Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

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JOUR 9

LES LAURENTIDES




Il pleut ce matin, comme prévu…
On descend se remplir le ventre au petit dej délicieux de l’hôtel et après avoir bouclé notre valise, on attend dans le hall que notre chauffeur vienne nous récupérer.
Nous allons passer deux jours dans les Laurentides à Saint Hippolyte exactement, au bord du lac Morency.

Il était plus facile et moins onéreux de se faire transporter que de louer une voiture. De plus, ne connaissant pas l’état des routes, j’ai préféré cette solution.
Après plusieurs recherches sur internet mon choix s’est arrêté sur « Authentik Canada » pour l’organisation de ces deux jours. Ils ont dans leur catalogue plusieurs formules, allant de la simple journée de découverte, au raid d’une semaine soit en motoneige soit en chiens de traîneau.
Contact très sympathique avec Émilie qui nous organise ces deux jours aux petits oignons.
« Authentik Canada » n’est qu’une agence de voyage et j’avoue que j’avais une petite appréhension quant à l’organisation des activités et de la nuitée, mais tout c’est vraiment bien déroulé et je les en remercie.
« Aventures plein air », le « sous traitant », s’est occupé de nos activités. Ils sont basés au bord du lac Morency, attenant à l’auberge du lac Morency où nous allons dîner le soir et dormir.
C’est le gérant d’Aventures plein air qui m’a téléphoné la veille au soir pour savoir si on pouvait intervertir les activités à cause de la pluie qui tombe ce matin. Lui et ses employés se sont mis en quatre pour que nous passions un agréable séjour. Un merci très chaleureux.
Un petit mot sur l’Auberge du lac Morency.
Située au bord du lac, elle offre beaucoup d’activités et services. Accueil chaleureux, chambres disséminées dans divers bâtiments, très propres et bien équipées, et surtout un restaurant 4 étoiles à tomber par terre. Le prix du dîner au restaurant étant compris dans le séjour, nous nous sommes régalés.

Donc, nous attendons notre chauffeur, qui pour 8h30 se gare sous le porche du Sofitel.
Nous embarquons dans le van où 3 autres personnes vont elles aussi passer la journée à faire de la motoneige.
Après 1h30 de route, le van se gare devant l’auberge. Il pleut, et le chauffeur nous dit d’aller boire un café à l’auberge et d’attendre un peu que la pluie cesse. Il est prévu qu’elle s’arrête de tomber vers 10h30, nous avons donc 1h00 à tuer.
La météo étant précise, pour 10h30 nous sommes au bureau d’APA, et signons les décharges nécessaires à la conduite des motoneiges. Une empreinte de la carte de crédit au cas ou, et nous allons percevoir les habits grand froid fournis pour la rando. Ils fournissent aussi les cagoules que l’on porte sous le casque (propres bien entendu).
Quand on sort tout équipé, on ressemble à des bibendums, mais même s’il ne gèle pas, il ne fait pas chaud pour autant, et avec la vitesse des engins, ces combinaisons sont nécessaires.
Fred, le guide motoneige pour la journée, nous montre le fonctionnement et les positions à avoir dans les virages, et c’est parti pour un tour de prise en main. « E » conduit avec « A » derrière la première motoneige, alors que Pascale restera derrière moi sur la seconde.
On tourne et on vire sur des chemins d’initiation, et on s’engage sur les pistes réservées aux motoneigistes. Fred devant, « E » et « A » au milieu, et nous en dernier.
Pas trop vite ces premiers kilomètres, 30à 40 km/h maxi.
Puis on arrive au bord d’un lac gelé. Nous arrêtons nos machines et Fred nous explique que nous devons traverser le lac pour rejoindre l’endroit où nous devons manger à midi situé 40 kilomètres plus loin.
Heu … What ? Traverser le lac !!!...40Bornes !!! Et en plus, il est déjà pratiquement midi…
Il comprend très bien nos réticences à traverser le lac avec l’accident qui s’est produit et les morts début Février. Il peut nous proposer un autre itinéraire, mais nous resteront sur le secteur et auront vite fait le tour des pistes.
De plus de la « slush » (neige pleine d’eau) stagne sur le lac, et pour ne pas rester planté, il faut mettre plein gaz.
Moi, je suis partant pour traverser, mais je laisse les filles décider. Fred va faire un tour sur le lac, pour tester et revient nous dire qu’il n’y a pas de problèmes.
Bon alors les filles qu’est ce qu’on fait ?
Ben, on y va…

Le lac.
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Petit clin d’œil à Phénix.
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Bon, on va pas se mentir, c’était super. L’accélérateur à bloc, on file à 80/90km/h sur la glace, dispersant la « slush » de chaque côté de la chenille.
Après la traversée on fait plusieurs arrêts pour admirer les paysages enneigés des Laurentides, on traverse des forêts, des champs de neige et nous arrivons vers 15h30 au relais des motoneigistes pour manger.

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Les filles prennent un burger, et moi une espèce de ragoût. Le genre de truc qui te cale l’estomac pendant trois semaines.

1H00 plus tard on prend le chemin du retour.

Avant le départ. La famille bibendum et les motoneiges.
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On finit par rejoindre de nouveau le lac que nous devons une nouvelle fois traverser.
Fred nous dit que cela va être plus difficile que le matin, à cause du fort vent latéral qui souffle et de la « slush » plus présente en cette fin d’après midi.

Vue du lac de l’autre côté.
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De nouveau, poignée dans le coin, et nous traversons le lac, non sans quelques frayeurs.
Arrivés de l’autre côté, Fred nous félicite. En effet, beaucoup de clients restent plantés au milieu du lac, et il faut faire intervenir toute une logistique pour les sortir de là.

Nous finissons par rentrer à la lumière des engins. Il est 18h30 environ ;
Je vais faire le check in à l‘auberge et Fred nous emmène avec le van à notre chambre.

Alors que nous prenons une douche, « E »  reçoit un coup de fil de son boss. Elle sort pour prendre la communication et rentre quelques minutes plus tard les yeux rougis. Les nouvelles ne sont pas bonne. La crise du covid commence à toucher tous les hôtels de Montréal, entraînant des annulations de réservation en cascade. Le taux de remplissage n’est plus que de 14 % et une grande partie du personnel de l’hôtel a été mise à pied. Ne reste ouvert pour l’instant que le bar et le restaurant pour le petit dej des clients. Son boss lui demande de venir bosser le Dimanche, après…
Les choses commencent à bouger au Canada, et après les hésitations du gouvernement, les décisions radicales ne vont pas tarder à tomber.

Mais pour l’instant, nous sommes réunis tout les quatre et allons profiter de la soirée.
Pour 20h00, nous allons au restaurant où nous nous régalons. 2H00 après, nous en sortons et direction la chambre pour dodo.

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Fiction

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Personne. Presque aucun véhicule. Les rues de Toronto sont vides. Même pour l’accès à l’aéroport nous n’avons pas été contrôlés. Sean a allumé la radio et on a compris. Une radio d’info américaine expliquait comment l’Europe essayait de faire face à l’épidémie qui en seulement 2 jours avait déferlée. Tout le monde vivait cloîtré, tout les magasins étaient dévalisés, l’armée tenait les plus grandes villes et avait ordre de faire feu sur quiconque ne respectait pas le cloisonnement. Les autorités complètement dépassées reprenait peu à peu le contrôle, mais butaient sur le manque d’information concernant ce nouveau virus dévastateur. D’où venait-il ? Comment se transmettait il ? Comment le combattre ? Toutes ces questions restaient sans réponse. Tous les laboratoires travaillaient d’arrache-pied pour trouver un remède. Un premier cas était apparu au Québec, près de Montréal. Un autre à New-York, un homme qui revenait de Russie était devenu fou après son passage à la douane et avait été abattu. La psychose avait envahi l’Amérique du Nord, entraînant avec elle la peur de tout et de tous.

Janet se tourne vers moi.
-Pourquoi on part sans l’antidote ?
-Parce qu’il n’est pas tout a fait prêt et nous ne pouvons pas rester ici.
-Je ne comprends pas, pourquoi on ne peut pas rester ? C’est parce que tu as tué 2 hommes ?
-Non, répondit Sean, c’est parce que Miller veut son sang.
Elle a comprit de suite .
-Et quand Miller aura trouvé le sérum il…
-Oui Janet, moi le premier et vous ensuite.
-Mais le virus est déjà là, il faut faire quelque chose. Nous sommes les seuls à savoir.
-Nous ne sommes pas les seuls à savoir. Les russes savent et mon vieux pote « l’organisation » sait. On revient dans 2 jours, mais avant, on fait le ménage.

Le Piper vole plein gaz au dessus du lac Ontario. Dans le cockpit, plus personne ne parle. Qu’allons nous trouver en arrivant ? A l’arrière Sean prépare de quoi se défendre. Fusil d’assaut, armes de poing, couteaux. Il demande à Janet de le rejoindre.
-Tu sais te servir d’une arme ?
-Non… Je ne sais pas.
-Et d’un pistolet. Ce n’est pas compliqué…
-Non plus… Je sais qu’il faut appuyer sur la détente, mais je ne sais pas comment on met des balles.
-Les balles elles y sont dedans. Tu n’as qu’à armer la culasse… Comme ça, tu vois.
-J’ai compris Sean, mais...
-Alors, tu resteras avec moi quand on sera à Montréal. Le danger peut venir de n’importe où.
-Venez vous asseoir dans vos sièges, on arrive, dis-je.
Je fais un tour au dessus de l’ancienne piste militaire avant de poser le Piper. Un autre avion est là en bout de piste tout près du hangar.
-Sean, un comité de réception nous attend en bas. Je pense que tu as choisi ton camp, mais…
-J’ai choisi, tu le sais bien…

J’aligne l’avion en bout de piste, les roues du Piper touche le tarmac et je roule le plus loin possible pour me rapprocher du F150. Il est caché sous les arbres à environ 100 mètres de l’appareil, mais je ne le vois pas. Il va falloir être prudent, très prudent.
Je coupe les moteurs.
-Janet, prends la boite en plastique avec l’éprouvette d’antidote et mets là dans le sac. Tu gardes le sac toujours avec toi. Tu vas attendre dans l’avion que je te fasse signe de me rejoindre au pick-up.
-D’accord…
-Sean, toi tu te postes près de l’avion. Si jamais ça merde, tu prends les commandes et vous filez tout les deux sans m’attendre. Je me démerderai. Je vais chercher la bagnole.
-Prends ça, je t’ai mis deux chargeurs de 30 en plus. Et avec 2 Beretta 45 t’en a assez ?
Il pense à tout Sean.
-Ça devrai suffire…
Avec Sean on descend de l’appareil. Il se poste devant, le regard et son arme pointés sur le hangar.
De mon côté, je marche rapidement vers le F150. Je ne suis plus très loin et je vois une autre voiture devant le pick-up, l’empêchant de partir. Merde, c’est quoi ce merdier. J’avance arme en joue. J’arrive à cinq mètres et j’aperçois le canon d’un fusil posé sur le toit de la voiture.
-Salut Jielm, pile poil à l’heure… Comme toujours.
Il est là cet enfoiré. Il attendait son heure tapi dans l’ombre mon vieux pote ‘l’organisation ».
-Un petit coup de fil de Miller je suppose.
-Perspicace… Baisse ton arme… Miller m’a dit qu’il n’avait que 4 éprouvettes… T’en as gardé une au cas ou ?… Je t’ai dit de baisser ton arme.
-Tu peux rêver « vieux ». Je t’ai en point de mire.
-Et moi je t’explose la tête avant que tu bouges le petit doigt.
Pour une fois il a raison mon vieux pote, je serai mort avant d’avoir bougé.
-… C’est quoi cet autre avion, dis-je ?
-Des Russes… Ils sont arrivés juste après moi. J’en ai compté cinq.
-La dernière fois que j’ai vu un Russe, il était infecté.
-Je sais pas, ceux là avaient l’air normal.
-Putain, faut qu’on se barre d’ici « vieux », s’ils nous voient…
-Donne moi l’antidote et chacun de son côté on se tire. Tu pourras toujours retourner à Toronto pour en chercher d’autres.
J’entends Sean qui m’appelle.
-JIELM, qu’est ce que tu fous ?
-Je suis en compagnie de qui tu sais… Dis à Janet de venir avec le sac.
-Tu vas pas lui refiler l’antidote ?
-Discutes pas, on a pas le temps.
-C’est un bon gars Sean, qu’il me dit « l’organisation ». Pas aussi bon que toi et surtout pas aussi fidèle, mais un bon gars.
-Fermes ta gueule « vieux ».

Janet descend de l’avion avec à ses côté Sean. Ils sont à moitié chemin quand les Russes sortent du hangar.5 gars se précipitent sur eux. 5 fous.
Sean se met en rempart devant Janet, il lâche une rafale dans un Russe, mais celui ci continue sa course vers eux. Je le met en joue et tire, sa tête explose au moment où il saute sur Sean.
Je crie :
-LA TETE, VISE LA TETE.
Trois Russes viennent vers moi, ils ont dû m’entendre gueuler. Je tire, mais j’en loupe deux, l’autre malgré 3 balles, continue. Mon vieux pote aussi tire, et le touche à la tête, il finit par s’écrouler.
Je jette un coup d’œil vers Janet. Elle est prise de panique et court dans ma direction. Un des Russes qui venait vers nous infléchi sa route et se rapproche d’elle.
-SEAN, REGARDE JANET.
Sean tourne la tête, mais il se bat pratiquement en corps en corps avec 1 fou. Il a lâché son arme et ne se sert que d’un couteau, esquivant les assauts avec souplesse. Il se plie, roule sur le côté, se relève et saute sur le dos du Russe. Il plante son couteau à la base du cou et fait une rotation avec le poignet. Le gars s’étale, mort avant d’avoir touché le sol. Sean se relève de nouveau et court vers Janet. Moi, j’avance et j’allume le Russe qui se dirige vers elle mais il est trop loin, et mes balles ne l’arrêtent pas.
Janet crie quand d’un coup de poing il la projette en avant. Elle lâche le sac et tombe sur le tarmac. L’autre est sur elle lui infligeant coup sur coup sur ses avant bras qu’elle a en protection. Je ne suis plus qu’à quelques mètres et de nouveau je tire. Il tombe sur le dos, mais se relève comme un ressort. Sean qui arrive en courant se jette dans ses jambes et l’immobilise un instant. Je colle mon arme sur sa tête et tire.
J’entends gueuler du côté des voitures, « l’organisation » se bat lui aussi contre le dernier Russe. Mais il ne fait plus le poids, il titube en essayant de s’éloigner des voitures. Aux cris du Russe il se retourne et avec son arme de poing tire, encore et encore.
-Sean, occupe toi de Janet, porte la jusqu’à la voiture et prends le sac.
De nouveau je cours pour aider mon vieux pote. Il a touché le gars aux jambes, ralentissant sa course, mais il avance encore. Je suis sur lui, je sors un Beretta, lui colle dans la bouche et appuie sur la détente.
Je me tourne vers « l’organisation ». Il me montre sa main gauche que le gars lui a mordue, et fait la moue.
-Je crois que je suis infecté à mon tour, qu’il me dit, j’ai combien de temps avant que…
-2 jours…
Sean arrive en portant Janet et la pose par terre. Il se défait du sac qu’il met derrière lui.
Janet est blessée. Les coups de la brute ont marqué ses avant bras et des égratignures profondes laissent échapper du sang.
-Merde, elle doit être infectée elle aussi, dit Sean. On devrait lui injecter l’antidote.
-Pas avant que le virus ne se soit déclaré, cela ne servirait à rien.
-On doit attendre qu’elle….
-On doit attendre 2 jours oui…
Le bruit d’un moteur et des pneus qui glissent sur la glace nous font lever la tête. Une voiture passe en trombe à côté de nous. A son bord « l’organisation », il file sur la piste en direction de la sortie.
Je me lève, avance de quelques pas et met en joue pour essayer de le stopper, mais déjà la voiture tourne et disparaît.
Sean me rejoint.
-J’ai une autre mauvaise nouvelle, il a pris le sac.
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Lorax
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par Lorax »

Très sympa comme journée :super:
Ca manque de photos par contre :langue:

C'est vrai qu'en hiver ça peut être une bonne idée quand même.
C'est une autre expérience, et puis le fait que ça soit organisé facilite les visites. Bon plan ^^
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Rana
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par Rana »

:coucou:

Une bien belle journée.
je susi prête à braver le froid et la neige rien que pour faire de la motoneige, ça à l'aire d'être super grisant.
C'est comme une rando en chien de traineau j'en rêve.
C'est vrai que connaissant l'accident qu'il y avait eu en Février vous auriez pu refuser de travaerser le lac mais j'ai l'impression que vous aviez un guide rassurant et pro.

J'espère que ta fille n'a pas perdu son job

Concernant la fiction, toujours aussi hâletante et "l'organisation" quel salopard :grrrr: t'aurais pas dû le sauver, trop bon... :clin:
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par FloreM »

Hey,

Super la visite en motoneige. Je ne sais pas si j'aurais osé traverser. Mais ça devait donner beaucoup de sensation, un bon coup d'adrénaline!!!

Tout comme ton histoire... suspens comment Jielm va t-il récupérer ses sacs et sauver Janet!!!!

Flore
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par SylandCo »

Très belle balade en moto-neige. Ca doit être super cool d'en faire :oui:

Bon, je crois que je n'aurais pas été rassurée de traverser le lac gelé, car comme tu l'as écrit, on a tout en mémoire l'accident survenu en février :(

Et l'auberge au bord du lac a l'air très chouette aussi.
georgia
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par georgia »

Wanda,
Pas de photos de l'hôtel.
Pour l'assiette:
-1 grrraaaande assiette
-2 saucisses
-2 tranches de bacon
-2 œufs,( brouillés, au plat, mollet, c'est au choix)
-patates rissolées
-1 coupelle de fruits frais
-2 viennoiseries
-2 morceaux de pain
-beurre, confiture
-jus de fruits
-café ou lait ou chocolat

Voilà... Rien que de l'écrire, j'ai la dalle... :bave: :bave:
le truc où tu meurs pas de faim avant une semaine quoi :siffler:
L'instant est béni. Tout le reste est souvenir.

Wanda :coucou:

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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par georgia »

ma fille travaille dans un hôtel aussi depuis un peu plus d'un an, elle est revenue en ayant fait la fermeture avec une tripotée de choses pour le petit déjeuner...on est pas mort de faim...

belle journée j'adorais faire un truc pareil j'attends les chiens demain avec impatience :love:
L'instant est béni. Tout le reste est souvenir.

Wanda :coucou:

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jlm47
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

Lorax a écrit : 07 avr. 2020, 19:09 Très sympa comme journée :super:
Ca manque de photos par contre :langue:

C'est vrai qu'en hiver ça peut être une bonne idée quand même.
C'est une autre expérience, et puis le fait que ça soit organisé facilite les visites. Bon plan ^^
Salut Lorax,
Désolé pour le nombre de photos, mais photographier ou conduire, il faut choisir :hihi:
Sinon, c'est un bon plan.
Rana a écrit : 07 avr. 2020, 19:31 :coucou:

Une bien belle journée.
je susi prête à braver le froid et la neige rien que pour faire de la motoneige, ça à l'aire d'être super grisant.
C'est comme une rando en chien de traineau j'en rêve.
C'est vrai que connaissant l'accident qu'il y avait eu en Février vous auriez pu refuser de travaerser le lac mais j'ai l'impression que vous aviez un guide rassurant et pro.

J'espère que ta fille n'a pas perdu son job

Concernant la fiction, toujours aussi hâletante et "l'organisation" quel salopard :grrrr: t'aurais pas dû le sauver, trop bon... :clin:
:coucou: Rana,
Même s'il fait froid, avec les vêtements qu'ils te prête pas de problème. Tu peux aussi te trouver un gilet chauffant. Notre guide en avait un. Faut juste pas oublier de l'arrêter quand tu rentres dans un resto par exemple, sinon tu devient tout rouge et tu transpires grave. :hihihi:
Pour ma fille... :(
FloreM a écrit : 07 avr. 2020, 21:39 Hey,

Super la visite en motoneige. Je ne sais pas si j'aurais osé traverser. Mais ça devait donner beaucoup de sensation, un bon coup d'adrénaline!!!

Tout comme ton histoire... suspens comment Jielm va t-il récupérer ses sacs et sauver Janet!!!!

Flore
:coucou: Flore,
Un bon coup d'adrénaline en effet, et on a bien fait de traverser, car au delà du lac les paysages étaient formidables.
SylandCo a écrit : 08 avr. 2020, 10:32 Très belle balade en moto-neige. Ca doit être super cool d'en faire :oui:

Bon, je crois que je n'aurais pas été rassurée de traverser le lac gelé, car comme tu l'as écrit, on a tout en mémoire l'accident survenu en février :(

Et l'auberge au bord du lac a l'air très chouette aussi.
:coucou: Sylvie,
C'est cool oui, même si le bruit des engins devient fatiguant à la longue. Sur 80 bornes les oreilles en prennent un coup malgré le casque qui te protège.
L'auberge au bord du lac est vraiment bien.
georgia a écrit : 08 avr. 2020, 13:54 ma fille travaille dans un hôtel aussi depuis un peu plus d'un an, elle est revenue en ayant fait la fermeture avec une tripotée de choses pour le petit déjeuner...on est pas mort de faim...

belle journée j'adorais faire un truc pareil j'attends les chiens demain avec impatience :love:
:coucou: Wanda,
Un super peti dej.
La journée chiens de traîneau ne va pas tarder à arriver.

A+
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par jlm47 »

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JOUR 10

LES LAURENTIDES

Chiens de traîneau




Un petit coup d’œil dehors… Le soleil brille, la journée va être radieuse. Je m’habille et je vais faire un petit tour. Le coin est magnifique. Par contre, la route est bien verglacée et il faut faire attention où on marche.
Toute la famille attend ce jour avec impatience, alors personne ne traîne et dès 9h00 on prend notre petit dej à l’auberge.
A 10h30 on se retrouve à l’agence d’Aventures Plein Air, et on embarque dans la bétaillère.
Normalement d’autres personnes doivent venir avec nous, mais elles ne sont pas encore arrivées, alors on sera les premiers et seuls dans le gros véhicule qui nous emmène jusqu’au chenil plus haut dans la montagne.

La bétaillère. :lol:
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Un petit quart d’heure après on arrive et nous sommes pris en charge de suite par notre guide musher. Quelques consignes de sécurité et nous voilà à pied d’œuvre.
Les chiens sont harnachés et piaffent d’impatience d’aller se dégourdir les papattes.

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On attend un petit peu que les autres personnes prévues arrivent, mais comme elles tardent, nous partons. On sera les seuls sur les pistes. :content:

Une photo avant le départ
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Non, deux.
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« A » et « E » sur un traîneau avec « A » aux commandes, Pascale et moi sur l’autre traîneau que je conduis.
Devant, un guide ouvre la piste avec une motoneige.
Pour se familiariser avec la conduite, on va d’abord évoluer sur un lac gelé recouvert de neige en effectuant deux grandes boucles.
On démarre, et tout de suite les sensations sont là. Pas de bruits, avec Pascale, on ne parle pas, on écoute juste le glissement du traîneau. Devant nous, les cinq chiens tractent aisément sur cette partie plate et envoient avec leurs pattes arrière un peu de neige. Autour de nous, tout est blanc, et une grande impression de liberté nous envahit. C’est magique… :love: :love:

La conduite du traîneau est facile, derrière tu aides dans les virages en appuyant et en te penchant du bon côté, quand cela est nécessaire, avec un pied tu pousses pour aider et motiver les chiens, ou tu freines pour ralentir la vitesse, surtout dans les descentes. La conduite devient plus physique dans les montées, quand il faut marcher ou courir derrière le traîneau pour soulager la charge à tracter. Mais là non plus, rien de bien difficile, et le coup est vite pris.

Puis, on entre dans la forêt. Et là, ce n’est que du bonheur… :love:

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La piste est plus étroite, il faut encourager les chiens, les aider en poussant avec eux, se pencher à droite, à gauche, freiner, de nouveau pousser… Assise confortablement dans le traîneau, Pascale est aux anges, et moi derrière je m’éclate, savourant chaque seconde.
Mais voilà, il faut rentrer, et après la longue montée jusqu’au chenil, on stoppe définitivement nos attelages. Des gars s’occupent à sécuriser les chiens et les traîneaux et nous passons ensuite un long moment à caresser nos destriers d’un jour.
On visite ensuite le chenil, assez grand, avec beaucoup de chiens, tous plus beaux les uns que les autres.

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Moyen de transport.
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Bétaillère. :lol:
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Dans le prix du séjour, est compris aussi le repas, et nous nous dirigeons vers la cabane en bois de Manon. Elle nous accueille très chaleureusement et nous passons un bon moment au coin du poêle.
Nos estomacs bien calés, nous reprenons la bétaillère pour redescendre à l’auberge. On y reste un petit moment, puis l’heure de retourner à Montréal arrive. Le chauffeur de la bétaillère sera aussi le chauffeur du van qui nous dépose au pied de l’immeuble de « E » 1h30 plus tard.

Une super journée. Nous avons tous aimé cette activité. Proche des chiens proche de la nature, à refaire sur deux ou trois jours pour encore plus en profiter.
Une expérience différente de celle des motoneiges. Le bruit des engins faisant place au silence du traîneau. Une sensation de liberté plus grande. J’ai, nous avons préféré.
Une parenthèse dans les Laurentides appréciée de toute la famille

Je n’ai pas fait beaucoup de photos, c’est difficile en pilotant le traîneau :hihi: , mais voilà une petite vidéo.





Fiction

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Janet a repris connaissance dans la voiture. Je fonce sur la route pour rejoindre ma maison. Elle ne s’est pas rendu compte de suite de la gravité de la situation. Avec Sean, on avait nettoyé et désinfecté ses égratignures avec le nécessaire de la trousse de secours de l’avion. Cela ne sert à rien pour le virus, mais on l’a fait quand même.
Quand elle a compris, elle s’est effondrée en larmes. Sean est à ses côtés à l‘arrière de la voiture, mais malgré son envie, il ne la touche pas.
Je lui explique que nous n’avons que deux jours pour retrouver « l’organisation » et l’antidote. Pendant ces deux jours, elle devra rester enfermée dans l’abri de la maison et attendre que le virus se déclare.
Je lui fais peur… Mais il vaut mieux qu’elle sache ce qu’il va lui arriver et qu’elle s’y prépare. En imaginant que cela soit possible...
-Et si tu ne trouves pas l’antidote ?
Je ne réponds pas. Je la regarde dans le rétro intérieur et croise son regard. Je finis par dire :
-Avec Sean, on le trouvera… Il doit se cacher dans Montréal, on le trouvera.
Je n’en suis pas persuadé. Montréal, c’est grand, par où commencer, où chercher ? On va se diviser et quadriller la ville à la recherche de sa voiture.
Et comment être sûr qu’il est à Montréal ?
Je l’appelle et lui demande de m’attendre quelque part ?
Merde… Merde…
Et si je faisais une transfusion de mon sang à Janet ?
Arrête, tu sais bien que ça ne marchera pas.
Non, il n’y a qu’une solution. Trouver mon vieux pote et lui prendre l’antidote avant qu’il ne se l’injecte.

Je sors de l’autoroute déserte et m’engage sur la bretelle qui dessert le pont de L’île-aux-Tourtes. A 100 mètres du pont, un char de l’armée bloque l’accès et un gars en uniforme me fait signe d’avancer jusqu’à lui.
A sa hauteur je m’arrête. Il a un masque sur la bouche et des gants chirurgicaux aux mains. Il me fait signe de baisser la vitre.
-Bonjour Monsieur, vous savez que vous n’avez pas le droit de circuler.
-Nous rentrons chez nous avec ma fille et mon beaux fils. On était à Toronto chez ma sœur.
-Comment est la situation à Toronto.
-Personne dans les rues et pas de militaires non plus. C’est moins tendu qu’ici.
-Montrez moi vos papiers tous les trois. Vous habitez où à Montréal.
-Quartier Angus.
-OK. Vous savez que si vous entrez, vous ne pourrez pas ressortir.
-Oui, je sais, mais on va rester à la maison. Dites moi, vous n’auriez pas vu passer un Ram avec un type à l’intérieur, il y a de ça 1h00 environ.
-Je ne sais pas Monsieur, je viens de prendre mon tour de garde… Allez, passez.

A la maison la porte est légèrement entrouverte. Mon vieux pote est venu et peut-être qu’il est encore là. Je fais signe à Janet de se tenir en retrait et à Sean de faire le tour et d’entrer par le porte de derrière.
Je sors mon Beretta et lentement je pousse la porte. Au sol, des traces de pas encore humides. Le petit placard de l’entrée est ouvert aussi et il manque le manteau grand froid que je garde toujours là. Je continue à avancer. Personne dans la cuisine. Je vois Sean qui arrive, il me fait signe qu’il va au premier et monte l’escalier. Dans le salon, personne, je vais voir l’abri, il est vide aussi. Sean descend.
-Personne à l’étage.
-Il n’est pas là non plus… Il a juste pris mon manteau grand froid dans l’entrée.
-Il va passer la nuit dans sa bagnole, quelque part.
-Ouais… On met Janet en sécurité et on va le chercher.
-Je suis rentrée, j’avais froid dehors, dit Janet.
Elle est dans l‘embrasure de la porte les bras croisés. Elle tremble comme une feuille.
-Y’a une couverture dans l’abri, qu’elle me demande ?
-Oui…

D’un pas décidé, elle se dirige vers l’abri, ouvre la porte et s’y engouffre.. Je la regarde prendre une couverture, s’enrouler dedans et se coucher sur le lit.
-Trouves le, me dit elle. Papa, trouves le…
Je tourne la clé dans la serrure, emprisonnant Janet dans sa détresse.

Sean est à la cuisine, il fait cuire des œufs. La cafetière est en marche aussi.
-On mange un morceau et on y va qu’il me dit. Le café nous tiendra chaud…

On a décrit des cercles de plus en plus grand autour du bloc d’habitations dans lequel est ma maison. Aucunes ruelles, aucuns recoins ne nous ont échappés. Aucuns parcs… On a joué au chat et à la souris avec des patrouilles militaires, nous cachant derrière un mur ou nous couchant dans la voiture. On a tourné toute la journée et une bonne partie de la nuit. Rien, nous n’avons rien trouvé. Pas de traces, pas de voiture, pas de vieux pote.
Il doit être plus loin encore. Le temps joue contre nous. Demain matin, le virus aura pris le dessus sur Janet.

Vers 4h00 du mat, on décide de rentrer pour se reposer un peu. Mais je n’ai pas sommeil. Je ne suis qu’une boule de nerfs qui ne demande qu à exploser et je laisse ma violence contre la carrosserie du F150.
Je cogne, je cogne d’impuissance. Pourquoi elle ? Pourquoi Janet ? Tout ce que j’approche, tout ce que je touche fini de la même façon tôt ou tard… Sauf moi…
T’aurais dû me laisser crever à ma sortie de prison sale enfoiré de merde. T’aurais dû passer ton chemin au lieu de me choisir. Je ne sais rien faire d’autre que ce que tu m’as appris. Je ne suis qu’un salopard, même pas un homme… Juste un salopard qui ne sait que tuer… Rien d’autre.
Je cogne…

Sean me ceinture par derrière et me soulève comme un fétu de paille. Il me jette dans la neige.
-Putain, arrête… Va te saouler la gueule si tu veux, mais arrête tes conneries. On peut encore le trouver demain, il nous reste une chance.
-T’as raison Sean… Je vais me saouler la gueule.
Dans la cuisine, j’ouvre un placard et sors une bouteille de whisky. Un verre, deux. Le troisième je me le sers et je m’écroule.
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Lorax
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Re: Blanc, Bleu, Québec. Montréal-Toronto Mars 2020

Message par Lorax »

Wow la Bétaillère elle envoie !
Sacrée véhicule. Et le pot d’échappement sur le côté :mdr:

La photo du chien :love:

Moins fan du traineau par contre, mais ça doit être une chouette expérience :super:
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