JOUR 5: notre 1er site minoen mais pas que
Aujourd'hui, encore une journée chargée en découvertes au programme! Après un petit-déjeuner savoureux à base de lait de brebis de nos copines, de miel de thym de notre proprio, de brioche parfumée à l'angélique, de biscuits secs divers, de confiture de citron, de figues et de prunes et après avoir profité du calme de notre maison et de sa terrasse idyllique, en
voiture Simone!
et c'est parti pour ce petit tour là
on retourne en effet vers l'Est, là où notre visite du site de Gortyne avait été écourtée pour cause de blessure. Ce mini-coin est très riche en sites antiques et en monastères et églises. Il faut dire que c'est la plaine de la Messara, qui est cultivée depuis des millénaires, c'est le grenier de la Crète, et la présence humaine y est très ancienne.
Et bim, on n'a pas fait 20 km qu'on est déjà pris dans les embouteillages
on laisse donc passer les véhicules prioritaires et on arrive très vite dans de jolis paysages très cultivés avec au loin les montagnes qui sont omniprésentes sur l'île
On commence par la visite du site minoen de Phaistos, qui fait partie des plus grands sites minoens de Crète, après Knossos près d'Heraklion où on a décidé de ne pas aller (trop de monde, et reconstitutions (en béton!) très controversées par les archéologues)
l'arbre à l'entrée est juste dingue !
il n'y a pas encore grand monde quand on entre, mais il fait vite trèèèèèès chaud
Le site est très étendu, les ruines sont principalement celles d'un palais immense et comme il est resté quasi tel qu'il était lorsqu'il a été ms à jour, il est un peu difficile de comprendre l'ensemble. Nous avons acheté un livret très détaillé avec plans, photos et explications, mon mari nous fait la visite guidée.
Petit interlude culturel sur la civilisation minoenne selon wikipedia:
La civilisation minoenne est une civilisation antique qui s'est développée sur les îles de Crète, de Santorin et probablement sur une grande partie de la Mer Égée, au sud de la Grèce de 2700 à 1200 av. J.-C.
Tirant sa dénomination moderne du nom du roi légendaire Minos, elle a été révélée par l'archéologue anglais Arthur John Evans au début du xxe siècle. On ignore par quel nom elle se désignait elle-même, mais les Égyptiens de l'Antiquité la dénommaient « Kaphti ». Certaines théories, basées sur des écrits de la cité de Mari, tendent à appeler l'île Crète « Kaptara » en minoen.
Située à équidistance de la Grèce, des Cyclades, de Rhodes et de la Libye, la Crète marque la limite sud du bassin égéen. Elle a été de tous temps un carrefour entre Europe, Asie et Afrique. La Crète et son voisinage (Cyclades, Péloponnèse, Anatolie) se trouvent dans une région géologiquement dynamique et souvent sujette aux tremblements de terre, dont certains ont été la cause de graves dégâts pour les palais et cités de l'âge du bronze. D'autres changements environnementaux moins spectaculaires ont aussi laissé leur marque dans l'histoire de l'île. Ainsi, bien que le niveau de Méditerranée soit constant depuis environ six millénaires[réf. nécessaire], de nombreuses habitations ou ports de la côte orientale sont submergés de nos jours en raison de la subsidence de cette côte. Si l'on considère que le niveau de la mer était, en Crète orientale, inférieur d'un mètre à l'époque romaine par rapport à aujourd'hui, on peut supposer que de nombreux sites minoens sont désormais sous au moins deux mètres d'eau. Les ports minoens étaient souvent situés à l'abri de promontoires, de chaque côté desquels se trouvaient les installations portuaires, utilisées en fonction de la direction du vent
Un autre changement dans la configuration des côtes de l'île est dû à l'élévation progressive de toute la côte occidentale. Ce phénomène mis en évidence par Spratt dans les années 1850, aurait commencé à l'époque médiévale, peut-être au ixe siècle, juste après la conquête des Sarrasins. Entre Paleochora et l'ancienne cité de Lyssos, l'élévation est estimée à 8 mètres. Ainsi, à Phalassarna, l'ancienne cité grecque possédait un port intérieur, relié à la mer par un canal taillé dans la roche. Ce canal est désormais plusieurs mètres au-dessus du niveau de la mer4.
La Crète est une île montagneuse, dominée par trois massifs culminant à 2 456 mètres. La composition géologique et l'activité sismique ont créé de très nombreuses grottes et cavités très tôt occupées par l'homme à des fins d'habitation ou de culte.
De nos jours, environ les deux tiers de la surface totale de l'île sont des zones rocheuses et arides, mais était-ce déjà le cas à l'époque minoenne ? Si la déforestation a commencé très tôt en Crète, notamment en raison des constructions navales, il semble que sous les Minoens, une forêt primitive de cyprès couvrait toute la région à l'ouest du Mont Ida, et l'on pouvait encore la voir, à l'état résiduel, à l'époque vénitienne, à la fin du Moyen Âge. Parmi les plantes indigènes présentes déjà à l'époque minoenne, on peut noter l'amandier, le cognassier, les pois, les pois-chiches, les haricots, le caroubier, le céleri, la carotte, le chou, l'asperge, ainsi que des plantes aromatiques : aneth, thym, sauge, menthe et origan crétois.
L'île ne possédait pas de rivière navigable. Il semble cependant qu'il y ait eu plus d'eau à l'âge du bronze que de nos jours, ces changements climatiques étant sans doute une conséquence de la déforestation
le site est situé en haut d'un promontoire qui surplombe la plaine de la Messara, c'est très graphique
on se pose un peu à l'ombre, mais il fait super chaud quand même (c'est dans ce coin de Crète que la température a été la plus élevée durant tout le mois d'août)
Je copie-colle wikipedia:
"Homère décrit Phaistos comme « La ville au grand nombre d'habitants ». Ces derniers auraient participé à la guerre de Troie. Selon la mythologie, Phaistos fut gouverné par Rhadamanthe, le frère de Minos.
Le site était déjà occupé au Néolithique vers 3000 av. J.-C. comme en témoignent des vestiges de maisons et des outils.
Deux ports dépendaient de la cité, Matala et Kommos."
D'ailleurs ces 2 sites ne sont quasiment pas fouillés, c'est vraiment dommage, il y a un vrai manque de moyens pour étudier cette civilisation qui est très avancée.
A Phaistos, a été trouvé le "disque de Phaistos" que l'on verra au musée archéologique de Heraklion. C'est un disque gravé sur ses 2 faces de pictogrammes que l'on ne sait pas déchiffrer.
On quitte ce bel endroit encore très mystérieux sous un soleil de plomb
et on se dirige vers le monastère de Odigitrias, qui est l'un des plus vieux monastères de Crète. Des petits paréos sur les jambes nues des filles et on entre pour visiter, et on a l'impression d'être arrivé au Mexique (je ne suis jamais allée au Mexique, mais ça correspond à l'idée que je m'en fais

)
on visite l'église et le petit musée des traditions
et on monte sur la tour qui donne une très belle vue sur le monastère et les environs
Un petit tour à la boutique où un vieux moine et un jeune garçon nous accueillent en nous faisant goûter le raki au miel, c'est bon mais c'est fort ! un couple de Français nous rejoint et nous explique qu'ils sont déjà venus il y a 2 ans et nous conseillent les onguents fabriqués par le monastère avec des herbes sauvages. On fait notre shopping (raki au miel, biscuits secs à l'orange, onguents, sirop de caroube, savon) et on se stresse parce qu'on n'a plus bcp d'espèces, mais pas de soucis, les moines prennent la CB
Il est maintenant l'heure de pique niquer (tomates, fromage de brebis, pain, charcuterie italienne, fruits, rien de très original , mais que des produits très savoureux). Pas évident de trouver de l'ombre, du coup, on fait comme la veille, on s'installe sous les murs du monastère, la vue est marrante
Après cette pause dans un calme absolu, on reprend la
voiture pour aller dans les gorges d'Agio Farrago : il faut d'abord emprunter une piste, puis suivre à pied le lit d'une rivière pour arriver sur une plage.
La route asphaltée s'arrête net après le monastère, ensuite ça secoue beaucoup !
On dépasse des voitures stationnées en se disant que c'est peut-être là qu'il faut s'arrêter, et on continue quand même en dépassant des piétons, en stressant sur la suite du trajet, mais avec la jambe de mon mari, on préfère faire le plus de chemin en
voiture, et là on stresse de croiser une autre
voiture!
et on arrive au bout, où une buvette est installée
On continue donc à pied avec nos affaires de plage, pour environ 30 min de balade. Il y a déjà un peu d'ombre dans les gorges. La rivière est complètement à sec en surface mais il y a des traces d'humidité par endroit. Les lauriers roses sont fanés sauf là où c'est humide, c'est dommage.
L'endroit est prisé par des campeurs sauvages et ça se voit
Les parois rocheuses autour de nous sont trouées de grottes et de cavités, où se sont d'ailleurs installés des ermites il y a quelques siècles. On voit aussi des krikris
On arrive à une très vieille chapelle qui dépend du monastère qu'on vient de quitter
et on arrive à la
Page de galets
une partie de la plage est à l'ombre des falaises, super, on s'y installe et on se baigne. J'avais lu que le snorkeling y était intéressant sur les tombants , mais on ne voit pas grand chose de très joli, c'est pas grave, l'eau est super belle et on en profite bien
le soleil a bien décliné
On revient à la
voiture à l'ombre et on repart sur la piste toujours aussi secouante. On repart vers Agia Galini, la petite ville au bord de la mer en bas de chez nous où nous avons prévu de dîner au restaurant
Quand on arrive vers 20h, la nuit tombe déjà. On est en short et shoes de marche, et bien poussiéreux, mais tant pis! Les restaurants sont installés en terrasses sur le port
Après un dîner assez sympathique mais pas extraordinaire mais sur une très agréable terrasse et avec un serveur très marrant, on se balade dans les ruelles et on rentre se coucher.
Encore une très belle journée dense !
