JOUR 14 : 04/07/2016
« Brice (imitant Pamela Anderson) : Mais Brice, Brice, Brice, d'où te vient ce style fluide, cette technique?
Brice : J'ai pas de technique, Pam, les dieux me transportent, voilà tout... »

Ben ouais, Bryce c’est very nice
Encore une fois, nous nous levons tôt pour faire la Boucle Navajo et le Jardin de la Reine en passant par la Rue du Mur.
L’homme prépare le café et nous déjeunons dans notre chambre comme bon nombre de matins.
Tout le monde est sur le pont vers 8H30. La route nous mène à Sunset Point car comme tout bon roadtripper qui se respecte, il faut commencer par là pour moins souffrir.
C’est ma première fois (toute toute première fois) à Bryce sauf pour l’ancêtre (mais qui n’avait fait que les points of view).
A peine la descente entamée, que le charme opère déjà. En un mot, c’est Sublimissime.
A mi-chemin de la descente, nous rencontrons une matrone rangeresse qui vérifie que nous sommes équipés d’eau et prend volontiers la pose.

Chaque endroit est un régal pour les yeux. C’est sûr ce sera notre coup de cœur à tous.
Sur le chemin, nous rencontrons des expats français de Miami, qui passent leur derniers jours au pays de l’oncle Sam (celui-ci n’ayant pas été clément avec eux, ils sont obligés de renter en France pour refaire fortune, le monde à l’envers…).
Nous croisons des écureuils de tout poil et sacrément obèses, ils grappillent toutes les miettes trouvées et certains passants leur offrent de quoi se sustenter…mouais, vont pas améliorer leur agilité au grimpage d’arbres…

Nous nous arrêtons faire une révérence à la Reine Mère, si fière, découpant de ciel de son imposante stature.
Nous découvrons des arbres dont l’écorce sent le caramel au beurre salé ou la vanille. C’est surprenant. Bon OK certains randonneurs nous ont regardés d’un œil torve en nous voyant sentir les arbres (non on ne les a pas léchés on n’est pas fous, cela dit j’avais une amie qui faisait des retraites forestières où les participants leur prodiguaient câlins et autres choses, dont la morale m’interdit de parler ici, enfin bref je m’égare…).

La remontée est dure mais tout se mérite et c’est essoufflé et émerveillé que nous atteignons la rim pour finir la balade jusqu’à la voiture.

Un arrêt pipi aux WC du parking et nous partons pique-niquer (sandwich et chips as usual).
« Je m'appelle Braïce, bon appétaïce! »
L’après-midi prévue est cool : piscine et lessive.
On fait un petit tour de boutiques, une petite glace puis nous nous préparons à aller au fameux Bryce Canyon Pines.
Tout le monde attend ça avec impatience car la viande y est réputée. Tout le monde ? Non, un de nous résiste à cet instinct carnivore, c’est C. Lui qui depuis le début nous explique qu’il est adepte de viande rouge, que dans une vie antérieure, il a été boucher… Ben non, ce soir il ne veut que de la salade, et nous avons droit à la séquence malaise avec sortie précipitée du restaurant, suivie de sa femme puis de l’homme. Bon ceux qui restent à table se délectent de Tbone, Eyerib et autres. Ils reviennent tous rapidement pour eux aussi finir de se régaler.

Une petite place a été faite pour les desserts. Ils sont divins et très copieux. Nous emporterons un doggy bag pour le matin.
Fête nationale oblige, il est prévu un feu d’artifesses à côté de notre hôtel ce soir. Allez, allons voir ça.

C’est sympathique, c’est pas non plus le feu d’artifice de ma vie (le plus beau étant bien sûr tiré sur le Vieux Port à Marseille).
Et c’est avec des lumières scintillantes plein les yeux que nous partons faire notre dernière nuit à Bryce.