Hellooo !
Je ne vous avais pas menti : on nage en pleine Amérique profonde ! C'était là mon objectif lors de ce roadtrip de 2016 : sortir des sentiers battus et rebattus par les touristes afin d'intégrer un groupe de locaux et de découvrir, au travers d'une fête locale, une partie d'eux-mêmes. Sur ce plan, le pari est réussi !
Concernant le coup de mou, pour répondre à Cyril (et pour reprendre ce que j'ai dit un peu plus haut), oui, je crois en une sorte de durée idéale du voyage. Toute la famille a ressenti au bout de 3 semaines / 3 semaines et demi qu'il était temps de rentrer. Ca nous est tombé dessus d'un coup, alors que nous rentrions de notre jour 2 à Leadville. Soudain, tous les défauts des USA, que nous connaissions mais que nous acceptions, ont pris des proportions considérables : la nourriture, bien sûr, mais aussi la normalisation de la société qui, à force d'en être le témoin, peut donner cette étrange impression de bouger sans bouger.
J'imagine que chacun ressentira les choses différemment concernant la durée idéale d'un voyage. Les critères entrant en compte sont probablement nombreux. Parmi eux :
- L'envie de retrouver son petit chez-soi, confortable et reposant (un roadtrip est l'antithèse de la farniente).
- La familiarité que l'on entretient avec le pays visité (pour ma part, avec 6 voyages aux USA en 7 ans + d'autres avant ça, la magie n'opère vraiment plus de la même façon).
- Son goût pour le roadtrip (beaucoup de nos proches ne comprennent
absolument pas notre attirance pour ce type de voyage ; on est, au mieux, des aventuriers, au pire, des fous furieux !)
- La variété offerte par le circuit établi (attention aux circuits qui proposent des redites !)
- Le rythme imposé par le circuit (je suis de plus en plus adepte des étapes longues - je dois vieillir).
- Son sens critique (je vois le positif, mais je ne peux pas ne pas voir le négatif. J'ai quitté le monde des Bisounours depuis trop longtemps hélas).
Bref, en ce qui nous concerne, 3 semaines, ça nous paraît vraiment bien.
Et en même temps, ce coup de mou que nous avons connu à Leadville, et que tout le monde ou presque a déjà ressenti pendant son propre voyage (je l'ai souvent lu dans vos carnets), est incroyablement fugace. Parce que dès le lendemain, c'est comme si nous redémarrions un nouveau voyage ; un voyage plus court, cette fois, sous la forme d'un petit circuit d'une semaine et demi qui allait nous mener jusqu'à Denver en passant le Parc des Rocheuses, dont nous attendions beaucoup. Après notre coup de calgon dans le Super 8 de Leadville, nous nous sommes sentis comme apaisés, et avons vraiment profité de nos derniers jours, que nous considérions désormais comme des jours "bonus".
Faut-il donc vraiment se prendre la tête avec ces histoires de durée ? Je ne le sais pas vraiment. C'est aussi pour cela que j'hésite vraiment pour 2018. Notre projet de 6 semaines, couplé au fait que nous repartirions
à nouveau aux USA, demande réflexion. Peut-être a-t-on besoin d'un gros break ; peut-être devrions-nous aller voir ailleurs. Hugo nous dit qu'il aimerait retourner aux Etats-Unis, Catherine aimerait viser un combo Italie-Croatie, Clémence s'en fout, et moi, entre tout ça, mon coeur balance. Oui, notre situation est très grave.
Si vous avez un avis sur la question, je suis tout ouïe !
