la tente. Le chant des oiseaux, des insectes donne réellement l’impression d’être au cœur de la savane africaine telle qu’on peut se l’imaginer.
Comme prévu la veille, je grimpe jusqu’au sommet de mon observatoire rocheux, mais par un autre itinéraire plus rapide car plus direct, mais aussi un peu plus raide. Heureusement je suis bien réveillé !
Je vais rester une demi-heure à attendre que le soleil apparaisse pour inonder le paysage de sa lumière matinale. Un grand moment…
Je profite du point de vue pour photographier nos sanitaires...
Nous quittons le Madisa camp vers 8h00, en direction de Twyfelfontein, un site de peintures rupestres. Sur le trajet, la piste de sable rouge chemine en lacets entre des collines de roches ocres, l’herbe haute encore verte tapisse le sol, tout cela donne un paysage superbe et varié, très agréable à parcourir.
Une fois de plus nous verrons des autruches traverser la route à grande vitesse juste devant un véhicule qui aura juste le temps de s’arrêter. Nous n’avions pas vu de panneaux indiquant ce genre de traversées intempestives, ça fait déjà trois fois depuis le début du voyage…
Nous arrivons à Twyfelfontein vers 10h00. Les parkings sont abrités, une hôtesse vient à notre rencontre pour noter notre immatriculation et nous faire payer le droit de stationner.
Ce site ne peut se visiter qu’accompagné par un guide local. Nous nous acquittons des droits d’entrée puis nous faisons connaissance de notre accompagnateur. Il va nous expliquer pendant une petite heure l’histoire de ce site, la signification de ces peintures, la vie des chasseurs cueilleurs de l’époque. Tout cela se fait en parcourant un sentier balisé. Evidemment c’est en anglais, mais cela reste néanmoins facilement compréhensible.
Les informations très intéressantes et la très bonne conservation des peintures font de ce site une visite incontournable, il s’agit de fait de la plus grande concentration de peintures rupestre d’Afrique.
Nous reprenons la route pour aller voir un peu plus loin ce qu’ils appellent les organs pipes, il s’agit d’un énorme bloc de basalte dont l’érosion a façonné la pierre en forme de tuyaux d’orgues.
Ce n’est pas extraordinaire, mais si on passe dans le coin, c’est une curiosité géologique à voir.
Nous reprenons la route, doucement, le paysage change en perdant son ton vert.
Nous repérons un arbre qui ferait parfaitement l’affaire pour un pique-nique à l’ombre, situé à une vingtaine de mètre de la piste. Nous ne sommes pas trop dérangés par la circulation !
Nous sortons la table et les chaises, nous nous rafraichissons, et nous déjeunons tranquillement.
Un peu de repos bien mérité!
Avant d’aller à notre Lodge du Grootberg, nous avons prévu de passer par la concession de Palmwag pour y faire le plein d’une part et aller au Lodge pour y boire un rafraichissement et peut-être s’y promener à pieds.
Nous y arrivons en début de l’après-midi, il y a une barrière sanitaire à l’entrée vite franchie puis nous entrons dans le Lodge. Nous constatons assez rapidement qu’il n’y a pas de possibilités pour se promener, nous nous attablons donc au bord de la piscine et nous buvons un coup. Nous avons découvert en grande surface une boisson qui ressemble à du cidre, légèrement alcoolisée et qui est disponible dans les bars.
Nous repartons pour les 30 derniers kilomètres qui nous séparent de Grootberg. La piste n’est pas en super état, ça secoue un peu.
Nous arrivons finalement sur le parking du Lodge. La dernière partie qui y mène est un chemin raide et accidenté, seul un 4x4 en vitesse lente peut le parcourir. Ceux qui le veulent peuvent utiliser leur véhicule, ou sinon une navette permet d’accéder au lodge.
Le loueur nous a conseillé très vivement de prendre la navette en nous rappelant que le véhicule n’était pas assuré sur cette partie en cas de casse de l’embrayage notamment. Ne voulant pas prendre le risque d’avoir le prix d’un embrayage de 4x4 sur la conscience, je laisse notre véhicule au parking gardé. Nous prenons nos bagages et nous empruntons le 4x4 navette. C’est vrai que la montée est assez impressionnante, et je me dis que si on l’avait pris, j’aurais fini par être sourd de l’oreille gauche avec les cris que ma femme n’auraient pas manquait de pousser durant tout le trajet.
Avant de grimper, le chauffeur fait un appel au talkie-walkie pour s’assurer qu’aucun véhicule ne descend car il n’y pas la place pour se croiser.
C’est en arrivant que je m’aperçois que j’ai oublié mes lunettes de vue (j’ai mes lunettes de soleil sur le nez adapté à ma vue), il va falloir faire un aller-retour !
En arrivant, nous recevons un briefing sur le fonctionnement du lodge. Comme d’habitude, nous sommes sensibilisés à la gestion des ressources, d’ailleurs il n’y a pas de prises de courant dans la chambre, le seul moyen de recharger nos appareils est de le faire à l’accueil.
Il y a pas mal d’activité dans ce lodge, mais pour en profiter il faut y rester deux nuits. Il est formellement déconseillé de se promener seuls sur le plateau à cause du risque de rencontre avec des animaux sauvages. Dommage.
Nous allons déposer nos bagages dans le petit chalet qui fait face à la vallée, puis nous retournons à la piscine où nous allons finir l’après-midi en nous prélassant et bouquinant au bord de celle-ci. La vue est magnifique et imprenable. Par contre, aucune possibilité de se baigner, l’eau est glacée, ce n’est pourtant pas l’envie qui me manque mais je renonce, vraiment trop froide !
Avant de retourner dans notre logement, je profite d’une navette pour aller chercher mes lunettes.
Nous irons diner ensuite, le repas est très bon, il sera ponctué par des chants du personnels.
La journée s’achève ainsi, demain direction Etosha, où nous avons rendez-vous avec la faune Namibienne.
Comme d'habitude, le petit résumé de la journée en musique, cependant, au début de la vidéo, il n'y en a pas afin d'écouter le bruit ambiant...