Day 5 - Hurricane - Coyotte Buttes South (Paw Hole area)
J'avais initialement prévu de faire le West Rim Trail à
Zion aujourd'hui. Mais ce trail nécessite un système de navette pour être déposer à Lava Point pour redescendre en one way dans le canyon. Etant donné l'improvisation d'hier, je n'ai pas eu le temps de préparer ce point logistique. La deuxième option est de faire un A/R à partir de l'arrêt The Grotto. Mais je ne le sens pas. Devant mon petit déjeuner, après avoir vérifié l'heure (oui, on est bien dans l'
Utah, il n'y a pas de perte ou gain d'1 h!) je décide de me rendre à
Kanab pour tenter
The Wave.
La 89A entre
Hurricane et
Kanab est plutôt jolie en cette heure matinale. Après un bref détour en
Arizona, me voilà juste ) temps devant le BLM. Dommage, ma ranger favorite n'est pas là aujourd'hui. Le rituel est toujours le même. On nous précise toutefois que les règles vont changer (ça doit être validé maintenant et la bascule prévue en fin d'année aura plutôt lieu au printemps 2016). Pas trop de monde, la chaleur n'incite pas à ce genre de randonnée. C'est parti, les boules tournent, et perdu! Ce n'est pas si grave cette fois.
Je me renseigne pour les permis à CBS, il reste de la place pour le lendemain. Et même pour aujourd'hui. Sans trop réfléchir, j'en prends une. Sauf qu'une fois dehors, je me dis, comment je vais bien pouvoir y aller
CBS n'est pas une nouveauté, surtout la partie de Paw Hole. Toutefois, j'ai réalisé depuis l'année dernière (pointe de nostalgie) que je n'avais fait que survoler le site de manière partielle. Allez hop, on y va, on verra sur place.
La 89 est toujours aussi fréquentée et en peu moins d'une heure, me voilà devant la House Rock Valley Road. La piste est plutôt roulante jusqu'à Bucksin Gulch. La je vois 2 voitures devant le wash. Fin du voyage ? Les occupants ont l'air embêté. En effet, le passage du cash est à sec mais est bien défoncé. On juge la situation, on calcule. Je décide d'ouvrir la voie, ça passe. Tout le monde est soulagé, on peut repartir.
Les paysages sont toujours aussi beau et annonciateur des merveilles que cachent les Vermillion Cliffs
Je passe successivement les départs des fameux trails, le
camping et c'est l'arrivée à Lone Tree et son panneau tant redouté.
Bon, qu'est ce que je fais? D'un côté j'ai le souvenir d'un quasi ensablement l'année dernière et d'un autre côté, j'ai pas envie de faire 2,3 miles aller. Je commence à avancer doucement. Je m'arrête au bout d'1 miles, à où ça commence à grimper. Pente + sable = non merci. Je prépare mon sac et c'est parti.
La suite me donnera raison car la piste est plutôt sèche et le sable bien mou. Quelques lacets, quelques roches, et enfin l'entrée du site :
Comme d'habitude il n'y a personne et il n'y aura personne. J'avance tranquillement vers les gros teepees rouges que j'avais tant appréciés l'année dernière. Je ne peux m'empêcher de m'arrêter quelques instants.
Le ciel est capricieux à l'arrivée mais il se dégage peu à peu. C'est vraiment une particularité de ce coin : ç change tous les 5'. Je me dirige vers la grande falaise de roches. Et je découvre un petit renfoncement dans lequel je peux m'adonner à mon sport favori : la photo de formes et de lignes. C'est très joli avec le sable qui foule la base des roches. Comme le renfoncement est à l'ombre, la luminosité est indirecte et décuple les couleurs. Rah ça me manque déjà !
Après cette mise en bouche, c'est l'heure de découvrir plus en profondeur ce vaste terrain de jeu. En fait CBS côté Paw Hole est tout en longueur. Le meilleur moyen est d'aller jusqu'au bout et de faire les arrêts aux retours en longeant les extraordinaires formations. Sauf que ça c'est la théorie. Je défie quiconque de ne pas s'arrêter avant de par la beauté des formes !
Paw Hole est moins "extraordinaire" que la partie de Cottonwood. Mais l'ignorer serait une erreur et ne pas lui rendre justice. Déjà il n'y a vraiment personne mais son côté sauvage, seul au monde, et le côté implacable des teepees (et ils ne sont pas petits) renforcent le côté brut. J'y ai eut la même sensation que dans Valley of Gods.
Les couleurs y sont moins rouges. Sur la dernière photo on aperçoit au loin la piste. Et marcher dans la bruyère avec à sa droite ces imposantes roches, ce n'est pas de tout repos.
De temps en temps un détail, une forme, une couleur interpelle. Alors on se rapproche. Ca fait des êtres en plus tout ça. Il ne fait pas particulièrement chaud car il y'a toujours du vent, ce vent qui créer toutes ces merveilles. Mais les roches dégagent elles même de la chaleur.
Après une pause bien méritée, et vérifié qu'il me restait assez d'eau, j'arrive presque au bout (encore un peu et j'arrive à
The Wave 
). Toute cette marche, j'espère que ça valait le coup ?
(...)